jeudi, août 11, 2022
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Un Occident irréfléchi a choisi d’ignorer la quête de l’arme nucléaire par Téhéran

Un Occident irréfléchi a choisi d'ignorer la quête de l’arme nucléaire par Téhéran

Depuis que le régime au pouvoir sur l’Iran a été pris en flagrant délit lorsque la Résistance iranienne a révélé son programme clandestin d’armes nucléaires le 14 août 2002, le monde n’avait aucune excuse pour fermer les yeux sur la prochaine menace mondiale en attente. Même si le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) avait fait la première de ses révélations au début des années 1990, il a fallu une autre décennie à l’Agence internationale de l’énergie atomique pour agir.

Au cours des trois dernières décennies, un réseau de personnes courageuses à l’intérieur de l’Iran, même parmi les rangs du régime ou les centres de décision les plus sensibles, ont risqué leur vie pour rassembler et fournir au groupe de résistance organisé, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) des renseignements qui ont été essentiels pour empêcher au dictateur le plus meurtrier de l’histoire de l’Iran et au plus grand État parrain du terrorisme mondial d’acquérir les armes de destruction massive les plus meurtrières.

Par l’intermédiaire de ses bureaux en Europe et en Amérique du Nord, le CNRI a publiquement partagé ses informations avec le monde, bien que certaines cercles ont tenté d’ignorer ou même ne pas interroger le régime au sujet de ces révélations comprometantes.

Depuis 2002, le régime n’a cessé de traîner les pieds et de bloquer les négociations, tandis que le P5+1 n’arrêtait pas de proposer de nouvelles initiatives et gestes de bonne volonté.

Le CNRI a également continué à avertir le monde des tactiques de tromperie de Téhéran. Le 10 septembre 2004, lors d’une conférence de presse à Paris, le président de la commission des affaires étrangères du CNRI, Mohammad Mohadessine, a révélé des informations sur une réunion secrète au plus haut niveau du régime, où Khamenei a nommé une équipe dirigée par Hassan Rohani avec pour tâche de tromper le communauté internationale et empêcher les divulgations jusqu’à ce qu’ils obtiennent la technologie nucléaire nécessaire pour une bombe.

Le 2 décembre 2015, le CNRI a révélé que le comité secret du régime iranien avait trompé l’AIEA sur la sonde PMD.

Mais le monde n’avait pas besoin de la parole du CNRI pour cela. Les responsables du régime ont déclaré à plusieurs reprises comment ils ont trompé la communauté internationale sur le dossier nucléaire.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision publique 4 en janvier 2019, Ali Akbar Salehi, ancien chef de l’Organisation de l’énergie atomique du régime iranien, a reconnu avoir menti sur le site d’Arak et avoir caché, sur ordre de Khamenei, certains des équipements interdits qu’ils avaient acheté.

Iran's cheating in nuclear deal & deceptive measures on cementing the Arak heavy water reactor

Vidéo : La tricherie du régime iranien et les mesures trompeuses sur la cimentation du réacteur à eau lourde d’Arak

En 2002, Ali Akbar Salehi a également reconnu la tromperie du régime lors des négociations.

Iran’s Head of Atomic Energy Organization admits to cheating in nuclear negotiations

Vidéo : Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique admet avoir triché dans les négociations nucléaires

Dans un livre intitulé « Sécurité nationale et diplomatie nucléaire », l’ancien président des mollahs, Hassan Rohani, a écrit : « L’Iran avait l’intention de mettre le monde devant le fait accompli, de faire fonctionner 54 000 centrifugeuses d’ici mars 2003 et de produire 30 tonnes de carburant à 3,5 % par an. Cependant, les hypocrites (le terme péjoratif utilisé pour désigner l’OMPI) ont soudainement tenu une conférence de presse et ont exposé les sites de Natanz et d’Arak et ont fait beaucoup de bruit avec des allégations sans fondement. »

En 2006, Rohani a admis que Téhéran avait joué la montre et tenté de duper l’Occident après la découverte de son programme nucléaire secret par l’opposition iranienne en 2002.

En 2013, lors d’un débat sur la chaîne de télévision publique 3, Ali Bagheri Kani, ancien secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale du régime de 2007 à 2013, a affirmé que la persistance de Téhéran avait contraint les États-Unis à revenir sur leurs exigences : « Autrefois, les Américains disaient qu’ils n’entreraient pas dans les négociations tant que l’Iran ne suspendrait pas (l’enrichissement d’uranium). Mais ensuite, ils ont été forcés de battre en retraite et malgré notre refus de suspendre, ils sont entrés dans les négociations. En outre, ils ont fait valoir qu’ils ne discuteraient pas de sanctions (sa levé) si nous ne suspendions pas l’enrichissement. Encore une fois, ils ont été forcés de le faire de toute façon. Ils ont eu une série de retraites jusqu’à la réunion d’Almaty 1. »

« Pendant ces années, une bonne partie du temps, nous avons voulu perturber l’évaluation de nos adversaires », a déclaré Bagheri Kani à Ofogh TV en 2019. « Pour y arriver, nous avions besoin de plus de temps. Nous devions montrer nos capacités dans la pratique afin qu’ils puissent les voir. L’enrichissement de 20% ne pouvait pas se faire du jour au lendemain. Cela a nécessité quelques travaux. Fordow et Arak [sites nucléaires] avaient besoin de travaux. Donc, cela a demandé un certain temps pour y parvenir. Par conséquent, nous avons gagné du temps. Mais lorsqu’ils étaient prêts à négocier un accord, le processus de négociation s’est accéléré. »

Mais ce ne sont pas les seules reconnaissances officielles à Téhéran. D’autres ont été plus effrontés en admettant le véritable objectif du programme nucléaire.

L’ancien vice-président du parlement du régime (Majlis), Ali Mottahari, a fait une révélation surprenante dans son entretien avec Iscanews le 24 avril 2022.

Le 9 février 2021, dans une interview télévisée, Mahmoud Alavi, ancien ministre du renseignement et de la sécurité (Vevak), a déclaré que le régime pourrait décider de produire la bombe nucléaire.

The intelligence minister Mahmoud Alavi talks about Iran nuclear deal & MOIS measures against MEK

Vidéo : Le ministre du renseignement Mahmoud Alavi évoque l’accord sur le nucléaire iranien et les mesures du VEVAK contre l’OMPI.

Le samedi 27 novembre 2021, Fereydoun Abbasi, l’ancien chef de l’Organisation de l’énergie atomique du régime, a avoué dans une interview accordée au quotidien d’État «Iran », que Mohsen Fakhrizadeh, l’ancien chef assassiné du projet d’armement nucléaire du régime, avait créé un système pour produire une bombe nucléaire.

Fereydoun Abbasi, former nuclear chief admits that his predecessor Fakhrizadeh was building the bomb

Fereydoun Abbasi, ancien chef du nucléaire admet que son prédécesseur Fakhrizadeh construisait la bombe

Selon l’agence de presse officielle IRNA le 9 février 2019, Ahmad Khatami, membre de l’Assemblée des experts, a admis dans un discours à Mashhad : « Nous avons la formule pour construire une bombe atomique » et « nous considérons l’énergie nucléaire comme vital pour nos objectifs ».

Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a déclaré à la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis en mai 2015 : « La fatwa de Khamenei sur l’interdiction des armes nucléaires est une tromperie. Il y a des années, l’ancien guide suprême Khomeiny a ordonné à Khamenei que, dans l’intérêt du régime, le guide suprême puisse annuler unilatéralement les verdicts de la charia ».

Alors que l’AIEA se dirige vers sa prochaine réunion et que 35 États membres ne sont même pas résolus à condamner trois décennies de déni, de tromperie et de duplicité, la prochaine crise nucléaire mondiale pèsera sur la conscience de ceux qui n’ont pas agi à temps.

La seule façon d’arrêter les projets d’armes nucléaires du régime iranien est de réactiver les six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, de démanteler les sites nucléaires et les activités d’enrichissement d’uranium, et de mener des inspections inopinées.

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