jeudi, février 11, 2021
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Une politique de fermeté peut mettre un terme aux chantages du régime iranien

Lundi, les tensions entre le régime iranien et l’Occident ont continué à s’intensifier alors que le régime iranien a pris deux mesures visant à forcer la communauté internationale à faire de nouvelles concessions. En premier lieu, l’Agence internationale de l’énergie atomique a confirmé que Téhéran avait avancé dans ses plans d’enrichissement de l’uranium jusqu’à 20 %, ce qui ne l’éloigne que d’un court pas technique de l’enrichissement de 90 % nécessaire à la capacité d’armement nucléaire. Peu de temps après, il a été annoncé que les forces navales iraniennes avaient saisi un chimiquier battant pavillon sud-coréen alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz en route vers des partenaires commerciaux arabes.

Ces deux actions représentent une stratégie de politique étrangère cohérente qui menace la sécurité mondiale, les intérêts occidentaux et des vies innocentes.

Les autorités du régime affirment que le chimiquier Hankuk Chemi a été arrêté en raison de la « pollution environnementale », et pourtant le journal officiel Vatan-e Emrouz a reconnu le lendemain que c’était un mensonge inventé pour justifier l’utilisation du navire comme moyen de pression lors des discussions prévues avec une délégation sud-coréenne en visite. Les discussions portent sur les sept milliards de dollars de revenus pétroliers qui ont été gelés à la suite des sanctions internationales.

La sécurité des marins ne peut être considérée comme acquise. C’est ce qui ressort clairement de la récente fourberie de Téhéran, et c’est également ce qui ressort de la longue histoire des prises d’otages des mollahs, qui ont à plusieurs reprises entraîné l’exécution d’étrangers et de binationaux sur la base d’accusations vaguement définies ou non-fondées. Quelques semaines à peine avant l’incident de lundi, le régime a évoqué la possibilité d’une autre de ces exécutions, en annonçant le transfert à l’isolement du condamné à mort et de nationalité irano-suédoise Ahmadreza Djalali.

L’universitaire d’origine iranienne, qui a également enseigné dans une université belge, a été arrêté en 2016 par des agents du ministère des Renseignements et de la sécurité (VEVAK), puis accusé à tort d’espionnage au nom d’Israël après trois mois d’interrogatoire et de torture. Djalali a expliqué plus tard qu’en réalité, le régime avait fait pression sur lui pour qu’il agisse comme espion en leur nom et que sa condamnation à mort éventuelle était due en partie à son refus. Mais lorsque le régime a décidé d’accélérer l’application de cette sentence fin novembre, c’était apparemment en réponse à d’autres circonstances impliquant les relations entre l’Iran et l’Occident.

Le 27 novembre, un tribunal belge a tenu sa première audience dans l’affaire Assadollah Assadi, un diplomate iranien qui a été appréhendé alors qu’il faisait entrer clandestinement des explosifs en Europe dans le cadre d’un complot terroriste contre un rassemblement de dissidents iraniens près de Paris en 2018. En mars, alors que les procureurs belges constituaient leur dossier, Assadi les a menacés en disant qu’il y avait des groupes militants en Iran et dans la région environnante qui étaient prêts à poursuivre d’autres complots si l’Europe ne les « soutenait » pas. Téhéran a continué à le soutenir par la suite, laissant peu de doutes quant à leur approbation des menaces comme outil pour échapper à la responsabilité.

Dans un jeu de mots, Téhéran veut menacer la Belgique avec l’affaire ridicule de Djalali. Mais la manœuvre a échoué, la Belgique ayant déclaré que l’exécution de la peine de mort de Djalali serait considérée comme un motif de rupture totale des liens avec le régime. À ce jour, la justice iranienne n’a donné aucune indication supplémentaire sur les plans imminents d’assassinat du citoyen suédois. En revanche, la Suède a engagé ses propres poursuites contre un Iranien accusé d’avoir commis des crimes graves et récurrents contre l’humanité en Iran. Hamid Nouri a été impliqué dans le massacre de 30 000 prisonniers politiques au cours de l’été 1988.

Malheureusement, la fermeté juridique dont font preuve actuellement les magistrats belges et suédois est en contradiction avec les politiques généralement adoptées par les pays occidentaux face aux prises d’otages et autres activités malveillantes du régime des mollahs. Jusqu’à présent, la communauté européenne au sens large n’a guère réagi avec assurance pour tenir Téhéran responsable de la saisie du pétrolier ou de l’enrichissement nucléaire élargi dans l’usine hautement fortifiée de Fordo.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), principal parti d’opposition, a longtemps critiqué les politiques occidentales comme tendant vers « la complaisance ». Dans ses déclarations les plus récentes, le CNRI souligne le danger que l’Union européenne cède au « chantage nucléaire » du régime des mollahs.

Si les États-Unis et l’Europe choisissent d’exercer davantage de pression sur l’Iran en raison de son enrichissement d’uranium et d’autres violations de l’accord nucléaire, il sera presque certainement nécessaire que Téhéran accepte des restrictions plus sérieuses avant de retrouver l’accès aux marchés occidentaux et d’être exempté des sanctions américaines.

Mais si les puissances occidentales adoptent l’approche inverse et tentent de désamorcer les provocations de la théocratie par la conciliation ou la complaisance, elles obtiendront alors le résultat inverse. Le régime se sentira à nouveau en sécurité dans son hypothèse d’impunité sur la scène internationale, et il en conclura que la prise d’otages et le chantage, sous toutes leurs formes, sont des stratégies viables pour garantir les intérêts du régime.

De multiples questions émanent de l’Iran en ce moment même, et exigent toutes une réponse ferme de la part de la communauté internationale. Le « chantage nucléaire » de Téhéran, son aventurisme maritime illégal et ses menaces permanentes contre les ressortissants occidentaux détenus doivent tous être compris comme faisant partie du même phénomène global. Ils devraient tous recevoir la même réponse sous la forme d’un engagement coordonné à adopter des sanctions, à s’isoler diplomatiquement et à engager les poursuites nécessaires.

C’est ce que le peuple iranien, qui réclame depuis longtemps un changement démocratique en Iran par le biais de multiples soulèvements nationaux, attend de la communauté internationale. Et c’est aussi ce qui assurera la sécurité des citoyens européens.

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