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Washington Post : les ingérences du régime iranien en Irak sape la stratégie des Etats-Unis dans la guerre en cours contre Daech

Avec ses ingérences en Irak, le régime iranien sape la stratégie des Etats-Unis dans la guerre en cours contre Daech, a mis en garde le journal Washington Post.

Voici quelques extraits d’un article sur ce sujet publié le 15 février 2015 par Washington Post :

« Les ingérences du régime iranien en Irak vont à l’encontre de l’objectif des Etats-Unis de renforcer le gouvernement central, reconstruire l’armée irakienne et promouvoir la réconciliation avec la minorité sunnite dans ce pays. »

« Les milices armées dont les effectifs sont estimés entre 100.000 à 120.000 hommes, sont en train de prendre le dessus sur l’armée irakienne qui est appauvrie et démoralisée. Selon des officiels américains et irakiens, depuis l’expédition en été dernier des forces gouvernementales vers la ville de Mossoul dans le nord de l’Irak, le nombre des combattants de l’armée irakienne est maintenant réduit à environ 48.000 soldats. »

« La récente offensive menée par l’Organisation Badr contre les positions de Daech dans la province de Diyala a davantage renforcé la position des milices chiites en tant que force militaire dominante dans une bande de territoire qui va du sud de l’Irak jusqu’à la ville de Kirkouk dans le nord du pays. »

« Les milices assument un rôle de plus en plus important. Elles utilisent des tactiques qui risquent de froisser les sunnites et d’aiguiser la dimension confessionnelle des conflits en cours en Irak. En s’appuyant sur des milices chiites, l’Iran a consolidé sa position déjà prédominante sur la scène irakienne, une situation qu’il est maintenant très difficile d’inverser. »

« Ces milices qui sont soutenues et souvent financées par l’Iran, proclament ouvertement leur allégeance au régime de Téhéran. La plupart des membres des milices telles que ‘Asaeb Ahl al-Hagh’ et ‘Kataëb Hezbollah’ sont des vétérans des combats menés contre des troupes américaines avant le retrait de celles-ci de l’Irak en 2011. »

« Dans de nombreux cas, la chaîne de commandement de ces milices va directement jusqu’à Téhéran. L’homme chargé de coordonner leurs activités est l’adjoint du conseiller pour la sécurité nationale de l’Irak, Abou Mahdi al-Muhandis, un Irakien dont le nom figure sur la liste noire du Département du Trésor pour ses liaisons avec les pasdaran (gardiens de la Révolution) du régime iranien. Abou Mahdi al-Muhandis a été condamné par contumace par la justice Koweïtienne pour son rôle dans les attentats contre les ambassades des Etats-Unis et de France au Koweït en 1983. »

« Les milices représentent un véritable danger et elles sont un facteur d’intensification des conflits interconfessionnelles en Irak. Dans le village d’al-Askari qui a été occupé par des milices chiites, avant leur départ, ces derniers ont brûlé et détruit toutes les maisons du village. Selon les sunnites, les milices chiites utilisent cette tactique dans le cadre de leur politique de nettoyage ethnique et leur plan d’empêcher que les sunnites retournent à leurs villages. »

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