mardi, janvier 18, 2022
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Iran : L’approche démagogique et cruelle de Rohani envers les sans-abri « squatteurs de tombes »

CNRI – Un sans-abri : « Des officiers sont venus ce matin, nous ont battus, pris nos affaires, nous ont expulsés et sont partis. »

Suite à la montée de la turbulence sociale au sujet du phénomène choquant des sans-abri « qui dorment dans les tombes » pendant les temps de fraîcheur, le président du régime des mollahs, Hassan Rohani, a essayé de se soustraire à la responsabilité et de justifier la situation en déclarant : « Qui peut accepter que des dizaines de ses compatriotes qui ont souffert de « troubles sociaux » se réfugient dans des tombes la nuit à cause de l’itinérance ? » Le gouverneur de Rohani nommé dans le comté de Shahriar a promis de spécialement gérer de la situation des sans-abri qui dorment dans le cimetière de Nasirabad. Cependant, leur approche face à ce problème a été cruelle et démagogique.

Le journal officiel Shahrvand (Citoyen), dans un article intitulé « Rassemblement des squatteurs de tombe », a rapporté le soi-disant plan des mollahs et leur approche pour organiser et prendre soin des sans-abri dormant dans des tombes vides : « Actuellement, parmi 300 tombes vides dans le cimetière de Nasir Abad, une seule personne (sans abri) demeure. Il s’appelle Behrouz. Seul dans une tombe vide, à côté de 299 autres tombes vides, Behrouz explique : « Des officiers sont venus ce matin, nous ont battus, ont pris nos biens, nous ont expulsés et sont partis. Et maintenant je suis le seul ici. Voilà les seuls mots que Behrouz pouvait nous dire de l’intérieur de la tombe vide, une tombe qui n’est éclairée que par une petite flamme (pour le réchauffer dans le froid glacial) ».

Au lieu de résoudre le problème en fournissant de la nourriture et un abri adéquat, le gouvernement de Rohani, par l’entremise de son gouverneur désigné, envoie les agents de la police et de la municipalité pour battre et chasser les sans-abri. En fait, ils tentent d’éliminer le problème sans apporter une solution fondamentale à l’itinérance et à la pauvreté. En effet, ils tentent de cacher la choquante tragédie et de montrer que la tragédie n’existe plus ou a été résolue en battant et en dispersant les sans-abri.

« Certaines personnes sont venues et ont essayé de nous disperser en nous donnant des coups de pied et en nous tabassant. Ils provenaient de la municipalité et de la police. Cependant, ceux que nous avons vus ne portaient pas d’uniforme ou de tenue spécifique. Ils n’essayaient pas d’aider, mais voulaient simplement nous disperser. Ils ont pris nos affaires et sont partis », a déclaré Behrouz, selon le journal Shahrvand.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il ne se rendait pas à Garm-Khaneh ou à Warm House (un refuge sous forme de camp), Behrouz a répondu : « J’allais à Garm Khaneh, mais chaque fois que j’y vais cela coûte 25 mille Tomans (6,5 dollars) aller-retour. Je ne peux pas me le permettre. Je n’ai pas d’argent. Qu’est-ce que cela coûte au gouvernement de construire un refuge ici ? C’est du gâteau pour eux. Nous ne sommes pas étrangers, le sommes-nous ? Nous sommes aussi iraniens. Ne sommes-nous pas des humains ? Qu’est-ce que cela coûte au gouverneur ou au maire de construire un refuge ici ? C’est aussi simple que de boire un verre d’eau pour eux.

« Au cours des 40-50 derniers jours où la fraîcheur s’est installée, j’ai construit 5 cabanes pour m’abriter jusqu’à présent, mais la police et les agents de sécurité ainsi que ceux de la municipalité les ont brûlés ou détruits à chaque fois, et maintenant je dois dormir dans le désert. J’ai trouvé une bâche en plastique et l’ai tirée sur ma tête pour me protéger contre le vent et la pluie », a ajouté Behrouz.

Lorsqu’on leur a demandé s’ils n’avaient pas peur de dormir à côté de la mort, Behrouz a répondu : « Non, nous n’avons pas peur. Vivre à côté des gens qui vivent est plus difficile que de vivre à côté de la mort. Nous avons réalisé cela après qu’ils soient venus le matin et nous ont expulsés après nous avoir battus. »

Le journal officiel conclut l’article en écrivant : « Les squatteurs de tombe ne sont ni organisés ni pris en charge, mais dispersés. Les autorités de la municipalité du comté de Shahryar, près de Téhéran, ont annoncé hier qu’elles avaient organisé et pris soin de ces squatteurs de tombe sans abri, mais en fait, ils ne l’ont pas fait. »

« Ils les ont simplement renvoyés, les ont chassés du cimetière et les ont dispersés. Ils (les sans-abri) ont pris tout ce qui leur restait tels que des couvertures sales et déchirées … Ils sont allés trouver une sorte de refuge dans le désert, un cachot, un coin d’un mur effondré ou dans des bâtiments inachevés à proximité mais loin des yeux de la police, de la municipalité et du gouvernement. »

Par ses déclarations démagogiques sur ce problème, Rohani prend apparemment la position du plaignant comme s’il était étranger au régime et non responsable des problèmes fondamentaux de pauvreté et d’itinérance ainsi que de ses conséquences en Iran. Il a déclaré : « Nous avions entendu dire que certains en raison de la toxicomanie, de la pauvreté et de l’indigence, dorment dans les rues, dorment sous les ponts … Mais nous avions rarement entendu parler de squatteurs de tombe. Nous avons rarement entendu dire qu’une personne pauvre dort dans une tombe en raison de la pauvreté et de l’indigence.

Il n’explique pas que la vraie raison des « maux sociaux » auxquels il a fait allusion dans ses déclarations et la véritable raison de la situation socio-économique catastrophique, y compris la choquante tragédie des sans-abri « qui dorment dans des tombes » ne trouve son origine que dans les politiques économiques, sociales étrangères du régime.

En effet, Rohani doit être tenu responsable et doit expliquer pourquoi il a dépensé et continue de dépenser des milliards de dollars d’actifs non gelés pour financer la force terroriste Al-Qods des Pasdaran ainsi que les milices et mercenaires affiliés afin qu’ils participent au massacre des innocents à Alep et dans d’autres villes syriennes, fabriquer des missiles balistiques, poursuivre les exécutions et la répression interne et laisser le champ libre aux mollahs et à leurs cercles intimes de piller une grande partie de la richesse nationale iranienne, mais n’a rien fait pour fournir un simple abri pour ces personnes impuissantes ou pour résoudre les problèmes fondamentaux de pauvreté et d’itinérance.

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