vendredi, octobre 22, 2021
AccueilActualitéssommet mondial Iran libreReportage en direct : troisième jour du Sommet mondial Iran Libre 2021

Reportage en direct : troisième jour du Sommet mondial Iran Libre 2021

« Mettre fin aux violations systématiques des droits Humains par le régime iranien »

La Résistance iranienne organise aujourd’hui la troisième journée du « Sommet mondial pour un Iran libre ».

Elle promet de redoubler d’efforts pour libérer l’Iran, alors que les derniers événements, dans l’ensemble, indiquent qu’un autre soulèvement se profile à l’horizon.

L’événement d’aujourd’hui se concentre sur les violations systématiques des droits humains par le régime, le massacre en 1988 de plus de 30 000 prisonniers politiques en Iran, et la nécessité de poursuivre en justice les hauts responsables du régime. Parmi eux, le Guide Suprême Ali Khamenei, le président désigné Ebrahim Raïssi et Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, le nouveau chef du pouvoir judiciaire.

Les deux premiers jours du sommet mondial « Iran Libre » ont vu des dignitaires internationaux et des partisans de l’opposition participer à ce plus grand événement en ligne jamais organisé. Près de 1 029 politiciens, 11 anciens premiers ministres et 70 anciens ministres ont participé à cet événement. L’événement virtuel de la Résistance iranienne est suivi par des personnes de plus de 50 000 sites dans 105 pays, appelant la communauté internationale à soutenir le peuple iranien dans sa quête pour renverser la théocratie oppressive au pouvoir en Iran.

Le Sommet mondial pour un Iran libre est la voix de la plus grande Résistance organisée en Iran, qui appelle au renversement du régime théocratique, et fait écho à la voix du peuple iranien qui appelle à un Iran démocratique.

Vous découvrirez sur cette page présente un compte-rendu en direct de cet événement. Son contenu sera mis à jour tout au long de la journée :

APPEL À UN PROCÈS INTERNATIONAL DE KHAMENEI, RAÏSSI ET EJEÏ POUR CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

Discours de Maryam Radjavi au Sommet mondial pour un Iran libre

Le troisième jour du grand rassemblement mondial 2021 pour un Iran Libre a été consacré au mouvement pour la justice du peuple iranien pour les plus de 30 000 prisonniers politiques massacrés en 1988, et dont la plupart appartenaient aux Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK).

D’anciens premier ministres et ministres de pays européens et du Canada, ainsi que d’anciens officiers de l’armée américaine et des personnalités politiques soutenant la Résistance iranienne, sont intervenus lors de cette conférence.

De même, plusieurs rescapés des massacres de 1988 ont témoigné des crimes d’Ibrahim Raïssi dans les prisons iraniennes.

Lors de son intervention, Maryam Radjavi a décrypté les raisons historiques de l’ascension au pouvoir d’Ibrahim Raïssi, connu pour être l’assassin des Moudjahidine du peuple et le bourreau de 1988, ainsi que « le nouveau dispositif guerrier et répressif » du régime des mollahs qui se concrétise par le regroupement d’une bande de criminels.

« Un régime dont les bases historiques ont été jetées dans une mer de sang des Moudjahidine, a concrétisé ses 42 années de pouvoir dans un bourreau sanguinaire » a expliqué Mme Radjavi.

« En terme politique, a-t-elle ajouté, il s’agit de la fin du mythe de la modération du régime ; un tournant qui marque la déroute de la politique de complaisance des gouvernements occidentaux avec ce fascisme religieux ».

Voici le texte intégral du discours de Maryam Radjavi lors de cette troisième journée du Sommet :

Discours de Maryam Radjavi au Sommet mondial pour un Iran libre

Chers compatriotes,
Mesdames et Messieurs les Premiers ministres, ministres, parlementaires et hauts dignitaires
Chers amis,

Dans ce sommet qui ravive la mémoire des victimes du massacre de 1988, la présence de grands et estimés amis de la Résistance iranienne est une source de soutien pour notre peuple, en particulier pour les familles des victimes. Lorsque l’étiquette de terrorisme contre les Moudjahidine du peuple, rendait sourdes les oreilles du monde aux cris des innocents, votre voix et votre conscience ont brisé les murs du silence.

Vous êtes les initiateurs d’une brillante politique sur la question iranienne, qui a montré le bon côté de l’Histoire.

C’est vous qui avez dit à maintes reprises que rechercher des modérés dans ce régime sauvage, n’est qu’une illusion. Et maintenant que Khamenei a fait d’un bourreau son président, tout le monde admet ce que vous aviez raison. Oui, vous avez dit la vérité. Le temps passera et prouvera la justesse de vos positions sur l’OMPI, la Résistance iranienne et l’alternative démocratique.

Un gouvernement à un et demi pour cent

Chers amis,
La nomination de Raïssi, le bourreau du massacre de 1988 à la présidence de la République du guide suprême, en termes de relation du peuple iranien avec ce régime, est un signe de l’ère de son renversement.

En termes d’histoire, un régime qui a érigé ses piliers dans une mer de sang des Moudjahidine du peuple est le pur produit de 42 ans d’histoire incarnée par un bourreau sanguinaire.

Et en termes politiques, c’est le point final aux illusions sur la modération du régime et le point d’échec de la politique de complaisance des gouvernements occidentaux avec le fascisme religieux.

A présent, le pouvoir exécutif a été remis à un bourreau, le pouvoir judiciaire à un assassin professionnel, le pouvoir législatif à un matraqueur qui a ouvertement déclaré : « Je fais partie des matraqueurs, et je suis fier de manier le bâton contre Massoud Radjavi depuis 1979. »

Il est vraiment à la fois abject et ignoble !

Au fait, si la dictature religieuse n’était pas sur le point de disparaître, quel besoin y avait-il à mettre à la tête du système une horde de cannibales ?

À la fin de la mascarade électorale, sur la base des informations de plus de 1200 de ses journalistes et reporters dans 400 villes d’Iran et plus de 3500 clips vidéo, l’Organisation des Moudjahidine du peuple (l’OMPI) a annoncé que le taux de participation était inférieur à 10 %.

Mais aujourd’hui, je vais délibérément citer les résultats annoncés par le ministère de l’Intérieur des mollahs :

À Chiraz, que Massoud Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne, a qualifié de capitale du soulèvement en 2019, quelque 70 % d’électeurs se sont abstenus.

Dans la ville de 9 millions d’habitants de Téhéran, 80% des électeurs n’ont pas participé, dans la province de Téhéran, la même province des villes rebelles de Shahriyar, Qaleh-Hassan-Khan et Islamshahr, 70% n’ont pas voté.

Plus catastrophique encore ont été les élections municipales. Dans certaines grandes villes, les bulletins nuls sont arrivés en premier.

A Téhéran, le taux de participation n’a été que de 14% et à Tabriz d’un et demi pour cent.
Oui, ce gouvernement est à un et demi pour cent.

Toute l’histoire, c’est que les conditions objectives pour le renversement du régime sont là.
Quant au peuple iranien comme toujours, face au nouveau dispositif répressif, il redouble de détermination pour renverser la dictature religieuse.

Lire la suite

Ingrid Betancourt, ancienne sénatrice et candidate à la présidence colombienne

Quel que soit le masque qu’ils choisissent de porter, Ahmadinejad, Rohani, Raïssi, ils sont tous pareils. Ils font tous partie de ce monstre assoiffé de sang assis dans l’histoire au mépris des valeurs que nous partageons.

Ils ne prévaudront pas. La fin est là, et elle a un nom et un visage. Le nom est celui de chaque Achrafi, et le visage est le vôtre, Maryam Radjavi. C’est grâce à l’exemple de votre résilience et de votre détermination que les jeunes en Iran osent défier ce régime auteur d’homicides.

Vous êtes les gardiens de cette précieuse vérité que les mollahs ont tenté d’effacer et de réécrire. Ils peuvent tripoter les pages des livres d’histoire, ils peuvent effacer les traces des charniers qui témoignent de leurs crimes, ils peuvent même contraindre les gens sous la torture à se soumettre à leurs mensonges ou en les payant, mais ils ne parviendront jamais à dompter vos cœurs.

Ce qui vous unit, ce n’est pas la haine, la peur ou la rage, la vengeance et la férocité. C’est plutôt la digne soif de justice et de vérité, et l’immense pouvoir transformateur de l’amour que vous partagez pour votre pays.

C’est parce que les jeunes Iraniens le savent qu’ils vous suivent. C’est parce qu’il y a le visage d’une femme qui a souffert et qui n’abandonne pas, qui représente la force et le bien en pur contraste avec les visages maléfiques des mollahs que les Iraniens envisagent aujourd’hui la fin de leur cauchemar.

Robert Torricelli, sénateur américain (1997-2003)

En 1988, lorsque le régime a fait la guerre à son propre peuple en tentant de réduire en cendre l’OMPI par le massacre massif de ses militants et sympathisants, ceux qui cherchaient le compromis ont perdu toute légitimité. Ceux qui voulaient gouverner de l’intérieur et chercher le changement ont perdu le droit de gouverner.

Une seule organisation n’a jamais cherché le compromis, n’a pas de sang sur les mains, n’a jamais nié la liberté d’aucun arrangement, s’est tenue debout et a les moyens, les ressources et la détermination, pour diriger un Iran libre et démocratique en paix avec le monde, l’OMPI, et un seul leader, Mme Radjavi.

Nous pouvons avoir nos différences sur de nombreuses questions aux Etats-Unis, mais quand il s’agit de mettre fin à ce régime et de se tenir aux côtés du peuple iranien, vous ne pouvez observer aucune dichotomie entre nous sur notre détermination. Elle se construit au fil des années. Une seule voix, une seule politique, d’un seul pays.

Maintenant le grand choix sera dans le concert des nations. Prendront-ils position ? Entendez-moi bien. Si les Nations Unies décident que Raïssi appartient aux Nations Unies, alors les Nations Unies n’ont pas leur place à New York. Nous ne devons pas accueillir des terroristes, des despotes et des meurtriers de masse. Prenez position !

Rudy Giuliani, maire de la ville de New York (1994-2001)

Le choix que vient de faire l’Ayatollah est, à bien des égards, pour moi une meilleure indication de la fragilité de ce régime, et de l’imminence de son renversement.

Mettre à la tête de votre gouvernement un homme qui est un meurtrier de masse… est extraordinairement stupide.

C’est le signe que vous sentez vraiment que les choses évoluent contre vous, et que vous devez devenir aussi brutal que possible. C’est exactement ce qu’est la désignation de Raïssi.

Je ne sais pas si la communauté internationale comprend vraiment combien de manifestations ont eu lieu, jusqu’où elles sont allées, comment elles ont embrasé le pays tout entier et la structure sociale de l’Iran. Mais le régime comprend ce que signifient toutes ces protestations.

Vous, Madame Radjavi, et votre courageux et merveilleux mouvement, vous êtes au cœur de tout cela.

Vous êtes une compulsion obsessionnelle pour l’Ayatollah Khamenei. Vous êtes une compulsion obsessionnelle pour eux, vous êtes une compulsion obsessionnelle pour tous les criminels qui dirigent l’Iran. Ils nous ont prouvé que vous étiez une alternative légitime. Et pourtant, il y a tant de gens en Occident qui ferment leurs oreilles à ce sujet.

Tous les Américains sont avec vous dans votre combat pour la liberté. Nous sommes prêts à faire des sacrifices comme si nous nous battions pour notre propre liberté parce que nous vous admirons tellement et que nous savons tout ce que vous pouvez faire pour le monde.

Mateo Rentzi Premier ministre italien (2014-2016)

La relation entre votre pays, le Moyen-Orient, et en général entre vous et le reste du monde sera particulièrement intéressante, car dans cette région nous jouerons un rôle crucial pour l’avenir de l’humanité.

Les pays ayant une grande histoire doivent faire partie de la bonne voie pour l’avenir. Cela adviendra seulement si nous reconnaissons ce qui est la priorité aujourd’hui et pour cela, je pense que l’Iran est à un point crucial.

Je pense que nous devons reconnaître trois points très importants :

Premièrement, sans un message clair de rejet de la théocratie et de la dictature en Iran, il sera impossible d’écrire une page de liberté et de nos valeurs de liberté.

Deuxièmement, nous devons accepter l’idée que l’Union européenne essaie de donner de l’espoir aux personnes qui luttent contre le régime. Je pense que nous avons un très bon message, et c’est le bon moment.

Troisièmement, ce n’est pas le moment de lutter pour une bombe nucléaire en Iran. C’est le moment de lutter contre la pauvreté en Iran, car il est inacceptable qu’un pays aussi riche en histoire et en atouts que le vôtre se retrouve dans cette situation.

Nous devons revenir pour ouvrir les portes de l’Iran à la communauté mondiale et la communauté mondiale à l’Iran. Mais le seul moyen est un changement de régime.

Fredrik Reinfeldt, Premier ministre suédois (2006-2014)

100 000 personnes ou plus originaires d’Iran vivent actuellement en Suède et suivent de très près ce qui se passe au Moyen-Orient et en Iran.

Je sais que c’est un exemple pour beaucoup d’entre vous et rappelez-vous que c’est ce qui se passe avec la répression et la dictature. Les gens fuient, essaient de trouver une vie meilleure, et ce sont très souvent les plus entreprenants qui essaient de s’enfuir les premiers. Ceux dont vous avez vraiment besoin pour créer, les meilleures des sociétés, finiront plutôt ailleurs.

C’est le prix à payer lorsque vous faites obstacle la liberté et lorsque vous ne tolérez pas que les gens soient différents.

Les autocrates, les personnes au pouvoir absolu, ont toujours peur de leur propre population. Ils contrôlent toujours leur propre peuple parce que c’est le genre de paranoïa qui évolue toujours dans ce genre de pays.

Nous constatons également que là où il y a un pouvoir absolu, nous avons vu qu’ils veulent afficher un apparence plus démocratiques. Par conséquent, nous voyons des efforts pour organiser des élections comme ils le disent, car chacun veut donner l’impression d’avoir le soutien populaire de son peuple. Mais ne les croyez pas. Ce qu’ils font, c’est qu’ils truquent les élections. Nous l’avons vu en Russie, et nous l’avons certainement vu en Iran.

Nous devons nous lever et dire qu’il y a une meilleure solution, et c’est bien sûr la recherche de la démocratie. La démocratie ne se résume pas à l’expression des votes. Il faut des élections équitables, il faut qu’elles soient ouvertes, il faut permettre à chacun de briguer un poste public, il faut aussi que chacun ait le droit de faire passer son message, il faut des médias libres et ouverts.

Personne ne doit avoir un pouvoir absolu. Partout dans le monde, nous avons appris la leçon selon laquelle toutes les formes de pouvoir doivent être équilibrées.

Il est très important que vous vous réunissiez aujourd’hui parce que vous espérez quelque chose de mieux, comme le font de nombreuses personnes dans le monde entier en réaction aux régimes totalitaires et aux dirigeants autoritaires.

Enda Kenny Premier ministre iralndais (2011-2017)

Nous ne pouvons pas tolérer le massacre de 1988. Les Nations unies et le Conseil européen doivent faire davantage.

Les gouvernements qui traitent avec Téhéran doivent constamment soulever la question des droits Humains, des flagellations, des disparitions, des exécutions et du déni des droits que nous considérons comme acquis.

Les Nations unies, le Conseil européen, le Conseil de l’Europe et tous les gouvernements qui font des affaires avec l’Iran doivent constamment soulever la question des droits de l’Homme et de la violation de ces droits par ce gouvernement autocratique.

Carlo Cottarelli, Directeur du Fonds monétaire international (2014), Premier ministre italien (2018)

L’Iran a été au centre de la culture et du développement économique du monde. Il est triste, bouleversant et inquiétant de voir le peuple iranien traverser des moments aussi difficiles au cours de la dernière décennie.

Les mauvaises performances économiques de l’Iran sont dues à des erreurs de politique intérieure, à l’absence de réforme économique et à de graves lacunes dans le cadre de la gouvernance économique.

Au cours des dernières décennies de l’ère post-révolution, l’économie iranienne a souffert d’une grave mauvaise gestion économique, qui s’est ajoutée aux conséquences économiques de la mauvaise gestion politique.

Petre Roman, Premier ministre de Roumanie (1989-1991)

Le peuple iranien a bon espoir qu’il existe une solution pour un Iran pacifique et prospère.

Le président iranien nouvellement désigné est accusé d’avoir perpétré des crimes contre l’humanité et, bien entendu, cela signifie que les enquêtes de l’ONU doivent être menées de manière appropriée, correcte et équitable.

Les Iraniens qui se battent à l’intérieur du pays se battent pour la liberté. Ils sont dans des conditions difficiles et parfois périlleuses et méritent notre plus haute estime.

Il est temps que l’Iran soit pacifique et prospère. Il est temps pour l’Iran d’abandonner la voie d’une attitude agressive ou violente à l’égard de ses voisins.

La conférence a donné lieu à des appels en direct de membres des Unités de résistance à l’intérieur de l’Iran. Ces personnes, qui sont des partisans de l’OMPI, se joignent à la conférence au péril de leur vie, et elles ont dû se couvrir le visage pour éviter d’être identifiées par les forces de sécurité du régime des mollahs.

« Au cours des 40 dernières années, le peuple iranien a enduré une grande douleur et une grande agonie, et il est soumis à une répression brutale par le règne de modèles despotiques qui ont essayé d’étouffer nos voix… votre lutte est pour leur liberté et leur égalité dans un Iran libre, et elle nous a donné de l’espoir », a déclaré l’un des orateurs.

Un autre, appelant d’Ahvaz, a déclaré : « Nous sommes très enthousiastes à l’idée de vous rendre visite à Ahvaz. Vous êtes notre espoir alors que nous endurons de grandes douleurs dues au manque d’eau potable à cause du régime despotique, alors que nous vivons près du Karun, qui est l’une des plus grandes rivières d’Iran. »

Appelant de Téhéran, un membre d’une Unité de résistance a déclaré : « J’espère que ce sera la dernière année où nous regarderons votre discours sur la télévision par satellite. Je tiens à vous promettre que l’année prochaine, nous assisterons à votre discours sur la place de la Liberté à Téhéran. »

Guy Verhofstadt Premier ministre du Royaume de Belgique (1999-2008)

L’Iran ne deviendra jamais une démocratie sous le régime actuel. Dans la presse occidentale, on parle beaucoup des partisans de la ligne radicale et des modérés, mais je pense que tant que Khamenei détient le pouvoir ultime, c’est un canular.

Cette élection présidentielle étaient une mascarade et, en plus, nous ne pouvons pas être sûrs que les résultats officiels n’ont pas été trafiqués.

Aujourd’hui, je souhaite également vous parler de l’impact que la désignation de Raïssi aura sur les relations entre l’Iran et l’Occident.

L’accord nucléaire ne sera possible et ne pourra survivre que si les nouveaux dirigeants iraniens permettent à l’Agence internationale de l’énergie atomique de faire son travail et je doute fort que Raïssi soit favorable aux inspections nucléaires.

Nous ne devons pas nous attendre à ce que l’Iran s’ouvre à l’Occident. En fait, Raïssi déteste nos valeurs démocratiques et n’oublions pas qu’il est sous le coup de sanctions américaines en raison d’un passé qui inclut l’exécution extrajudiciaire de milliers de prisonniers politiques.

Nous verrons probablement l’Iran intensifier ses tentatives de contrôle des développements dans les États voisins. Le programme de missiles de l’Iran et un Corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran) plus puissant seront dangereux pour la sécurité de la région.

M. Biden aura du mal à convaincre le public américain et le Congrès que l’accord sera dans l’intérêt des États-Unis.

Je pense que nous devons nous efforcer de relancer l’accord, mais pas à n’importe quel prix. Je pense que ce serait une erreur fatale de se concentrer uniquement sur la menace nucléaire et de considérer les violations des droits Humains comme une question secondaire.

Nous devons poursuivre une double stratégie dans laquelle nous plaçons les droits Humains en tête des priorités tout en essayant d’établir un environnement plus sûr au Moyen-Orient.

L’UE est toujours considérée comme un honnête courtier et doit prendre ses responsabilités. Je demande donc instamment au haut-commissaire à la politique étrangère, M. Borrell, de prendre les devants et d’élaborer un plan global pour défendre les droits Humains fondamentaux en Iran et organiser la sécurité collective dans le golfe Persique. Et dans ce plan, nous devons mettre davantage l’accent sur les droits de l’homme que nous ne l’avons fait jusqu’à présent.

Joe Lieberman, Senator from Connecticut (1989 – 2013)

Il ne reste qu’une seule solution qui fonctionnera, et c’est le changement de régime en Iran. Tout le reste a été essayé.

Il est évident que le régime lui-même ne changera pas. Par conséquent, le peuple iranien, avec le soutien de tous ceux qui se trouvent en dehors de l’Iran, doit renverser le régime.

Le seul plan d’action viable qui reste est la Résistance et la révolution, et je n’ai jamais été aussi optimiste, mes amis, sur le fait que le régime des mollahs est pourri jusqu’à la moelle et qu’il est prêt à tomber.

En août de cette année, au lieu d’entrer dans le bureau présidentiel de Téhéran, Ebrahim Raïssi devrait être conduit devant la Cour pénale internationale de La Haye et inculpé pour ses crimes contre l’humanité.

Les références et les avertissements constants des mollahs au sujet de l’OMPI révèlent sa peur vis-à-vis de l’OMPI et du CNRI. Cette crainte est fondée sur le fait que ces organisations ont révélé au grand jour le pire comportement du régime, son programme secret d’armes nucléaires et ses actions terroristes violentes. Le CNRI et l’OMPI sont clairement les organisations de résistance les plus organisées en Iran. Elles sont les plus compétentes et les plus capables.

Le CNRI et l’OMPI s’engagent à permettre au peuple iranien de choisir ses dirigeants lors d’une élection libre.

Comment les dirigeants du monde, y compris les dirigeants américains, peuvent-ils négocier rationnellement avec le régime qui a tué des milliers de citoyens américains et de citoyens de nos alliés et de citoyens, bien sûr, de l’Iran lui-même ? Comment pourrions-nous négocier avec une nation qui a constamment prouvé son incapacité à tenir ses promesses diplomatiques, et comment pourrions-nous maintenant négocier avec un régime qui a choisi un meurtrier de masse comme prochain président ?

La désignation de Raïssi en tant que président met fin au jeu de la supposée modération en Iran, comme l’a scandé le peuple iranien lors de ses protestations : le jeu est terminé. C’est pourquoi je pense que la réalité de l’Iran aujourd’hui ne laisse au peuple iranien qu’une seule option pour une vie meilleure pour lui-même et ses enfants, et c’est le changement de régime.

Chacun d’entre nous qui vit en dehors de l’Iran doit maintenant décider et planifier ce qu’il va faire pour soutenir la Résistance iranienne qui s’insurge.

Ici, aux Etats-Unis, nous devons nous efforcer de convaincre l’administration Biden que ses propres politiques et valeurs, dont le président a dit qu’elles consistaient à remettre les droits Humains et la promotion de la démocratie au cœur de notre politique étrangère, doivent l’amener à cesser d’essayer de négocier avec le gouvernement maléfique de Téhéran et à commencer à soutenir le peuple iranien qui a soif de le renverser.

Le bilan de toute une vie de Biden en matière de bipartisme et l’engagement qu’il a pris pendant sa campagne l’année dernière de ramener le bipartisme au sein de notre gouvernement à Washington devraient le convaincre de ne conclure aucun accord avec le régime de Téhéran qui ne bénéficie pas du soutien bipartisan du Congrès.

Robert Joseph, ancien sous-secrétaire d’État chargé du contrôle des armements et de la sécurité internationale

Michael Mukasey, Procureur général des États-Unis (2007-2009)

Louis Freeh, Directeur du FBI (1993-2001)

Les résultats de COVID en Iran mettent particulièrement en évidence l’inefficacité du régime mais peut-être plus important encore le mépris que ce régime a non seulement pour les droits de l’homme mais pour les droits à la santé.

Raïssi est un criminel de guerre mais aussi responsable de crimes contre l’humanité contre le peuple iranien. La communauté internationale, en particulier sa communauté juridique et les chefs d’État responsables du monde entier, devraient faire pression très fortement pour qu’il rende des comptes et pour traduire en justice les personnes qui ont commis des crimes atroces.

Notre gouvernement devrait garder à l’esprit [le casier judiciaire du régime] alors qu’il tente de renégocier un nouvel accord avec le régime.

Nous garderons à l’esprit cette perspective, qui est une question critique de responsabilité qui doit être abordée, et nous aurons les moyens et la volonté de le faire et ce sera l’acte final de justice contre le régime qui a abandonné toute notion de justice.

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis (2018 -2019)

Marc Ginsberg, ambassadeur des États-Unis au Maroc (1994-1998)

Garry Kasparov, champion du monde d’échecs, militant politique pro-démocratique

Le peuple iranien vit aujourd’hui sous un régime tyrannique. Les Iraniens méritent de décider de leur propre vie. Les interférences causées par le régime nuisent d’abord aux habitants du pays.

Le nouveau président Ebrahim Raïssi a été désigné pour jouer un rôle. Le message est que le régime n’hésitera pas à commettre d’autres atrocités.

Comment le monde libre, le monde des démocraties qui valorise soi-disant la vie humaine, peut-il entretenir des rapports avec un régime de meurtriers ? Comment les dirigeants de pays comme les Etats-Unis, qui parlent souvent de l’importance des droits de l’Homme, peuvent-ils s’asseoir en face de Raïssi dont le rôle dans le massacre de 1988 est bien établi?

Bien sûr, ils ne devraient pas se retrouver à la même table ni être dans la même pièce. Les dictatures ne changent pas grâce à la diplomatie et aux négociations. Elles ne se libéralisent pas grâce à l’engagement, aux accords ou à la gentillesse. Elles ne comprennent que le pouvoir. Donc, leur pouvoir doit être réduit.

Les États-Unis répètent une terrible erreur en négociant avec les dirigeants iraniens à Vienne. Ces négociations sont une perte de temps pour tout le monde, sauf pour le régime qui bénéficie de ce statut élevé.

La communauté internationale doit exercer une pression maximale sur le régime des mollahs pour isoler ses dirigeants et soutenir ceux qui luttent en faveur de la démocratie et des droits de l’Homme en Iran. Faire moins, c’est oublier les crimes du passé, ignorer les crimes du présent et prêter le flanc aux crimes du futur.

Mme Matin Karim

Plusieurs anciens prisonniers politiques ont tenu un discours à la conférence et ont fait des récits poignants de ce qui s’est passé dans les prisons iraniennes lors du massacre de 1988, et du rôle qu’y a joué le président du régime Ebrahim Raïssi.
Mme Matin Karim a parlé des tortures violentes dans les prisons du régime dont elle a été témoin alors qu’elle n’avait que 15 ans. Elle a un témoin vivant du traitement réservé aux prisonniers politiques par Raïssi, y compris la torture, les fausses exécutions et autres pressions.

M. Majed Karim

M. Majed Karim, qui a également passé plusieurs années dans les prisons iraniennes, a parlé du rôle de Raïssi dans la prison de Karaj. Raïssi avait pour mission d’éradiquer les membres et les partisans de l’OMPI, a déclaré Karim. Raïssi était particulièrement rude envers les étudiants qui soutenaient l’OMPI et insultaient leurs familles. Certains de ses amis ont été exécutés sous les ordres de Raïssi. D’autres ont été tués sous la torture sous la surveillance de Raïssi.

M. Mohammad Farmani, qui a été arrêté en juin 1981, a décrit son expérience. Raïssi, en tant que procureur de la ville de Karaj à l’époque, a joué un rôle clé dans l’arrestation, la répression, l’émission de fausses accusations et l’exécution des prisonniers. Farmani a été personnellement témoin de plusieurs exécutions.

M. Saleh Kohandel

M. Saleh Kohandel, qui a passé 12 ans de sa vie en prison pour avoir soutenu l’OMPI, a également pris la parole lors de l’événement. Il a connu plusieurs prisonniers politiques qui ont été exécutés par le régime des mollahs. Dans son discours, M. Kohandel a parlé de la pression que le régime exerçait sur les prisonniers politiques, notamment en les privant de soins médicaux et en les soumettant à la torture physique.

Il a également parlé de la bonne humeur des prisonniers politiques, de la façon dont ils ont défié la pression imposée par les mollahs, de la façon dont ils ont aidé les prisonniers ordinaires et les ont informés des crimes du régime.
John Baird, ministre canadien des Affaires étrangères (2011-2015)

Tony Clement, ministre canadien de l’Industrie (2008-2011) / ministre de la Santé (2006-2008)

Judy Sgro, ministre canadienne de la Citoyenneté et de l’Immigration (2003-2005)

Ce qui attire le plus mon attention dans ce simulacre d’élection, c’est le boycott massif de diverses couches de la société iranienne qui, dans des centaines et des milliers de messages en ligne, ont déclaré que leur vote visait à renverser ce régime tyrannique.
La résilience et l’engagement des résidents d’Achraf 3 en faveur d’un Iran libre et démocratique pendant ces moments difficiles inimaginables sont louables.
En se tenant aux principes du plan en dix points de Madame Radjavi, tôt ou tard, les acteurs responsables devront venir se joindre au rassemblement s’ils veulent éviter le cycle de la violence et du bellicisme.

Wayne Easter, député canadien, membre du Conseil interparlementaire mixte, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire (2004-2006)

Il y a longtemps déjà que la justice et l’obligation de rendre des comptes est effectives en Iran.

Le Canada demande depuis longtemps aux autorités iraniennes de faire respecter les droits démocratiques et les droits de la personne, y compris le droit à la liberté et à l’expression.
Le Canada a également fait l’expérience du manque de responsabilité de l’Iran à l’égard des victimes du vol PS752.

Les mollahs iront loin dans leur abus d’autorité et dans leur déni des droits de la personne et du droit international.

Mimi Kodheli, ministre de la Défense de l’Albanie (2013-2017)

Ad Melkert, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Irak (2009-2011)

Timo Juhani Soini, ministre des Affaires étrangères de Finlande (2015-2019) et vice-premier ministre (2015-2017)

Le système iranien ne donne pas aux gens une chance pour une société démocratique. Pourtant, le pays a tous les éléments de base pour réussir.

Les violations des droits humains se sont non seulement poursuivies, mais elles ont également augmenté après la nomination de Raïssi au poste de chef du judiciaire en novembre 2019.

Les Iraniens ont vraiment la capacité d’obtenir la liberté et cette volonté devient de plus en plus fort chaque jour, et aucun président ne peut l’arrêter ou le faire taire.

Les dictateurs s’accrochent les uns aux autres. Ils craignent les révolutions. Chaque idéologie, religion, croyance ou valeur devient secondaire et hors de propos, et l’objectif numéro est de chercher à rester au pouvoir.

Ils maintiennent Assad au pouvoir en Syrie, ils ont des intérêts mutuels et servent le même genre de mentalité et afin d’éviter une implication directe officielle dans la crise, ils soutiennent des groupes mandataires dans différentes parties du Moyen-Orient.

En ce qui concerne l’Occident, les États-Unis et l’Europe doivent adopter une politique commune et unifiée. Vous devez avoir une politique à long terme justifiable à suivre. 600 millions d’Européens ont besoin d’une voix calme et harmonieuse. Les droits de l’homme doivent être protégés et promus tant au pays qu’à l’étranger.

Le peuple iranien a besoin d’amis et de partisans, mais l’ingrédient clé d’un changement durable ne peut provenir que des Iraniens eux-mêmes.

Audronius Ažubalis, ministre des Affaires étrangères de Lituanie (2010-2012)

Eduard Kukan, ministre des Affaires étrangères de Slovaquie (1998-2006) , député européen (2009-2019)

D’après mon propre expérience, je sais qu’il y a de nombreux politiciens européens qui soutiennent Madame Radjavi et le mouvement qu’elle dirige.

Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur les violations que ce régime en Iran commet, sa répression des femmes et l’écrasement de son opposition.

Le peuple iranien en a assez. Ils méritent bien mieux que ce qu’ils ont eu au cours des 40 dernières années.

Alexandr Vondra, ministre de la Défense de la République tchèque (2010-2012), vice-premier ministre (2007-2009), ministre des Affaires étrangères (2006-2007), eurodéputé

L’Iran est une dictature théocratique et une menace majeure pour la paix dans la région, ainsi que dans le monde entier. Le régime iranien actuel a ses racines dans sa nature médiévale. Elle trouve nécessaire d’exporter son idéologie fondamentaliste pour sa survie et sous la bannière de la religion.

Maintenant que Khamenei est extrêmement faible et effrayant par une société qui ressemble à une poudrière, il n’a d’autre choix que d’élever Ebrahim Raïssi.

En Occident, nous devons enfin changer de politique. L’UE a passé trop de temps à essayer d’amadouer l’Iran et son régime. On voit bien que cette politique n’a pas apporté de résultats positifs. L’accord JCPOA ne sert qu’au régime à trouver une voie cachée pour construire sa bombe.

Nous ne devons pas nous faire d’illusions sur la vraie nature du régime et ce régime ne doit pas être notre partenaire. C’est un ennemi et je ferais de mon mieux au Parlement européen pour souligner ce point.

Nous devons offrir notre soutien à l’alternative démocratique de l’Iran. Le Conseil national de la Résistance iranienne est dirigé par une femme, Mme Maryam Radjavi, et elle a un plan pour l’avenir de l’Iran.

Ryszard Kalisz, ministre de l’Intérieur de la Pologne (2004-2005)

Au cours des dernières décennies, la dictature religieuse a détruit l’Iran et amené la guerre et le terrorisme au Moyen-Orient.

Il est temps que la communauté internationale se montre solidaire du peuple iranien qui appelle à la liberté et à la démocratie pour reconstruire son pays et vivre dans la prospérité.

La communauté internationale et en particulier l’Union européenne ne peuvent rester silencieuses face à un traitement aussi scandaleux des défenseurs des droits humains en Iran.

Je voudrais attirer l’attention sur la très mauvaise situation économique en Iran en lien avec l’action des autorités iraniennes. La situation économique de l’Iran est dramatique et nous savons tous à quel point les actions négatives des autorités influencent la société.

L’Iran doit être une démocratie.

Lord Henry Bellingham, sous-secrétaire d’État au Foreign and Commonwealth Office (2010-2012)

Cela fait plus de 42 ans que vous défendez fermement vos convictions, vos principes, parce que vous croyez que les peuples ont le droit de voter et le droit d’avoir leur mot à dire.

Je dis juste à vous et à vos partisans, vos amis, que vous avez un très grand nombre de personnes dans notre Parlement au Royaume-Uni, dans différents parlements à travers l’Europe, en Amérique et dans l’ensemble du monde libre qui sont absolument derrière vous . Nous voulons votre réussite. Nous voulons que votre mouvement réussisse. Nous voulons la démocratie pour l’Iran.

Gilbert Mitterrand, président de la Fondation France Libertés, organisation française de défense des droits Humains

L’élection de Raïssi révèle la véritable nature tragique du régime iranien. C’est une véritable insulte à la mémoire des victimes du massacre de 1988 et une insulte à leurs familles.
Cette élection est aussi un aveu du régime qui ne se maintient que par la terreur. C’est aussi un défi à la diplomatie internationale et à la France en particulier. C’est un défi qui montre le régime des mollahs qui s’opposera toujours aux droits Humains.

Nous devons préciser notre demande ou nos exigences. L’alternative est nécessaire et est toujours possible. Elle est possible car la démocratie naît du peuple et non du régime. La désignation de Raïssi en tant que président est la preuve que ce régime ne sera pas démocratique.

Une alternative pour un Iran démocratique existe. Elle est symbolisée par le plan en dix points.

Le silence en ce moment, avec Raïssi comme président du régime, est inacceptable. Il est temps que la communauté internationale prenne conscience et exige un changement en Iran. Comment les institutions internationales peuvent-elles rester silencieuses ? Je suis fier de m’exprimer pour la liberté de l’Iran.

Tritan Shehu, député albanais, ministre des affaires étrangères (1996-1997)

La liberté et la démocratie sont un droit fondamental et universel, et le peuple iranien le mérite. Les Iraniens souffrent de l’utilisation abusive de la religion, de la corruption du gouvernement, et plus encore. Je comprends parfaitement pourquoi ils veulent la démocratie.

Cela est nécessaire pour éviter le l’intégrisme, qui fait le lit du terrorisme. Nous voulons une cohabitation pacifique entre les nations. Cela peut être garanti par l’instauration de la démocratie.

Corinne Lepage, ministre française de l’Environnement (1995-1997)

Je souhaite soutenir votre démarche visant à donner à votre peuple le pouvoir de choisir, la liberté de choisir ses dirigeants, son destin, son travail, sa religion, ses partenaires, etc. Je constate en Iran que les militants et les combattants de la liberté sont victimes de persécutions.

La désignation de Raïssi en tant que président ne fait qu’aggraver la situation. Nous devons être alarmés par cette situation et les crimes commis par cette personne. Je voudrais réaffirmer au peuple iranien que je suis à vos côtés et souhaiter que les Etats occidentaux fassent preuve de plus de courage lorsqu’ils parlent de l’Iran.

Nous voulons partager des valeurs qui doivent être défendues. Les régimes totalitaires qui nient les droits ne peuvent être soutenus.

Lucinda Creighton, ministre d’État irlandaise aux Affaires européennes (2011-2013)

Rama Yade, Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme de France (2007-2009)

La politique à l’égard de l’Iran semble être au point mort. Nous connaissons les violations commises par le régime.

Nous avons besoin de plus de liberté. Les Iraniens sont fatigués de ce régime, et ils veulent du changement. Je ne crois pas que la communauté internationale soit aussi aveugle et naïve. Nous connaissons tous la réalité de l’Iran. Nous connaissons également votre programme et ce que vous voulez pour l’avenir de l’Iran. Vous êtes un modèle pour l’avenir de l’Iran, pour la démocratie.

La communauté internationale ne veut pas voir la réalité et a décidé de suivre le régime. Cet accord ne mènera nulle part, et nous en sommes conscients.

Amb. Lincoln Bloomfield, Secrétaire d’Etat adjoint aux affaires politico-militaires des Etats-Unis (2001-2005)

En 2021, alors qu’Ebrahim Raïssi est appelé à devenir le prochain président de l’Iran, personne ne conteste que le peuple iranien est victime d’une autre dictature barbare et corrompue, qui cette fois-ci promeut cyniquement le Guide Suprême comme l’incarnation de l’autorité religieuse et politique. Il est impossible de blanchir le passé de Raïssi.
La situation actuelle de mon pays et d’autres pays est similaire à celle de 1953. Soutiendrez-vous une dictature corrompue ou respecterez-vous le peuple iranien dans sa demande légitime d’autonomie ?

Cette année, un diplomate iranien en Europe a été condamné à 20 ans de prison par un tribunal belge pour avoir conspiré un attentat à la bombe contre le rassemblement « Iran Libre » de 2018 en France.

Il est temps pour le monde de rétablir les faits de base sur qui est et qui n’est pas un terroriste. 40 ans de tromperie, de propagande et de désinformation du régime se dissolvent à mesure que l’étau se referme sur le régime assiégé de Téhéran.

Mon gouvernement a essayé pendant des années de persuader l’Iran de réformer son comportement et d’améliorer ses relations. Dans chacune de ces zones de crise [au Moyen-Orient], l’obstacle au progrès est l’Iran et ses milices inféodées.

Voici donc Ebrahim Raïssi, un homme personnellement impliqué dans l’un des pires crimes contre l’humanité depuis la Seconde Guerre mondiale. Le massacre d’environ 30 000 prisonniers politiques en 1988. Sa désignation par le biais d’une mascarade électorale mise en scène nous oblige tous, nos gouvernements et nos médias, à faire face à la vérité et à dire la vérité. Il n’y aura jamais de paix, de relations plus chaleureuses ou de commerce solide avec Téhéran sous ce régime.

À bien des égards, il s’agit d’un nouveau moment Mosaddeq. Son objectif d’un Iran démocratique bénéficiant de la richesse de la nation n’est jamais mort. Il vit dans les murs d’Achraf 3. Restons unis, disons non à la tyrannie et à la corruption, et oui à un Iran libre.

Theresa Payton, directrice de l’information de la Maison Blanche (2006-2008)

Theresa Payton, spécialiste en cybersécurité, elle a été la première femme à occuper le poste de directrice de l’information à la Maison Blanche :

Le régime a censuré Internet. Le gouvernement exploite magistralement des plateformes telles que Wikipédia, de faux comptes sur les réseaux sociaux et mène des campagnes de manipulation sophistiquées sur le Web pour réprimer le peuple iranien.

Le jeu répressif du gouvernement iranien n’est pas seulement un danger pour le peuple iranien, mais pour toutes les démocraties du monde.

C’est notre appel à l’action. Le monde doit se rassembler et se consacrer à une nouvelle approche audacieuse de la liberté pour le peuple iranien.

Première étape : nous avons besoin d’une stratégie globale dans tous les pays pour travailler avec les gouvernements et le secteur privé afin de permettre aux citoyens iraniens de parvenir à une république libre et démocratique.

Deuxième étape : nous devons nous assurer que le peuple iranien peut partager en temps réel les menaces sur ses manifestations anti-régime et ses appels à la démocratie.

Troisième étape : nous devons continuer à fournir un soutien financier, des conseils d’experts, des campagnes d’influence sur les médias traditionnels et les médias sociaux pour soutenir la liberté, l’honnêteté et la transparence pour le peuple iranien.

Mme Zinat Hashemi, membre du Conseil national de la Résistance iranienne

La colère bouillonnante du peuple iranien est le résultat de ce que le régime a fait au cours des quatre dernières décennies. Il récolte ce qu’il a semé. Il a sacrifié tout ce que le peuple avait pour sa propre survie. Mais il n’a pas pu détruire l’espoir du peuple pour le changement et un meilleur avenir. Aujourd’hui, la Résistance a des racines partout en Iran.
Cette Résistance représente l’avenir de l’Iran.

Kak Baba Sheikh Hosseini, secrétaire général de l’organisation Khebat du Kurdistan iranien

Le régime réprime le peuple kurde. Il est l’ennemi de tous les peuples d’Iran. Ce régime est cruel. Il a fondé son pouvoir sur la répression et la violence. Tous les quatre ans, les Guide Suprême organisent des élections truquées pour tenter de se légitimer. Cette année, le résultat était clair dès le début. Raïssi, le nouveau président du régime, est responsable du massacre des prisonniers politiques en 1988. Cette sélection est la preuve que le régime n’a aucune légitimité.

Klajda Gjosha, ministre albanaise de l’Intégration européenne (2013-2017)

Je suis très fière que l’Albanie soit devenue un refuge pour l’opposition iranienne et pour les personnes qui ont souffert et se sont opposées au régime qui s’est emparé de l’État iranien. Ils constituent une grande alternative. Nous les soutenons ici en Albanie. Ce qui se passe en Iran est absolument inacceptable et pour la communauté internationale, cela devrait être plus prudent et nous devrions tous tourner notre attention vers le peuple iranien.

Sénateur Michal Kaminski, vice-président du Sénat polonais

Frances Townsend, conseillère du président des États-Unis pour la sécurité intérieure (2004-2007)

Général James Conway, 34e commandant du corps des Marines des États-Unis

Général Jack Keane, vice-chef d’état-major de l’armée américaine (1999-2003)

Général Chuck Wald, commandant adjoint du Commandement européen des États-Unis (2002-2006)

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe