dimanche, avril 11, 2021
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L’accord nucléaire de l’Iran échoue à faire la différence

L’accord nucléaire de l’Iran échoue à faire la différence

Depuis la fin des discussions nucléaires entre le régime d’Iran et les six puissances mondiales l’été dernier, le régime iranien à effectuer au moins 6 essais provocateurs de missiles balistiques au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, a averti Ali Safavi de la Commission de Politique Etrangère du Conseil National de Résistance d’Iran (CNRI).

Chaque essai a été suivi par des commentaires fanfaronnant des hauts représentants, y compris le Guide Suprême Ali Khamenei, l’autorité suprême en ce qui concerne toutes les questions liées à la politique nationale et étrangère du régime iranien, a écrit le Dr Safavi, mercredi dans la revue du Journal Indépendant.

Safavi a fait remarquer que dans une prise de parole récente, Khamenei a déclaré « Ceux qui disent que le future réside dans les négociations et non dans les missiles, sont soit des ignorants soit des traîtres. »

Les essais sont un composant crucial dans le développement de la capacité à envoyer des têtes nucléaires sur de longues distances, vers des cibles situés à des milliers de kilomètres, a souligné Safavi. Le ministre des Affaires Etrangères d’Hassan Rouhani, Javad Zarif les a défendus en disant en substance que Téhéran a le droit de se défendre. Zarif a négligé de mentionner que l’expression « Israël doit être anéanti » était griffonnée sur la plupart des missiles récemment essayés.

Mais qu’en est-il de « l’éclatante victoire des modérés » lors des dernières élections parlementaires, telles que rapportées par la presse occidentale ? Malheureusement, ces « modérés » sont les mêmes politiciens qui président les programmes de missiles balistiques de l’Iran, qui ont été déterminant dans la tromperie des inspecteurs nucléaires, et qui continuent de semer le chaos à travers la région, a poursuivi Safavi.

L’Iran n’a pas changé, ni avant l’accord nucléaire, ni après. Cela est confirmé par le Général Lloyd Austin, commandant sortant du CENTCOM américain, dans les commentaires avant le Congrès du 9 mars : « Depuis l’accord nucléaire, l’Iran n’a toujours pas modifié ses actions dans la région… l’Iran représente le plus gros facteur d’instabilité dans la région. »

C’est le cas en Iraq où il parraine des milices sectaires violentes ; en Syrie où il alimente les atrocités du régime d’Assad ; et au Yémen où il a incité une rébellion, catapultant le pays dans le chaos et le carnage, et continuant d’armer les rebelles Houthi, comme en témoigne les récentes arrestations française et américaine de navires transportant des armes.

Le soi-disant modéré Rouhani s’est vanté le 10 mai, « Le pasradan est un pionnier pour son sacrifice et la pour défense des lieux saints en Iraq et en Syrie ainsi que des personnes opprimées en Palestine, au Liban et dans les autres pays recherchant le soutien de l’Iran. Nous espérons que le pasradan et les victorieux Bassij réussiront sur toutes les scènes… »

Si ceux-là sont les modérés, nous avons de gros problèmes, a averti Safavi.

Il a écrit : « Sur le plan national, le régime continue d’exécuter les opposants en les pendant à des grues, et d’emprisonner et torturer les minorités et toutes personnes perçues comme un opposant. Au moins 66 personnes ont été pendues depuis le 10 avril et près de 1000 exécutées en 2015, selon Amnesty International. »

« La pratique écœurante de Téhéran consistant à utiliser des grues de chantier pour assassiner les gens, fait ironiquement contraste avec les autres pays où les grues symbolisent le progrès, les nouveaux projets de construction, le développement économique et l’amélioration des niveaux de vie. »

« Ceux qui défendent le vrai changement en Iran – et n’ont pas été tués pour cela – doivent vivre sous la menace constante de la violence, ou en exil. Chaque été, plus de 10.000 exilés iraniens activistes politiques se réunissent à Paris pour démontrer que la répression absolue a échoué dans son élan pour évincer la campagne visant à mettre fin à la dictature religieuse de l’Iran. »

“Les Etats-Unis et ses alliés Européens doivent abandonner leur politique de conciliation. Ce qu’il faut c’est tout simplement une politique qui reconnait les faits : il n’y a pas de modérés dans le régime de Téhéran ; il n’y a nul besoin d’engager une opération militaire directe contre l’Iran. Il faut juste que ce soit basé sur l’action, pas seulement des propos sévères, mais beaucoup moins d’ignorance délibérée. »

« Les iraniens souhaitent que leur future gouvernement soit Laïc, sans nucléaire et respectueux des droits de l’Homme. Ils veulent un Iran réintégré comme membre pacifique de la communauté internationale. Ils ne veulent pas d’un régime traité d’Etat numéro 1 qui appuie le terrorisme. »

« La chef de l’opposition, Maryam Rajavi, incarne la réalité selon laquelle les femmes jouent un rôle crucial dans un tel militantisme. Le mouvement qu’elle dirige envisage une démocratie iranienne transparente et moderne, une vision qu’aucun des « modérés » théocratiques d’aujourd’hui n’oseraient même mentionner. »

« L’Iran possède des forces d’opposition puissantes. Alors, pourquoi ne reçoivent-elles pas la reconnaissance qu’elles méritent ? »

« Le prochain président de l’Amérique doit affronter le vrai visage du régime iranien. Il est temps que nous disions la différence entre les amis et les adversaires de la liberté, » a-t-il ajouté.

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