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Résistance iranienne : le danger des missiles balistiques du régime des mollahs

Le jeudi 18 mars 2021, le Conseil national de la résistance iranienne a tenu une conférence de presse sur de nouvelles révélations concernant le développement des missiles balistiques par le régime iranien. La conférence de presse concernait « deux sites importants» situés dans la province occidentale de Kermanshah.

Selon le CNRI, les sites de Konesht Canyon et de Panj Pelleh ont été utilisés comme terrain de lancement pour une attaque de missiles balistiques le 8 janvier 2020, ciblant les forces américaines stationnées dans des bases militaires irakiennes. L’incident a impliqué au moins 15 missiles balistiques, dont 10 ont frappé la base aérienne d’Ain al-Asad.

Photo : Briefing en ligne: Informations sur deux sites de missiles balistiques du CGRI dans l’ouest de l’Iran

Téhéran a reconnu que l’attaque avait été conçue comme une représailles à l’élimination le 3 janvier de Qassem Soleimani, le commandant de la Force terroriste Qods. Bien que les médias d’État iraniens aient initialement affirmé que la frappe avait tué un certain nombre de militaires américains, il a été révélé plus tard qu’en fait, il n’y avait eu aucun mort.

L’incident était un signe de l’importance accrue des stocks de missiles balistiques du CGRI dans la stratégie de politique étrangère du régime iranien. C’est ce que les représentants du CNRI ont souligné à la conférence de presse de jeudi, retraçant le développement de ces stocks depuis 2009 lorsque l’armée de l’air du CGRI a été renommée Force aérospatiale du GRI.

Avec ce changement de titre pour l’une de ses cinq grandes divisions, le CGRI semblait reconnaître le rôle de la technologie des missiles pour compenser l’incapacité du régime iranien à développer et à entretenir un arsenal moderne d’avions militaires. Mais l’orientation stratégique du régime sur le développement de missiles est antérieure à ce changement de nom. En 2019, le commandant de la Force aérospatiale, le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, a déclaré à un média d’État iranien: «Nous creusons des tunnels depuis 1984, lorsque nous avons commencé à fabriquer des missiles.»

Un documentaire en 2019 a présenté des images d’énormes stocks souterrains de missiles balistiques, que Hajizadeh a décrits comme étant situés dans des «villes-missiles, profondément creusées sous les montagnes», dont le développement a commencé avant même que le CGRI ne commence la contrebande de composants d’armes. Hajizadeh a tenté de présenter les stocks comme une source majeure d’influence sur les adversaires occidentaux, déclarant : «Nos ennemis sont inquiets parce que de tels endroits sont hors de leur portée.»

Cependant, cette supposée confiance dans l’imperméabilité des «villes missiles» a peut-être été mise à mal par le fait que le CGRI avait tenté de le cacher pendant des années avant la diffusion du documentaire de 2019. Le virage soudain vers une transparence vantardise a peut-être été motivé par le fait que l’existence de tunnels souterrains de grande portée avait déjà été révélée par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI-MEK).

L’OMPI possède un vaste réseau à l’intérieur de l’Iran. Ce réseau a révélé les informations au sujet de Konesht Canyon et Panj Pelleh, qui ont été présentés lors de la conférence de presse de jeudi. L’OMPI a également déterminé que le général de brigade Hajizadeh avait personnellement pris le commandement de l’opération de janvier 2020 visant le personnel américain et qu’il avait auparavant joué un rôle direct dans une attaque de 2019 contre l’infrastructure pétrolière saoudienne.

L’incident concernait des missiles de croisière et des drones, plutôt que des missiles balistiques. Néanmoins, il a rappelé son rôle dans la fourniture d’armes plus sophistiquées à des groupes extrémistes tels que les Houthis au Yémen et le Hezbollah au Liban. En 2016, le commandant du CGRI, Hossein Salami, s’est publiquement vanté que grâce à l’Iran, «plus de 100 000 missiles sont prêts à voler depuis le Liban».

Des rapports indépendants ont confirmé que certains des mandataires régionaux de Téhéran avaient fait des progrès significatifs dans la portée et la précision de leurs roquettes et missiles.

Les représentants du CNRI ont été rejoints à la conférence par l’ancien Ministre italien des affaires étrangères Giulio Terzi et le Dr Walid Phares, co-secrétaire général du Groupe parlementaire transatlantique sur la lutte contre le terrorisme. M. Terzi a évoqué l’accord nucléaire iranien, le JCPOA, déclarant qu’en raison du programme de missiles balistiques du régime, depuis la mise en œuvre du JCPOA, l’esprit de l’accord avait été violé par le régime iranien.

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