mercredi, septembre 22, 2021
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Échec de la prétendue élection en Iran: un coup dur pour le régime iranien

Par Mansoureh Galestan

Le régime iranien a tenu sa farce des élections législatives, qui a été accueillie par un boycott général. Ce fut un coup dur pour le régime iranien qui comptait sur cette élection depuis des mois.

Le boycott complet de la prétendue élection par le peuple iranien a été une réponse positive à l’appel au boycott lancé par Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

Des rapports depuis l’Iran obtenus par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI, Moudjahidin-e Khalq) à partir de milliers d’observateurs de bureaux électoraux à travers l’Iran confirment qu’il s’agit d’un boycott complet par la population, et la plupart des bureaux de vote étaient désertés pendant toute la journée.

Selon des informations provenant de milliers de bureaux de vote dans le pays, notamment à Téhéran, Karaj, Chahriar, Robat Karim, Islamchahr, Qods, Ispahan, Baharestan, Najafabad, Golpaygane, Zarinchahr, Yazdanchahr, Lamerd, Dacht-e Arjan, Firouzabad, Zahedan, Sonqor, Neychabour, Machad, Chahr-e Kord, Kazeroun, Dalahou, Hamedan, Kermanchah, Qazvin, Alvand, Naïne, Yazd, Yassouj, Malayer, Racht, Sari, Nochahr, Babol, Babolsar, Tabriz, Miyaneh, Daylaman, Dehdacht , Behbahan, Bukan, Azadchahr, Khorramabad, Kouhdacht, Semnan, Qechm Island et Bandar Kangan, le peuple iranien a complètement boycotté la mascarade électorale des mollahs.

Observons l'afflux massifs des électeurs ! à la mosqué Firouzabadi de Chahr Rey sud de Téhéran

Majid Ansari, l’un des candidats au Majlis, a admis que les bureaux de vote étaient désertés vendredi matin et a exprimé l’espoir que « la participation serait meilleure après ».

Vendredi, le CNRI, qualifiant le boycott de défaite majeure du régime, a publié un communiqué.

« Mme. Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a félicité le peuple iranien pour le boycott national de la prétendue élection du fascisme religieux au pouvoir. Mme Radjavi a ajouté que l’échec du régime à intimider les gens pour aller aux urnes reflète l’hommage du peuple iranien aux 1500 martyrs du soulèvement de novembre 2019 et laisse présager des soulèvements ultérieurs. Ce boycott sans précédent a été un « non» retentissant à Khamenei, Rohani et l’ensemble du régime clérical et a montré l’enthousiasme du public pour le slogan des unités de la Résistance «Mon vote est le renversement du régime», indique le communiqué, ajoutant:

« Le boycott national de la farce électorale aggravera les querelles internes du régime et l’impasse meurtrière et accélérera son renversement par le peuple iranien et la Résistance. Serrer la main sanglante de ce régime illégitime doit cesser au niveau international. La communauté mondiale doit reconnaître le droit du peuple iranien et de la Résistance à changer le régime clérical et à établir la démocratie et la souveraineté du peuple. »

En proie à différentes crises nationales et internationales, le régime iranien avait besoin de cette farce électorale et d’une participation massive pour atteindre plusieurs points : d’abord pour représenter une façade démocratique aux yeux des pays occidentaux et pour les apologistes du régime afin de pouvoir légitimer les relations avec ce régime honni. Deuxièmement, utiliser d’une manière ou d’une autre une participation massive pour légitimer son régime, en particulier après la répression meurtrière qu’il a mené contre les manifestations à l’échelle nationale en Iran, et avoir tué plus de 1500 personnes.

Cela fait des mois que les autorités du régime, en particulier son chef suprême Khamenei, et son président Hassan Rohani ont supplié les gens à participer aux élections. Même vendredi matin, en votant, ils ont désespérément supplié les gens à venir voter.

Khamenei, terrifié par le boycott national de la farce électorale, avait précédemment déclaré que la participation est un devoir religieux. « L’élection est un djihad populaire ; renforce le pays et protège la légitimité du système. La présence aux élections et au vote est un devoir religieux, un édit religieux. Ce n’est pas simplement un devoir nationaliste et révolutionnaire…. Celui qui aime le système doit participer aux élections », a-t-il souligné.

Mme Radjavi avait déclaré précédemment : « Ces appels, qui reflètent la crainte du régime d’un boycott public généralisé, ne font qu’augmenter la répulsion du peuple envers cette élection illégitime et renforcer la volonté publique de boycotter encore plus cette farce. »

Mme Radjavi a également réitéré : le peuple iranien avait fait son choix et voté lors des soulèvements de novembre 2019 et janvier 2020 avec des slogans « A bas le principe du guide suprême » et « A bas Khamenei ». Elle a ajouté : « Boycotter cette mascarade est un devoir patriotique et constitue le lien de la nation iranienne avec les martyrs, en particulier les 1500 massacrés lors du soulèvement de novembre 2019 ».

Les élections législatives de 2020 ont eu lieu à un moment où il y avait eu trois soulèvements majeurs en Iran en janvier 2018, novembre 2019 et janvier 2020, ébranlant les fondations du régime iranien. La population s’est soulevée contre la corruption endémique, la mauvaise gestion économique et le manque de libertés. L’inflation et le chômage sont à un niveau record. Le peuple est encore plus déçu de toutes les factions du régime après la chute de l’avion de passagers ukrainien et des mensonges pendant trois jours à ce sujet. La « profondeur stratégique » de Téhéran en Irak et au Liban est anéantie, la population de ces pays poussant le régime à la porte. Le numéro 2 du régime, à savoir Qassem Soleimani, est mort. Les sanctions internationales ne font qu’augmenter et les exportations de pétrole de Téhéran sont quasi nulles. Ces circonstances ont facilité la décision de la population de boycotter les élections et ont laissé au régime des choix compliqués et difficiles à survivre. C’est une bataille de vie et de mort pour le régime.

La purge préélectorale des candidats par le Conseil des gardiens, qui est contrôlée par le guide suprême du régime, Ali Khamenei, est un phénomène courant. Mais, cette fois, Khamenei avait ordonné la purge de tous les membres de la faction rivale. Il est prévu que plus de 80% des sièges parlementaires à venir seront attribués à la faction de Khamenei.

La raison de cette purge est la vulnérabilité croissante et l’impasse meurtrière de Khamenei. Son seuil de tolérance est plus bas niveau. Il est confronté à deux choix, chacun plus dangereux que l’autre.

1- La première consiste à resserrer encore les rangs tout en adoptant une attitude plus agressive envers les États-Unis et à effectuer plus de purges internes et de suppression.

2- La seconde consiste à atténuer le conflit avec les États-Unis et à accepter certains des 12 points annoncés par les États-Unis.

Sur la base des délibérations internes du régime, Khamenei a décidé de resserrer les rangs et de procéder à une purge complète pendant les élections pour trois raisons principales : la peur des soulèvements à l’échelle des manifestations nationales en Iran en novembre, la peur de l’opposition, en particulier de l’OMPI et du CNRI, et la peur de l’isolement international croissant du régime.

La crainte du régime a été avouée par divers responsables du régime, dont le conseiller politique de Ruhani, Hesameddin Ashena, qui a écrit : «Briser les urnes n’est pas brouiller le gouvernement ou le Conseil des gardiens. Cela entraîne une augmentation des sanctions, de la probabilité d’un assaut militaire et des opérations de sabotage de l’OMPI. »

Cette élection aura de graves conséquences à court et à moyen terme pour le régime, le laissant de plus en plus brisé, plus vulnérable, avec une base sociale plus faible et confronté au potentiel de plus grandes protestations et soulèvements sociaux.

Il est temps que la communauté internationale reconnaisse les droits du peuple iranien à changer son régime répressif et que le moment est venu d’établir une république fondée sur le vote libre du peuple iranien, fondée sur la séparation de la religion et de l’État, et fondée sur le pluralisme, la justice et l’égalité.

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