mardi, septembre 29, 2020
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Iran : Alors que les querelles entre factions s’intensifient, les députés convoquent Rohani

– Javad Zarif, le ministre des Affaires étrangères du régime, a reconnu qu’en matière de politique étrangère, il a agi sous la direction du terroriste en chef Qassem Soleimani

– Le député Naghd-Ali : Il faut un procès pour poursuivre non seulement Zarif mais aussi Rohani pour trahison. Commençons la mise en accusation de Rohani aujourd’hui

Alors que les querelles entre factions s’intensifient au sein du régime, plusieurs députés ont demandé à interroger Hassan Rohani, et même à le mettre en accusation, lors de l’audition de Javad Zarif au parlement. Seyed Nasser Moussavi Largani, membre du bureau du parlement, a confié à l’agence Fars affiliée aux pasdarans le 5 juillet que « la motion visant à interroger Rohani a été signée par 200 députés jusqu’à présent et nous espérons obtenir d’autres signatures ».

Au cours de la même séance, tout en faisant référence à Zarif, Mohammad-Taghi Naghd-Ali, un député de Sedeh (Khomeyni-Shahr) a déclaré : « Bien qu’il y ait d’innombrables questions à poser à Zarif, il devrait y avoir un juge et un procès pour poursuivre non seulement Zarif mais aussi M. Rohani pour trahison contre la nation. Je vous dis, M. [Mohammad Baqer] Ghalibaf (le président du Majlis), que la feuille de route que le parlement a choisie ne nous mènera nulle part ! Rester assis ici et écouter les sornettes de certains ministres est inutile (…) Nous ne pouvons plus faire face au taux de change du dollar (qui monte en flèche) de 21 000 tomans, au prix des pièces d’or de 10 millions de tomans et au prix du poulet de 20 000 tomans. Ce sont les résultats de la politique de Rohani et de son équipe ces sept dernières années. M. Ghalibaf, c’est une perte de temps que de s’asseoir à écouter les paroles inutiles des ministres. Commençons la destitution du Président. »

Pendant ce temps, Ahmad Tavakoli, membre du Conseil de détermination des intérêts de l’Etat, a déclaré sur le site Alef : « Il n’y a rien de mal à ce que le Président vienne au Parlement et donne des réponses logiques aux questions des députés (…) Cependant, je suis davantage d’accord avec la mise en accusation de Rohani. Le président conduit le pays au bord de l’effondrement. Tout pays peut être confronté à une crise monétaire ; la dévaluation de sa monnaie nationale se situe généralement entre 25 et 50 %, mais en Iran, la situation est catastrophique. Du 10 avril 2018 à la fin août de la même année, en injectant de l’argent sur le marché, le gouvernement a gaspillé 18 milliards de dollars avec un taux de change de 4 200 tomans ainsi que 65 tonnes d’or, sous prétexte de fournir des biens et des besoins de base à la société. »

S’adressant à Zarif, Mojtaba Zonnour, le président de la commission de la Sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement, a déclaré : « Vous n’êtes pas le seul à qui je m’adresse aujourd’hui. Je m’adresse également au chef de l’Etat (Rohani). Le premier point est que, dès le départ, les buts et objectifs de notre politique étrangère ont été fixés de manière erronée. Vous avez fixé les priorités à l’envers. Pourquoi avez-vous quitté la région sous le couvert de négociations au cours des trois (dernières) années ? »

Gholamhossein Karami, un autre député, a déclaré à Zarif : « Ce qui s’est passé est le résultat de votre politique ou de la pensée révolutionnaire de la résistance ? Est-ce le résultat de vos efforts ou de ceux de Qassem Soleimani ? Pouvez-vous citer un domaine dans lequel les théories du gouvernement de M. Rohani n’ont pas fait reculer le pays ? »
En réponse, Zarif a assuré aux députés que la politique étrangère du régime était entièrement sous le contrôle de Khamenei et des semblables à Qassem Soleimani, ajoutant : « La politique étrangère dans la constitution est sous la juridiction du Guide suprême (Khamenei), et c’est lui qui détermine la macro politique étrangère du pays. » Il a ajouté : « Qassem Soleimani et moi avions l’habitude de nous rencontrer et de nous coordonner chaque semaine. Ensemble, nous coordonnions les questions régionales. Ceux qui l’ont connu (Soleimani) et qui connaissaient et avaient des relations avec Hassan Nasrallah et la résistance irakienne, libanaise et palestinienne, savent comment fonctionnaient nos relations. »

L’escalade des luttes intestines au sein du régime est avant tout le reflet des crises incurables d’une dictature illégitime et impopulaire au bord de l’effondrement.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 7 juillet 2020

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