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Massacre des prisonniers en Iran : « Raïssi, Nayeri et Pour-Mohammadi doivent s’expliquer et présenter des excuses » (vice-président du Majlis)

Massacre des prisonniers en Iran : « Raïssi, Nayeri et Pour-Mohammadi doivent s’expliquer et présenter des excuses » (vice-président du Majlis)

Le vice-président du Majlis (Assemblée du Conseil Islamique) qui fait fonction du Parlement du régime des mollahs, dans des propos rapporté le 16 août par l’agence Isna à Téhéran, et citant les noms les membres de la Commission de la mort qui sont impliqué dans les évènements relatifs au massacre des prisonniers politiques en 1988, a déclaré qu’ils « devraient s’expliquer et clarifier la question pour le peuple et s’y des lacunes se sont produits dans la manière d’appliquer les peines de s’en excuser. »

Ces propos surviennent quelques jours après la révélation d’un enregistrement audio d’une conversation qui date du 15 août 1988, entre l’ayatollah Hossein-Ali Montazeri, alors dauphin de Khomeiny, et des membres de la commission de la mort qui étaient chargés par ce dernier à liquider les membres et les sympathisants des Moudjahidine du peuple d’Iran dans les prisons. Montazeri évoque les massacres en cours et parle du « crime le plus terrible perpétré en république islamique depuis la révolution et pour lequel l’histoire va nous condamner ». il leur dit que ce « crime a été perpétré par vous. Et vous serez considérés au nombre des criminels de l’histoire.»

Les interlocuteurs de Montazeri présents dans la rencontre sont : Hossein-Ali Nayeri, juge religieux, Morteza Echraghi, procureur, Ebrahim Raïssi, vice-procureur, Mostafa Pour-Mohammadi, représentant du ministère du Renseignement (Vevak).

Le vice-président du Majlis, Ali Motahari qui a réagi à ces révélations a déclaré : « MM. Raïssi, Nayeri et Pour-Mohammadi qui était impliqué dans ces évènements doivent s’expliquer et clarifier la question pour le peuple, et bien entendu s’il y a eu lacune dans la manière d’appliquer les peines alors ils doivent présenter des excuses. »

Ces personnes occupent toujours des postes clés dans la plus haute sphère du régime : Nayeri est le chef de la Cour suprême compétente pour juger les magistrats, Pour-Mohammadi est ministre de la Justice du gouvernement d’Hassan Rohani et Raïssi était procureur général avant d’être nommé récemment par le Guide suprême Ali Khamenei à la tête d’un des plus puissants cartels religieux, politique et économique, la fondation d’Astane-Qods-Razavi, on parle même de lui comme un potentiel candidat pour remplacer le Guide suprême.

La révélation qui a été mis en ligne par le site officiel de l’ayatollah Montazeri (lui-même décédé en 2009) a fait l’effet d’une bombe en Iran sur une affaire tabou et dont le régime a tenté depuis 28 ans d’étouffer.

Depuis les déclarations se multiplient auprès des dignitaires du régime pour condamner la mise en ligne de l’enregistrement de cette rencontre confidentielle, enregistrement qui a été retiré, depuis, du site, suite à l’intervention du Vevak, selon Ahmad Montazeri, le fils de l’ayatollah, lui-même membre du clergé. Mais l’émotion et le dégoût suscitée dans la société après ces révélations amènent certains à réclamer des comptes y compris au sein du régime et d’autres à vouloir prendre leurs distances par rapport à ce massacre qui a entrainé la mort de plus de 30000 prisonniers politiques en l’espace de trois mois seulement.

Motahari prend la défense de Montazeri en affirmant qu’ : « il n’y a aucun doute sur le fait que ce document est bien celui de l’ayatollah Montazeri. Auparavant ceci avait été publié (Montazeri avait évoqué ce massacre dans ses mémoires publiées). Bien entendu ces propos ont été prononcés par soucis d’inquiétudes et bienveillance envers la révolution islamique. »

Chaque jour, a son lot de déclarations autour de ce sujet qui a bouleversé la société et de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer justice à l’extérieur du régime à commencer par les milliers de familles des victimes de ce crime abominable.

La résistance iranienne a demandé aux instances internationales et à l’ONU de se saisir de ce dossier et de faire traduire en justice les responsables. La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi a déclaré à ce propos : « En ce qui concerne le peuple iranien, il ne renoncera jamais à sa demande de poursuite de chacun des dirigeants du régime impliqué dans ce massacre, peu importe le nombre d’années que cela prendra. Les Nations Unies et le Conseil de Sécurité des Nations unies doivent prendre les dispositions politiques et juridiques nécessaires en ce qui concerne les poursuites internationales des dirigeants du régime pour ce crime contre l'humanité. »

 

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