mercredi, décembre 8, 2021
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Après Telegram, l’Iran est sur le point de filtrer Instagram

Après Telegram, l’Iran est sur le point de filtrer Instagram

Le régime iranien est sur le point de filtrer Instagram, le populaire réseau social de partage de photos et de vidéos, selon un responsable judiciaire iranien.

Javid Javidnia, chef du Département de l’espace virtuel du bureau du Procureur général, a déclaré dans une interview accordée au mensuel officiel Peivast, qu’une ordonnance de filtrage d’Instagram avait été émise avec l’accord de la plupart des membres du Conseil suprême de l’espace virtuel, l’organe chargé de surveiller l’Internet en Iran.

Javidnia a déclaré que le trafic iranien sur Instagram avait dépassé la limite fixée par le Conseil suprême de l’espace virtuel, ce qui a déclenché la décision du tribunal.

Il a déclaré : « Selon le Conseil suprême de l’espace virtuel, le gouvernement devrait délivrer un permis pour que ce média social soit actif dans le pays, et aucun permis n’a été délivré… Instagram a été filtré une fois auparavant et le dernier gouvernement a déclaré qu’il pouvait contrôler cet espace avec un filtrage intelligent, mais malheureusement, des coûts élevés ont été engagés sans aucun résultat. Nous avons maintenant une ordonnance pour filtrer ce service avec l’avis favorable de la majorité des membres du Conseil suprême de l’espace virtuel. »

Le projet, qui est actuellement au Majlis (Parlement des mollahs), prévoit « le filtrage des messagers illégaux », propose de donner aux forces militaires et de sécurité iraniennes l’accès aux informations personnelles des utilisateurs, interdit aux Iraniens de faire des affaires via des services de messagerie étrangers, et prévoit des peines de prison pour ceux qui créent des pages, profils, groupes ou chats sans autorisation.

Le projet a été signé par plusieurs membre du Majlis dits modérés, ce qui prouve qu’il n’y a pas de modérés dans le régime.

Désapprobation

Lors d’une réunion le 30 décembre avec la police iranienne de l’Internet et le ministre des Technologies de l’information et de la communication, le député de Téhéran et vice-président de la Commission de la culture, Fatemeh Zolghadr, a déclaré que la Commission de la culture s’était opposée à un projet pour « gérer les services de messagerie ».

Il a indiqué que le projet de filtrage d’Instagram, qui appartient à Facebook, violait les lois iraniennes et créerait « une atmosphère de sécurité ». Cependant, on pourrait très bien soutenir que les blocages sur d’autres sites de réseaux sociaux, la censure d’Internet et la répression de la liberté d’expression par tous les moyens ont déjà créé un climat de sécurité.

Cependant, Javidnia a déclaré que le pouvoir judiciaire pourrait filtrer Instagram dans une mesure unilatérale de toute façon, mais il est prêt à attendre, au moins pour le moment, un consensus général.

Il a déclaré : « Nous attendons actuellement un consensus à cet effet, mais si l’attente s’avère inutile, le Procureur général prendra la décision qui s’impose. »

La véritable raison de la réaction du régime est que Instagram est utilisé par certains militants pour planifier ou faire connaître des manifestations, mais cette action désespérée des mollahs n’arrêtera pas la marche inexorable vers le changement de régime.

Source : Iran News Wire

 

 

 

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