lundi, janvier 24, 2022
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Un député du régime iranien : les gens ne font pas confiance aux applications nationales de messagerie instantanée

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Un député du régime iranien a déclaré que les Iraniens ne font pas confiance aux applications nationales de messagerie instantanée et a mis en garde les dirigeants qu’avec les avancées technologiques, la censure d’internet ne sera plus possible dans un avenir proche.

Abdolkarim Hosseinzadeh a déclaré dans une interview avec l’agence de presse officielle ILNA mardi 27 mars : « Nous manquons toujours d’infrastructures pour développer des applications nationales de messagerie instantanée. » Ajoutant : « C’est une vérité amère, mais les gens ne font pas confiance aux applications de messagerie instantanée développées dans le pays. »

Certains dirigeants ont commenté ces dernières semaines la nécessité de remplacer les applications étrangères de messagerie par des applications développées dans le pays. Ils ont également exprimé leurs préoccupations concernant l’utilisation continue de messageries populaires comme Telegram. Les spéculations augmentent concernant la possibilité de bloquer de telles applications à l’avenir.

Le député Mahmoud Sadeghi a cité la semaine dernière « Ali Larijani » qui affirmait que plus de 30 millions de personnes utilisaient des programmes anti-censure pendant la période où Telegram était bloqué – de fin décembre dernier jusqu’à début janvier.

Reconnaissant l’échec de l’approche du régime concernant le cyber espace, M. Hosseinzadeh a ajouté : « Tous les enfants iraniens ont désormais accès à des smart phones équipés avec Telegram et des dizaines d’autres applications, utilisant des programmes anti-filtres pour accéder à des chaînes qui étaient jusqu’alors inaccessibles. »

Hosseinzadeh a souligné que dans un avenir proche, les programmes anti-censures ne seront plus nécessaires : « Un exemple évident de telles technologies est les tentatives de Facebook de fournir un accès internet en Afrique avec l’aide de drones à énergie solaire. »

Le député a déclaré : « Même avec un système de censure en place, d’autres pourraient offrir des techniques pour contourner les filtres. » Ajoutant : « Isoler le pays n’est pas la bonne approche pour s’occuper de ceux qui complotent contre nous. »

Hosseinzadeh a ensuite comparé la censure de Telegram pendant les dernières manifestations populaires contre le régime à l’interdiction des enregistrements vidéo et d’antennes satellites par le passé. Il a reconnu que l’approche des autorités judiciaires concernant le cyber espace a échoué.

Il a posé la question : « Est-ce que les gens ont arrêté de regarder des vidéos lorsque les enregistrements étaient interdits ? Est-ce que la destruction des antennes paraboliques a augmenté le nombre de téléspectateurs des chaînes d’État ? Est-ce que cela a fait baisser le nombre de chaînes étrangères en persan diffusées par satellite ? Les gens ont-ils arrêté d’utiliser des programmes anti-censure lorsque les chaînes Telegram sont devenues inaccessibles ? »

Les commentaires de Hosseinzadeh font suite aux remarques faites par Hamideh Zarabadi, une députée de Qazvin, qui a récemment déclaré que selon ses sources, le Conseil suprême de la sécurité du régime pour le cyberespace avait approuvé le blocage de Telegram au début de la nouvelle année persane, à partir du 21 mars.

Plus tôt, le secrétaire du Conseil suprême du régime pour le cyberespace, Abolhassan Firouzabadi, avait déclaré : « Je déclare explicitement que l’opération en cours sur Telegram sous sa forme présente n’est pas dans nos intérêts. Mais le problème est que nous ne disposons pas d’une application de messagerie alternative et nous devons en développer une. »

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