dimanche, janvier 31, 2021
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Des agents iraniens ont utilisé la double nationalité pour mener leur visé terroriste en Europe

Tribunal d’Anvers en Belgique

De nouvelles preuves viennent démontrer la façon dont le couple de terroristes iraniens Nasimeh Naami et Amir Sadouni, ont abusé de leur statut de réfugié et de citoyenneté en Belgique pour agir pour le compte du Ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité (MOIS ou VEVAK).

Dans une opération coordonnée s’étalant du 28 juin au 1er juillet 2018, les services de sécurité européens ont arrêté le diplomate iranien Assadollah Assadi et ses trois acolytes, Naami, Sadouni et Mehrdad Arefani.

Cette association terroriste était en mission dans le but de faire exploser une bombe lors du rassemblement de la Résistance iranienne en France le 30 juin 2018. Assadi opérait pour le compte des plus hautes autorités du régime. Les preuves présentées lors de la mise en accusation par le procureur d’Anvers, ville dans laquelle les terroristes sont jugés, ont confirmé que ce projet terroriste était parrainé par le régime iranien.

Les nouveaux documents démontrent la façon dont Naami et Sadouni, bien qu’ayant le statut de réfugié et ayant obtenu plus tard la nationalité belge, se sont rendus secrètement en Iran pour recevoir des instructions du MOIS.

Au cours du procès (durant les audiences du 30 novembre et du 3 décembre 2020), le tribunal a examiné des preuves sur l’implication de Naami et Sadouni dans ce complot terroriste. Ils avaient plus de 240 000 euros sur leurs comptes bancaires et de l’argent liquide à leur domicile. Ainsi, en dépit de leurs affirmations selon lesquelles le régime avait fait pression sur eux pour participer à ce sinistre complot, ils étaient des agents bien formés par le MOIS.

D’autres éléments de preuve confirment encore ce fait.

Ces documents montrent qu’après avoir reçu un passeport iranien de l’ambassade iranien en Belgique en 2010, Naami a effectué plusieurs voyages en Iran pour être directement débriefée par les agents du MOIS et suivre des cours de formation sur le terrorisme et le renseignement. Certains de ces voyages sont enregistrés dans son passeport iranien, d’autres non.

Selon les documents, de 2010 à 2018, elle a effectué au moins 12 voyages en Iran. En 2010, elle a effectué deux voyages, en 2011 un voyage, en 2013 un total de quatre visites pendant 132 jours, en 2014 un voyage, en 2015 deux voyages, en 2017 deux visites et un voyage en 2018.

Sadouni l’a accompagnée lors de plusieurs voyages, en plus des voyages séparés qu’il a effectués en Iran.

1- Le 3 septembre 2010, le couple terroriste a voyagé de Düsseldorf à Téhéran puis à Ahvaz sur un vol commercial Mahan Air et est rentré en Belgique avec Iran Air un mois plus tard, le 2 octobre 2010.

2- Le 26 décembre 2010, selon les timbres de la page 40 du premier passeport de Naami, elle est partie pour Téhéran, l’aéroport de Khomeiny, et de là pour Ahvaz. Elle est revenue 18 jours plus tard, le 13 janvier 2011, en Belgique.

3- Le 20 décembre 2011, Naami et Saadouni ont voyagé sur Iran Air de l’aéroport de Cologne-Bonn à Téhéran et Ahvaz et sont retournés en Belgique environ un mois plus tard.

4- Le 10 mars 2013, Naami a quitté Düsseldorf pour Téhéran et Ahvaz et est revenu trois semaines plus tard, le 31 mars.

5- Trois mois plus tard, le 13 juin 2013, Naami et Saadouni ont volé d’Istanbul à Téhéran et de là à Ahvaz, et sont revenus le 4 juillet, après 20 jours, ce qui est enregistré à la page 10 du passeport de Naami.

6- Le 18 août 2013, Naami s’est rendue à Shiraz et est revenue un mois et demi plus tard, le 29 septembre, ce qui est inscrit à la page 39 de son passeport iranien.

7- Le 14 novembre 2013, Naami a quitté Amsterdam pour Téhéran et de là est allée à Ahvaz et est revenue 17 jours plus tard, le 1er décembre. Ceci est enregistré à la page 10 de son passeport iranien. Sadouni est parti pour l’Iran trois jours plus tard, le 17 novembre, et ils sont revenus ensemble.

8- Le 16 août 2014, selon les timbres de la page 7 de son passeport iranien, Naami est partie pour Téhéran via Bruxelles et est revenue le 28 septembre 2014, après 42 jours.

9- Naami et Saadouni sont partis pour l’Iran en novembre 2015, mais ce voyage n’est pas enregistré dans le passeport de Naami. Mais il est inscrit sur le passeport iranien de Saadouni.

10- Le 6 avril 2017, Naami a volé de Bruxelles à Amsterdam sur un vol KLM et de là à l’aéroport de Khomeini à Téhéran et est revenue douze jours plus tard, le 18 avril, enregistrée dans son passeport iranien.

11- Le 2 novembre 2017, Naami est arrivée à l’aéroport de Khomeini à Téhéran et est revenue 12 jours plus tard, le 14 novembre, qui est enregistrée à la page 40 de son passeport iranien.

12- Le 6 avril 2018, Naami a effectué un voyage urgent au Koweït et de là à Abadan. Le mardi 10 avril, elle est revenue et a informé Alireza Jamili (le petit ami de Naami) qu’elle était revenue d’Iran. Ce voyage a coïncidé avec la visite d’Assadollah Asadi en Iran, qui était en Iran du 28 mars 2018 au 24 avril 2018.

Ces nouveaux éléments de preuve démontrent comment le régime iranien et ses agents ont abusé de leurs privilèges dans l’Union européenne pour mener une opération terroriste qui aurait pu entraîner des milliers de morts et de blessés. Le régime, en particulier son ministère des Affaires étrangères , et le MOIS et ses agents, ont utilisé la politique de complaisance et l’inaction de l’Union européenne depuis des décennies pour opérer librement sur le sol de l’UE.

Comme il a été expliqué sur le site du CNRI, «le ministre des Affaires étrangères de Téhéran, Mohammad-Javad Zarif, est membre du Conseil suprême de sécurité nationale, qui avait approuvé la décision de mener à bien le complot à la bombe de 2018 à Paris. Assadollah Assadi est un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui a travaillé conjointement pour le MOIS. Le complot terroriste et le double rôle d’Assadi démontrent l’étroite collaboration entre le MOIS et le ministère des Affaires étrangères. Une telle coordination a lieu au plus haut niveau entre le ministre des Affaires étrangères du régime, Zarif, et son ministre des renseignements, Mahmoud Alavi, sous la supervision du guide suprême des mollahs, Ali Khamenei ».

Le procès d’Assadi et de ses complices a de nouveau souligné la nécessité pour l’UE de mettre fin à sa politique de complaisance, de traiter avec Zarif comme le principal facilitateur du terrorisme sur son sol, de fermer les ambassades du régime et d’expulser ses agents des pays européens. L’UE devrait également adopter une politique ferme en subordonnant ses relations avec le régime clérical à la fin du terrorisme et de l’aventurisme du régime dans la région.

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