mardi, novembre 30, 2021
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Iran : Manifestation de protestation des travailleurs et des enseignants à Téhéran, Kermânchâh et Kerman

Slogan des manifestants : « Seuil de pauvreté : 900 $, notre salaire : 300 $ »

Le matin du dimanche 4 décembre, les villes de Téhéran et de Kermânchâh ont assisté à la manifestation massive des enseignants retraités, des travailleurs protestataires et de divers secteurs de la société.

À Téhéran et coïncidant avec le discours de Rohani, plus de 2000 enseignants à la retraite, ceux qui ont été pillés par l’institution d’Etat appelée « Saamen al-Hojaj » et les travailleurs de la société de verre et de gaz, ont organisé une manifestation devant le parlement du régime.

Ils ont protesté contre les politiques prédatrices du régime, les mauvaises conditions de vie et les salaires dérisoires. Les enseignants retraités scandaient : « seuil de pauvreté : 3 millions, notre salaire: 1 million », « Existence, la dignité est notre droit inaliénable ». Ils portaient des bannières sur lesquelles on pouvait lire : « L’enseignant est éveillé, il hait la discrimination », « Le traitement médical gratuit est le droit du retraité », « Les enseignants à la retraite ne méritent pas une telle vie ».

Parallèlement aux enseignants de Téhéran, les enseignants retraités de Kermânchâh ont organisé une manifestation devant le bâtiment du Fonds de retraite. Ils portaient des bannières sur lesquelles on pouvait lire : « Les enseignants sont éveillés, ils détestent la discrimination ».

Pendant ce temps, les chauffeurs et les travailleurs de la Compagnie de bus de Téhéran ont protesté devant le parc de la ville de Téhéran suite à un appel à l’avance. Ils ont protesté contre les mauvaises conditions de vie et le pillage de leurs biens par la municipalité de Téhéran sous prétexte de la construction de logements. Ils ont également protesté contre la privatisation sans distinction aucune et illégale de la compagnie de bus de Téhéran et de la banlieue.

Dans la crainte de la propagation de la manifestation dont les participants augmentaient à tout moment, les forces de répression ont bloqué les avenues de Behesht et de Khayyâm et la gare appelée « Fayyaz Bakhsh », et ont projeté de pousser les conducteurs à l’extérieur du terminal en les bastonnant. Des forces en civil ont attaqué les manifestants avec des matraques, ont battu et blessé certains d’entre eux et ont arrêté au moins 30 manifestants qui étaient tous membres du syndicat des ouvriers de la compagnie de bus et les ont transférés vers l’organe de répression appelé « police de sécurité » à Arc square. Cependant, par peur de la réaction des travailleurs mécontents, ils ont été forcés de les libérer. Le nom d’un des mercenaires qui ont mené la répression des manifestants était le colonel Jaafari.

Les manifestants ont exigé la démission de Qalibaf, le maire criminel et voleur du régime. Ils ont aussi scandé : « les travailleurs souffrant n’ont pas de logement », « Le directeur a pillé toutes les installations de logement », « L’itinérance est nôtre, le logement valant un milliard de toman est vôtre », « et la privatisation s’est transformée en notre mort lente », « Forces de sécurité, honte à vous, honte à vous ! »

Les travailleurs défavorisés de la mine de Mashouni à Kerman ont également organisé un rassemblement pour protester contre le fait de ne pas recevoir leurs maigres salaires qui sont attendus depuis longtemps. En fermant la grille d’entrée, les travailleurs ont empêché l’entrée et la sortie des véhicules à la mine.

Le Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne

Le 5 Décembre 2016

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