jeudi, août 5, 2021
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Iran : Ebrahim Raïssi et le JCPOA

Ebrahim Raïssi bourreau du massacre de 1988

Le régime des mollahs tiendra son élection présidentielle le 18 juin. Alors que les Iraniens ont multiplié les appels au boycott de la parodie électorale, la principale préoccupation de la communauté internationale est l’attitude du nouveau président des mollahs vis-à-vis des négociations nucléaires.

Le Guide suprême du régime, Ali Khamenei, a utilisé le Conseil des gardiens, chargé de choisir les candidats, pour ouvrir la voie à Ebrahim Raïssi pour devenir le prochain président du régime. Ouvrir la voie à Raïssi fait partie de la politique de Khamenei visant à consolider le pouvoir au sein du régime. La principale raison pour laquelle Khamenei veut imposer Raïssi dans les urnes, malgré son sombre bilan de violations des droits humains, est de faire face à la société iranienne agitée et au mouvement de résistance organisé. Pourtant, la sélection de Raïssi va affecter les relations du régime avec les pays occidentaux et la course vers la bombe atomique, car cela fait partie de la politique de consolidation du pouvoir de Khamenei et de son régime.

Le développement des armes nucléaires est un pilier clé de la stratégie de survie du régime iranien. Les mollahs se sont vite rendus compte qu’une société iranienne jeune et dynamique et une opposition démocratique en plein essor représentaient de sérieux défis pour leur régime réactionnaire. Les mollahs ont adopté une nouvelle stratégie qui les a finalement conduits à poursuivre la technologie des armes nucléaires comme une police d’assurance contre leur chute éventuelle. Le régime a poursuivi son programme nucléaire pendant des années dans le secret.

Mais, en août 2002, la Résistance iranienne a révélé l’existence de sites nucléaires en Iran. Cette révélation et les révélations qui ont suivi au cours des années suivant ont incité la communauté internationale à agir. Ainsi, le Conseil de sécurité des Nations Unies a imposé des sanctions au régime, en plus des sanctions imposées par les États-Unis et d’autres puissances occidentales.

Ces sanctions ont empêché le régime de poursuivre ses activités illicites, telles que le financement de groupes terroristes dans la région.

En raison de la corruption institutionnalisée du régime, les crises économiques de l’Iran se sont aggravées et la société était au bord de l’explosion. Ainsi, le régime a été contraint de signer le Plan d’action global conjoint (JCPOA) ou l’accord nucléaire iranien avec les puissances mondiales.

Cependant, le régime n’a jamais respecté ses engagements aux termes du JCPOA et a poursuivi son programme d’armes nucléaires. En moins d’un an depuis que les États-Unis se sont retirés de l’accord, le régime a réussi à enrichir l’uranium à 60 % et a réinstallé ses centrifugeuses. Ces actions rapides ont montré à quel point le JCPOA était défectueux et qu’il n’avait jamais totalement contrôlé le programme nucléaire du régime.

Les grandes manifestations iraniennes en 2018 et 2019 ont secoué les fondations du régime. Face à une société agitée et sentant la chute imminent de son régime, Khamenei cherche la bombe nucléaire pour prolonger la vie de son régime. Pour mettre en œuvre ce plan, le régime a lancé une campagne d’extorsion nucléaire. Premièrement, le parlement du régime a adopté un plan autorisant le gouvernement à cesser de donner les enregistrements des caméras installées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur le site nucléaire du régime, à moins que les États-Unis ne lèvent toutes les sanctions et reviennent au JCPOA. L’échéance de ce plan était le 21 mai 2021. Or, le régime a finalement dû prolonger cette échéance. Khamenei sait que la communauté internationale ne cédera pas facilement à ses exigences. Mais il veut traîner les pieds pour produire une bombe nucléaire dans le cadre de son plan de consolidation du son régime.

À la suite de sa récente visite en Iran, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), s’est dit préoccupé par les activités nucléaires du régime et son manque de coopération.

« La récente déclaration de l’AIEA vise à occulter les affaires intérieures de l’Iran, y compris l’élection présidentielle », a déclaré Abolfaz Zohrehvand, un expert nucléaire du régime.

En d’autres termes, Zohrehvand a confirmé que l’élection du régime et la sélection hautement probable de Raïssi comme futur président aura des effets sur le programme nucléaire du régime.

Le régime cherche à faire chanter la communauté internationale pour qu’elle retourne au JCPOA et pour recevoir des concession de la part de l’Occident.

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