mercredi, octobre 20, 2021
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Lettre à Obama : Les promesses non tenues au camp Liberty atteind la crédibilité des Etats-Unis

CNRI – L’incapacité du gouvernement américain à tenir ses promesses de protéger les opposants iraniens résidents au camp Liberty risque de mettre en cause sa crédibilité dans le monde, ont dit des personnalités politiques et militaires américaines dans une lettre adressée au président Barack Obama.

 

Dans cette lettre envoyée à la Maison Blanche, les dignitaires américains ont rappelé à M. Obama que les Etats-Unis se sont engagés à protéger les membres de l’OMPI s’ils rendaient leurs armes et renonçaient à la violence.

Solon cette lettre dont le texte a été publié sur le site Internet de Breitbart News, l’envoyé de M. Obama, l’ambassadeur Daniel Fried, a promis en 2011, que les officiels américains auront des contacts réguliers avec les dissidents iraniens résident au camp Liberty en Irak et accéléreront leur réinstallation dans des pays tiers.

La lettre rappelle :

« Contrairement aux garanties répétées données par les États-Unis, les responsables américains n’ont pas visité le camp afin d’assurer une qualité de vie raisonnable ou même la sécurité physique des résidents de ce camp. »

« La vérité est que les résidents du camp Liberty ont donné toutes les garanties qui leur avaient été demandées par les États-Unis, tandis que le gouvernement américain, pour sa part, a manqué à honorer ses engagements à l’égard des résidents de ce camp. »

Cette lettre est signée par l’ancien chef du commandement conjoint, le Général Hugh Shelton, le général James Jones, ancien chef de l’OTAN, ancien commandant du Corps des Marines et ancien conseiller de sécurité nationale de la maison blanche sous le président Obama.

Parmi les signataires de cette lettre, il y a les deux anciens présidents du Congrès Newt Gingrich et Dennis Hastert, ancien ministre de la Justice, Michael Mukasey, gouverneur et ancien secrétaire à la sécurité intérieure Tom Ridge, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU John Bolton et ancien maire de New York, Rudy Giuliani, le gouverneur et ambassadeur à l’ONU, le démocrate Bill Richardson, le sénateur Robert Torricelli, legouverneur et ancien président du parti démocrate Ed Rendell, gouverneur et ancien président de convention des démocrates Howard Dean.

Les signataires de la lettre ont précisé : « Au cours des trois dernières années, tandis que votre administration a été engagée à garantir la sécurité des résidents du camp Liberty et faciliter les efforts de l’ONU pour les réinstaller dans des pays tiers, au total cent trente-cinq membres de l’OMPI été soit tués lors des attaques, soit décedés parce que les forces irakiennes contrôlant le camp Liberty leur ont refusé l’accès à des traitements médicaux urgents dont ils avaient besoin. Toutes les personnes qui ont perdu la vie détenaient des cartes d’identité établies en 2004 par les États-Unis et mentionnant que le titulaire de la carte bénéficie du statut de ‘personne protégée’. »

Les signataires de la lettre critiquent vivement le Département d’Etat d’Obama pour ses déclarations officielles selon lesquels « il n’existe aucune preuve montrant que le gouvernement irakien a participé » aux attaques contre le camp Liberty.

Ancien ambassadeur américain à l’ONU, Ken Blackwell, qui a signé une version mise à jour de la lettre du 1er juillet 2014, a déclaré à Breitbart News : « Les généraux américains de haut rang et les chefs des renseignements que j’ai rencontrés ont expliqué que d’anciens accusations de terrorisme portées à l’encontre de l’OMPI ont été le résultat de manque d’information ou des informations erronées. Maintenant, nous voyons beaucoup plus clairement et c’est évident que la politique étrangère des États-Unis à l’égard de l’OMPI doit changer. »

L’Ambassadeur Blackwell a comparé les conditions de vie dans le camp Liberty à celles qu’il y a eues dans des « camps de concentration » en Bosnie durant la guerre des Balkans dans les années 1990.

Il a ajouté : « Et les conditions ne s’améliorent pas. Selon les rapports hebdomadaires et détaillés qui nous sont parvenues, les militaires irakiens contrôlant le camp Liberty empêchent que les médicaments et le carburant entrent dans ce camp. Tout cela est incompatible avec les promesses d’Obama selon lesquels si les opposants iraniens rendaient leurs armes et acceptaient leur transfert au camp Liberty, les États-Unis garantiront leur sécurité et leur bien-être. »

« Le gouvernement américain a fait des promesses à ces personnes et s’il ne tient pas ses promesses, la crédibilité et la détermination des États-Unis risquent d’être mis en cause dans le monde », conclut la lettre.
 

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