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Les productions de thé iranien sur le point de disparaitre

Les productions de thé iranien sur le point de disparaitre

À cause de l’importation excessive de thé, des carences des producteurs de thé nationaux et de la corruption systématique, de nombreux jardins de thé iraniens sont sur le point d’être de disparaitre. Beaucoup leur emboiteront le pas si la situation ne change pas.

Alors que cela fait des années que les producteurs de thé iranien font face à divers problèmes, le gouvernement d’Hassan Rohani n’a résolu aucun d’autre eux. Les producteurs ont donc changé l’utilisation de leur ferme en cultivant d’autres récoltes que le thé ou même en vendant leur exploitation.

Le président de l’association des producteurs de thé dans le nord de l’Iran a déclaré dans une interview avec l’agence de presse ILNA le 13 juillet 2018 : « La qualité du thé iranien s’est significativement détériorée ces dernières années. De plus, l’étendue de la zone cultivée pour le thé a été réduite de 34 000 hectares à moins de 20 000, de nombreuses personnes ont perdu leur emploi. »

« Il y avait 34 000 hectares de fermes à thé dans le nord de l’Iran jusqu’à il y a quelques années. Mais à cause de la négligence des dirigeants, ce nombre a été réduit à moins de 20 000. Il n’y a plus que 15 000 hectares de fermes à thé cultivable dans le nord de l’Iran, le reste ne sert plus ou les parcelles de terrain sont utilisées pour construire des villas et des maisons. »

L’état des usines de thé

Les producteurs ne sont pas les seuls à souffrir ces temps-ci à cause des politiques néfastes du régime, les usines de thé du nord de l’Iran souffrent de la même façon.

Le président de l’association des producteurs de thé dans le nord de l’Iran a déclaré dans son interview avec l’agence de presse ILNA : « Près de 50 pour cent des usines de thé dans le nord de l’Iran ont changé l’utilisation de leurs terres, ainsi des propriétaires de fermes, des producteurs et des ouvriers agricoles ont perdu leur emploi. Beaucoup ont dû émigrer dans les banlieues des grandes villes et gagnent leur vie en vendant des produits à la sauvette ou même en mendiant. »

Il a souligné le nombre en chute de producteurs de thé dans le nord de l’Iran et a affirmé : « Environ deux millions de personnes travaillaient dans les fermes à thé du nord de l’Iran et dans les usines à thé jusqu’à il y a quelques années. Mais le nombre de personnes impliquées dans la culture et la récolte du thé a été réduit à moins de 100 000. »

Par ailleurs, le président de l’association des producteurs de thé du district cinq de la province de Gilan pense que « le problème du thé en Iran a commencé dans les années 2000 et la situation n’a fait que se détériorer depuis. Les fermes de thé de Mazandaran ont diminué de 20 pour cent en termes de surface et celles de Gilan diminuent aussi. » (Agence de presse ILNA, le 10 avril 2018).

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