lundi, août 8, 2022
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Les soulèvements en Iran : une issue aux carnages et destructions dans le Moyen-Orient

Les soulèvements en Iran

Le représentant spécial du Guide suprême de la République islamique dans la ville de Tabriz (nord-ouest de l’Iran) reconnaît que les soulèvements de décembre et janvier 2017, suivis de ceux de novembre 2019, ont eu raison de la politique d’apaisement de l’Occident à l’égard de l’Iran.

 » Nous étions en bonne posture dans notre politique étrangère, à tel point que deux jours avant les élections présidentielles des États-Unis, le président américain avait adressé une lettre au Guide suprême, rappelant que les crises régionales ne pourraient être résolues sans la participation de l’Iran », a rappelé non sans regret, Al’é-Hachem, un proche d’Ali Khamenei, le dictateur de l’Iran.

 » Ces mouvements [les soulèvements de 2017 et de 2019] ont renchéri l’hostilité envers le régime sacré de la République islamique d’Iran », a ajouté le dignitaire qui est également le principal orateur de la cérémonie officielle de la prière de vendredi à Tabriz.  » Les négociations sur le nucléaire avançaient de bon gré, mais ces complots ont ranimé la politique expectative à l’égard de l’Iran », a-t-il encore précisé.

Auparavant, Hassan Rohani avait également déploré l’impact des soulèvements populaires sur la politique internationale à l’égard du régime iranien.  » En décembre 2017 nous avions eu des problèmes et ces évènements ont été à la source des analyses erronées et des imaginations superflues des Américains qui ont opté pour un virement de cap en prenant une nouvelle position contre la République islamique et contre l’accord nucléaire », a dit le président de la République islamique lors de la présentation du budget 2020 au Parlement (Radio Farda le 25 décembre 2018).

Les soulèvements de novembre 2019 ont accru l’isolement de la théocratie iranienne sur le plan international, rendant de plus en plus illégitime la politique d’apaisement. La répression sanglante de la résistance acharnée des jeunes Iraniens qui ont fait face, les mains nues, aux Gardiens de la révolution qui tiraient dans le tas, ainsi que le soulèvement des Irakiens pour mettre fin aux ingérences de Téhéran et des miliciens à sa solde dans la politique de leur pays, et la révolution libanaise contre une classe politique infiltrée par le Hezbollah, comportent tous un message commun et unique : le changement de régime en Iran est LA clé de la fin des guerres, des carnages et des destructions dans le Moyen-Orient.

Durant quatre décennies, l’Occident, les États-Unis en premier, ont mené une politique sans faille d’apaisement qui a consisté à fermer les yeux sur les excès des mollahs à l’égard du peuple iranien, au profit des avantages commerciaux et économiques qu’offrait Téhéran. Cette politique qui n’a fait qu’encourager les chefs enturbannés d’accroitre de jour en jour la répression à l’intérieur de l’Iran, l’expansionnisme guerrier et déstabilisant dans le Moyen-Orient, et la course à l’arme atomique. Force est de constater que cette diplomatie de pétrodollars est à bout de souffle.

N’oublions pas tout-de-même que les Iraniens et leur mouvement de résistance ont été les premières victimes de cette politique. Sur la demande des mollahs, les États-Unis puis l’Europe ont introduit les Moudjahidine du peuple, principale mouvement d’opposition, dans leur liste des organisations terroristes ? De l’aveux même des autorités américaines et européennes, la seule raison d’être de cette nomination a été le souci de satisfaire les chefs de Téhéran. En 1998, Martin Indick, le conseiller à la sécurité nationale de l’Administration Bill Clinton, a notamment reconnu que la demande d’une telle démarche est venue des mollahs et Washington a répondu à l’affirmatif.

De même, au cours des négociations sur le nucléaire, les premiers diplomates de la troïka (la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne) ont proposé l’introduction des Moudjahidine du peuple dans les listes européennes des organisations terroristes, en gage de la continuité des pourparlers. Plus tard, l’actuel président de la République islamique, Hassan Rohani, qui était alors le principal négociateur du côté de Téhéran, a reconnu que le dialogue avec la troïka n’était qu’une ruse pour continuer les aspirations nucléaires du régime iranien.

Les soulèvements répétés du peuple iraniens et les massacres perpétrés au cours de ces évènements sont là pour nous rappeler que la politique d’apaisement revient à nourrir un crocodile. Comment justifier après cela, des négociations en vue de rendre fréquentable un régime qui tue ses propres citoyens avec des snipers, des chars et des mitrailleurs lourds ?

Depuis des années, Les Iraniens sont persuadés qu’un changement démocratique en Iran est la seule issue possible aux guerres meurtrières qui sévissent dans le Moyen-Orient.

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