vendredi, décembre 3, 2021
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Après la résolution de l’ONU sur les droits de l’homme, rencontrer Zarif c’est comme nourrir le crocodile

Mercredi, l’Assemblée générale des Nations Unies a officiellement adopté une résolution condamnant les violations des droits de l’homme en Iran – la 67e du genre. Cette décision s’est heurtée, comme on pouvait s’y attendre, à des réactions négatives de la part du régime iranien, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères insistant sur le fait qu’elle n’avait aucune validité juridique tout en essayant de détourner les détails du vote afin de blanchir les atrocités du régime.

Cette position pourrait être qualifiée d’hypocrisie pure exprimée par le Ministère des affaires étrangères du régime. Bien que l’Iran soit techniquement signataire de plusieurs accords internationaux sur les droits de l’homme, ses dirigeants ignorent régulièrement les détails spécifiques de ces accords en faisant valoir que les principes universels sont rendus invalides s’ils sont en conflit avec les valeurs locaux, c’est-à-dire les lois inhumaines de la charia. En vertu de ces «valeurs», l’emprisonnement, la torture et l’exécution de dissidents deviennent une pratique quotidienne sous l’accusation d ‘«inimitié envers Dieu».

Cette dernière accusation a été appliquée, par exemple, à Rouhollah Zam, qui a été enlevé par des agents iraniens alors qu’il voyageait en Irak, après avoir passé des années en tant que réfugié en France. Zam a été pendu samedi dernier après que sa condamnation a été confirmée par la Cour suprême des mollahs. L’exécution a provoqué un tollé général de la part des responsables européens et conduit à l’annulation du forum économique Europe-Iran.

La plupart des pays occidentaux ont été cohérents dans leurs déclarations publiques sur ce sujet, bien que peu d’entre eux aient jugé bon de donner suite à des actions concrètes destinées à contraindre le régime iranien à adopter un comportement plus humain. En d’autres termes, ils ont généralement adopté chacune des 67 résolutions sur les droits de l’homme de l’Iran. Et à chaque tournant, ils ont effectivement ignoré le fait que ce régime continuait à ne montrer aucune honte. Alors que certains des critiques espèrent que l’exécution du Zam pourrait inciter certains décideurs occidentaux à renverser cette tendance, la question reste ouverte de savoir s’ils prendront note et répondront de manière appropriée aux dénégations de la justice iranienne et du ministère des Affaires étrangères des mollahs.

Le jeudi 17 décembre, un prisonnier du nom de Shahab Javid a été exécuté à la prison centrale de Qom et samedi, deux prisonniers baloutches des noms de Behnam et Scheib Rigi ont été exécutés à Zahedan, au sud-est de l’Iran.

Dans le même temps, il a été annoncé que les ministres des Affaires étrangères des 4 + 1 devaient rencontrer le ministre des Affaires étrangères du régime Javad Zarif, le lundi 21 décembre. Lundi dernier, en raison de l’exécution de Zam, le Forum économique Europe-Iran a été annulé, mais juste après la résolution de l’ONU sur les droits de l’homme et l’exécution de 3 autres prisonniers, les ministres des Affaires étrangères de 4 + 1 vont rencontrer Zarif. Une honte.

«Le régime des mollahs prend les ressortissants européens en otage; attire et enlève des militants politiques iraniens en Europe et les exécute. Lundi dernier, une réunion avec Zarif a été annulée à ce sujet. En seulement une semaine, qui a été exonéré et comment ? » a tweeté Mohammad Mohaddessin, le président de la commission des affaires étrangères du CNRI, ajoutant:

«Rencontrer quelqu’un comparé à MAE d’Hitler par un député européen, c’est, comme l’a dit Churchill, nourrir le crocodile. Le régime iranien utilise ces relations comme une autorisation pour continuer à exécuter et à assassiner. La rupture des relations avec le régime offre de réelles perspectives de relations avec le peuple iranien dans un Iran libre. »

L’ampleur des récentes arrestations appelle à une attention sur le pire crime du régime lorsque 30 000 prisonniers politiques ont été systématiquement exécutés en trois mois en 1988. Personne n’a jamais été tenu responsable de ce massacre, et beaucoup ses principaux auteurs occupent toujours des postes très influents comme celui de ministre de la Justice et de chef du pouvoir judiciaire. Ces mêmes personnalités dirigent actuellement une grande partie de la conduite du régime en matière de droits de l’homme, ainsi que sa réponse aux critiques internationales.

Dans ces circonstances, ce serait le comble de la déraison d’attendre autre chose qu’une réponse dédaigneuse à une résolution de l’ONU, que ce soit la 67e ou la 100e du genre. Pour que ces résolutions aient un effet significatif, elles doivent être étayées par des sanctions multilatérales et un isolement diplomatique complet.

Si les décideurs occidentaux continuent de se contenter de déclarations creuses, ils donneront une légitimité indue au terrorisme du régime iranien à l’étranger et à davantage d’exécutions à l’intérieur de l’Iran.

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