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Iran : Le rôle des drones dans l’incitation à la guerre régionale et au terrorisme de la force Qods

Le bureau du représentant du Conseil national de la Résistance iranienne aux Etats-Unis (CNRI-US) a organisé une conférence de presse et dévoilé des aspects jusqu'alors non divulgués du programme massif de drones du régime iranien.
US CNRI Conferénce Iran

Mercredi 6 octobre 2021, le bureau du représentant du Conseil national de la Résistance iranienne aux Etats-Unis (CNRI-US) a organisé une conférence de presse et dévoilé des aspects jusqu’alors non divulgués du programme massif de drones du régime iranien.

Soona Samsami, la représentante du CNRI-US, a ouvert la conférence
Soona Samsami

Soona Samsami, la représentante du CNRI-US, a ouvert la conférence, et M. Alireza Jafarzadeh, directeur adjoint du bureau du CNRI-US, a présenté le rapport.

Les nouveaux détails alarmants sur le programme, géré par la force Qods affiliée aux pasdaran, ont été recueillis par le réseau de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) en Iran.

Au cours des deux dernières décennies, le CNRI a exposé des dizaines de sites et de centres parmi les plus importants du programme d’armes nucléaires de Téhéran, de son ambitieux programme de missiles et de son réseau de terrorisme dans la région.

Voici le texte du rapport du bureau du représentant du Conseil national de la Résistance iranienne au Etats-Unis :

Des informations nouvellement divulguées sur les drones, l’utilisation, le stockage, la formation et l’exportation

Le recours des pasdaran aux drones et aux missiles pour masquer les faiblesses fondamentales de l’armée de l’air

6 octobre 2021

Les drones sont l’une des principales armes utilisées par Téhéran pour exporter le terrorisme et le bellicisme, c’est pourquoi, au cours de la dernière décennie, Téhéran a investi massivement dans la production de drones malgré des défis économiques drastiques.

La force Qods affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran) utilise principalement divers drones pour ses opérations terroristes et pour approvisionner ses mandataires dans la région. Dans une certaine mesure, le régime tente de compenser la désuétude et la décrépitude de son armée de l’air grâce à cette technologie.

Aujourd’hui, pour la première fois, nous partageons des informations sur les systèmes de production et d’utilisation sur la base d’informations obtenues auprès de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).

Section 1

Production de drones par le ministère de la Défense et les forces aérospatiales des pasdaran

Pour produire des drones, le régime théocratique fait passer en contrebande certaines des pièces principales, comme les moteurs et les composants électroniques, depuis des pays étrangers ; les autres composants nécessaires sont produits dans diverses industries en Iran.

Selon nos informations, il existe en Iran huit industries chargées de la fabrication des drones. Certaines de ces industries relèvent de l' »Organisation des industries de l’aviation » du ministère de la Défense, notamment Quds Air Industries, Iran Aircraft Manufacturing (HESA), Fajr Industries et Basir Industries.

D’autres sections de ces complexes sont affiliées aux forces aérospatiales des pasdaran ou aux différentes forces armées du régime, ou opèrent sous l’apparence d’institutions privées.

1 – Ghazanfar Roknabadi Industries

Ghazanfar Roknabadi Industries, affiliée à la force aérospatiale des pasdaran, est impliqué dans la production de drones. Cette entité fournit un soutien et une formation aux usines de la force aérospatiale des pasdaran. Elle construit différentes parties de drones pour les pasdaran et d’autres industries liées à l’aérospatiale.

Le complexe de Ghazanfar Roknabadi comprend des dizaines de hangars et de bâtiments. L’espace de travail pour les moteurs et les caméras des drones est situé dans la partie nord du complexe, que l’on peut voir sur les photos aériennes suivantes.

L’espace de stockage des différentes pièces liées à la force aérospatiale est situé dans la partie sud du complexe.

Selon les rapports obtenus, les matières premières pour la fabrication des pièces de drones, telles que les tissus et les fibres spéciales, sont importées de Chine.

Ce centre est situé sur la vieille route de Karaj (Fatah Highway), boulevard Bilal (Sepahe Eslam), côté est du boulevard.

Ghazanfar Roknabadi Industries
Ghazanfar Roknabadi Industries
Le bâtiment 1 est le bureau de la sécurité, le bâtiment 2 est l'atelier des moteurs et des caméras, le bâtiment 3 est le hall de production.
Le bâtiment 1 est le bureau de la sécurité, le bâtiment 2 est l’atelier des moteurs et des caméras, le bâtiment 3 est le hall de production.

2 – La production de drones des forces armées à Semnan

À partir de 2019, les forces armées du régime ont lancé un nouveau complexe de drones, une unité spécialisée dans les drones dont le siège est à Semnan. Toutes les institutions militaires, y compris les pasdaran, le Bassij, les forces de sécurité de l’État (SSF) et la défense de l’armée, sont conjointement actives dans ce complexe. Ce complexe est essentiellement un groupe de travail spécialisé dans la production de drones, et travaille sur la conception et la reproduction de drones légers et silencieux. Plusieurs spécialistes des technologies de l’information et d’ingénieurs travaillent dans cette unité. Les drones produits sont destinés à contrôler les frontières occidentales et orientales du pays. Les spécialistes transportent les pièces détachées à l’endroit souhaité et y assemblent le produit final.

Usine de production de drone à Semnan
Usine de production de drone à Semnan

3 – Quds Air Industries

Quds Air Industries opère sous l’Organisation de l’industrie aéronautique du ministère de la Défense. Elle a changé son nom en « Light Aircraft Design and Construction Industries » le 13 décembre 2019. Le siège est situé à 4 km de l’autoroute spéciale Téhéran-Karaj et est adjacent à la base aérienne Ghadr des pasdaran à l’aéroport de Mehrabad.

Quds Air Industries près de l’aéroport de Mehrabad
Quds Air Industries près de l’aéroport de Mehrabad
 Quds Air Industries du ministère de la Défense
Quds Air Industries du ministère de la Défense
1 1 est un nouveau bâtiment administratif ; 2 une section de conception ; 3 un hall d'assemblage ; 4 une section informatique ; 5 des sections de tests finaux
1 1 est un nouveau bâtiment administratif ; 2 une section de conception ; 3 un hall d’assemblage ; 4 une section informatique ; 5 des sections de tests finaux

4 – Fajr Industries

Fajr Aerospace Industries and Composite Materials est l’une des usines contrôlées par l’Organisation de l’industrie aéronautique du ministère de la Défense. Elle produit de petits avions monomoteurs. Certains matériaux et pièces liés aux drones sont également produits par Fajr. Fajr Industries est situé à côté de Quds Air Industries sur la route spéciale de Karaj.

Fajr Industries située après la Quds Air Industries
Fajr Industries située après la Quds Air Industries

5 – Société de fabrication d’avions d’Iran (HESA)

Cette société est l’une des plus grandes filiales de l’Organisation de l’industrie aéronautique du ministère de la Défense. Elle est située à Shahin Shahr, Ispahan. Outre la fabrication de pièces d’avion, elle est également impliquée dans la construction de drones et de leurs composants. Le drone Ababil, un type de drone plus petit, a été construit pour la première fois par cette société. Le directeur actuel de cette entreprise est Hamid Reza Nouri.

HESA à Shahin Shar, Isfahan
HESA à Shahin Shar, Isfahan

6 – Basir Industries (à Babol)

Basir Industries est une filiale de l’Organisation de l’industrie aéronautique du ministère de la Défense. Elle produit diverses pièces et composants pour les industries aérospatiale et maritime, notamment la production de petites batteries pour les drones et également des moteurs diesel pour les vedettes rapides des pasdaran. Cette entreprise est située à 1 km de l’autoroute Babol – Amol.

Basir Industries situé à 1 Km de l’autoroute Babol – Amol
Basir Industries situé à 1 Km de l’autoroute Babol – Amol.

7 – Bespar Sazeh Composite Company

Bespar Sazeh Composite fabrique des pièces de carrosserie de drones. Elle a été créée en 2015. L’entreprise opère principalement dans les domaines de la conception, de la modélisation, du moulage et de la production de diverses pièces en composite et en métal.

L’adresse d’origine de cette société en 2015 était près de l’emplacement de Quds Air Industries sur la route de Karaj. En 2016, elle a été déplacée dans la zone de Mallard, dans le sud-ouest de Téhéran. Le nouvel emplacement est proche des casernes de missiles et de drones des pasdaran, notamment les casernes Falaq et Sajjad.

Bespar Sazeh, impliquée dans la construction des drones Mohajer
Bespar Sazeh, impliquée dans la construction des drones Mohajer
 Hall 1, production de pièces composites ; 2 le bureau administratif de Bespar Sazeh ; 3 le bureau de Quds Air Industries
Hall 1, production de pièces composites ; 2 le bureau administratif de Bespar Sazeh ; 3 le bureau de Quds Air Industries
Photo prise de l'extérieur de la société Bespar Sazeh Photo prise de l'extérieur de la société Bespar Sazeh
Photo prise de l’extérieur de la société Bespar Sazeh Photo prise de l’extérieur de la société Bespar Sazeh

Selon des informations obtenues en Iran, cette société produit le fuselage de divers types de drones, y compris pour les drones dits Mohajer.

D’après ces rapports, l’entreprise se procure environ 50 % des matières premières dont elle a besoin en Iran. Les 50 % restants sont acheminés en contrebande depuis l’étranger. Actuellement, d’autres types de matières premières sont importés de Chine, de Turquie et de Corée du Sud. Par le passé, l’entreprise importait des fibres de verre de haute qualité de France et d’autres matériaux, comme de la résine de haute qualité, d’Allemagne et des États-Unis. Cependant, elle n’est plus en mesure de le faire en raison des sanctions et s’approvisionne en Chine en matières premières de moindre qualité.

8 – Paravar Pars Company et l’aéroport de Sepehr

En 1995, les pasdaran a commencé à mettre en place un aéroport et un complexe militaro-industriel à l’est de l’université Imam Hossein. L’aéroport de Sepehr et le complexe fonctionnent sous la supervision de la société Paravar Pars, qui appartient à l’unité de recherche en aviation de l’université Imam Hossein, elle-même affiliée aux pasdaran. La société copie des modèles existants et construit des avions ultralégers et des drones, et installe également des caméras et d’autres équipements sur les drones. La société Paravar Pars et l’aéroport de Sepehr sont placés sous le contrôle de la force aérospatiale des pasdaran depuis 2005. La force aérospatiale des pasdaran utilise cet aéroport pour s’entraîner avec des drones et des avions légers.

Vue de l’aéroport de Sepehr utilisé par les pasdaran pour l’entraînement avec des drones
Vue de l’aéroport de Sepehr utilisé par les pasdaran pour l’entraînement avec des drones

Section 2

Centres de stockage et d’utilisation des drones utilisés par la force aérospatiale des pasdaran

La force aérospatiale des pasdaran, qui a remplacé l’armée de l’air dans la structure des l’organisation, compte cinq commandements, dont le commandement des drones. Le commandement des drones dispose de plusieurs groupes stationnés dans différentes bases en Iran.

Commandement des drones de la force aérospatiale des pasdaran : En plus du commandement des drones, la force aérospatiale des pasdaran comprend le commandement des missiles, le commandement aérien, le commandement de la défense aérienne et le commandement spatial.

Le centre de commandement des drones de la force aérospatiale des pasdaran : Le centre de commandement des drones est l’une des subdivisions de la force aérospatiale. La force aérospatiale, dirigée par le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, comprend également les unités de commandement des missiles, de commandement aérien, de défense aérienne et de commandement spatial. Il existe 7 centres de maintenance et d’utilisation des drones, qui comprennent :

– Le siège du centre de commandement des drones à Dastvareh (siège de la force aérospatiale des pasdaran) au nord-ouest de Téhéran.

– La base aérienne de Karimi à Kashan.

– La base Badr à Ispahan.

– La base aérospatiale d’Ahvaz.

– L’unité UAV à Kermanshah.

– Garnison Sajjad et Garnison Falaq appartenant à la Force aérospatiale des pasdaran dans la région de Mallard (ouest de Téhéran).

Poste de commandement des drones de la force aérospatiale (garnison de Dastvareh) :

Le poste de commandement des drones est situé dans la garnison de Dastvareh, qui est également le quartier général de la force aérospatiale des pasdaran situé dans un bâtiment séparé. Le général de brigade Saeed Aqajani, actuel chef du commandement des drones, est stationné à cet endroit.

Le commandement des drones est situé à la garnison de Dastvareh, qui est le quartier général de la force aérospatiale des pasdaran.
Le commandement des drones est situé à la garnison de Dastvareh, qui est le quartier général de la force aérospatiale des pasdaran.
Carte de l'Iran montrant 8 centres de fabrication d'UAV et 7 centres de maintenance et d'utilisation d'UAV
Carte de l’Iran montrant 8 centres de fabrication d’UAV et 7 centres de maintenance et d’utilisation d’UAV

Section 3

Structure organisationnelle de la force Qods en relation avec les drones

La force Qods affiilée aux pasdaran a affecté des départements de son quartier général au programme de drones dans le but d’équiper ses mercenaires et milices dans la région avec des drones.

Département du Renseignements de la force Qods :

Au sein du département du Renseignement de la force Qods, une division est chargée de commander et de se procurer des drones. Cette division identifie la quantité et les types de drones nécessaires en fonction des conceptions et des objectifs particuliers de chaque pays cible. Ces demandes sont ensuite soumises au ministère de la Défense. Les drones demandés sont principalement fournis par le principal site de production de drones, qui est une filiale de l’Organisation des industries de l’aviation au sein du ministère iranien de la Défense.

Département de Formation de la force Qods :

Le département de formation de la force Qods est chargé de former les mercenaires et les mandataires du régime. Il fait venir les mercenaires des groupes militants de différents pays en Iran et plus précisément au siège de ce département à la garnison Imam Ali. Par la suite, les agents sont envoyés dans différentes sections en fonction du type de formation sur les drones dont ils ont besoin par rapport au niveau et au type de missions qui leur est assigné.

Outre la formation à l’utilisation des missiles et aux opérations de sabotage, le département de formation de la force Qods dispense une formation systématique à l’utilisation des drones. Il existe différents groupes de formation à la garnison Imam Ali de la force Qods (située à la sortie 20 km de l’autoroute Téhéran-Karaj). L’un de ces groupes est l’unité dite spécialisée (technique). Ce groupe comprend trois subdivisions : les drones, les missiles, et l’armement lourd et sa réparation.

La section de formation aux missiles est connue sous le code 340. La formation aux drones a pour code 330. L’armement lourd et sa réparation est connu sous le code 320.

Outre la formation à l’utilisation des missiles, l’unité spécialisée du département de la Formation, qui se trouve près de la ville de Semnan, dispense une formation à l’utilisation des drones aux mercenaires de la force Qods.

Certains domaines de formation de plus haut niveau sur l’utilisation des drones sont assurés par des experts en drones de la force aérospatiale des pasdaran à la base de Karimi à Kashan.

Département Logistiques de la force Qods :

Au sein du département logistique de la force Qods, il existe un bureau de contrebande chargé de faire passer des armes et des équipements à des agents dans les pays de la région.

Ce bureau utilise diverses voies aériennes, terrestres et maritimes pour envoyer des armes et des équipements, y compris des pièces de drones, aux pays de la région.

Par voie aérienne : Une partie des armes et des équipements est régulièrement envoyée aux pays cibles via la base des pasdaran à l’aéroport de Mehrabad.

Par voie terrestre : Une partie de ces équipements, dissimulés dans des conteneurs, est envoyée par camion en Irak, en Syrie et au Liban via la frontière terrestre.

Par voie maritime : D’autres équipements sont acheminés en contrebande sur des bateaux des pasdaran vers le Yémen et d’autres régions, via des ports contrôlés par les pasdaran.

De cette façon, la force Qods, en collaboration avec le ministère de la Défense et la Force aérospatiale, transfère des armes de drones et des besoins en formation et autres à ses groupes de mercenaires.

La force Qods utilise diverses voies (aériennes, terrestres et maritimes) pour envoyer des armes et des équipements, y compris des pièces de drones, à ses mandataires dans les pays de la région.
La force Qods utilise diverses voies (aériennes, terrestres et maritimes) pour envoyer des armes et des équipements, y compris des pièces de drones, à ses mandataires dans les pays de la région.

Attaques terroristes à l’aide de drones en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen et en Palestine

Une fois que les drones sont envoyés par le quartier général de la force Qods en Iran vers d’autres pays de la région, ils sont assemblés dans des casernes militaires (comme l’ancien Camp Achraf en Irak) par du personnel qualifié.

Les drones qui sont ensuite produits soit par les officiers des forces aérospatiales des pasdaran, qui opèrent sous le commandement du détachement de la force Qods dans ce pays, soit par le personnel formé des groupes d’agents inféodés de la force Qods, sont utilisés dans des missions de reconnaissance ou opérationnelles dans le pays hôte.

Comment la force Qods se sert des drones dans 5 régions spécifiques :

La Syrie : Au cours du conflit syrien, les pasdaran ont constamment utilisé des drones pour identifier et attaquer les forces d’opposition syriennes et pour renforcer l’armée de Bachar el-Assad. Plusieurs membres des forces aérospatiales des pasdaran sont actuellement stationnés en Syrie (depuis l’été 2021). L’un des aéroports utilisés pour l’exploitation des drones est celui de Palmyre. Le personnel des forces aérospatiales des pasdaran se rend à cet aéroport pour effectuer des missions. Le quartier général des forces aérospatiales se trouve dans la ville de Palmyre. Les drones envoyés en Syrie sont envoyés en pièces détachées, et assemblés par les pasdaran dans leurs ateliers et usines en Syrie. Certaines pièces, comme les moteurs de drones, sont achetées directement en Chine et expédiées en Syrie.

L’Irak : Dans les années qui ont suivi le retrait des forces de la coalition multinationale, les pasdaran ont fait un usage intensif des drones à l’intérieur de l’Irak, les mettant à la disposition des groupes militants affiliés aux pasdaran. Un exemple en est donné par cette photo des drones livrés au groupe Al-Nujaba en Irak, qui agit comme l’un des mercenaires de la force Qods.

Lors d’une parade organisée par le Front de mobilisation populaire en juin 2021, ces groupes, dont Al-Nujaba, ont exposé leurs drones. Toutes les pièces de ces drones avaient été envoyées par les pasdaran depuis l’Iran.

Les pièces des drones sont envoyées séparément par voie aérienne à l’aéroport de Bagdad ou par voie terrestre aux groupes Hashad al-Shaabi. Ces pièces sont assemblées dans des ateliers affiliés aux pasdaran.

Liban : En 2003, sept membres du Hezbollah libanais ont reçu une première formation sur l’avion Mohajer-4 à la Quds Air Industries, qui produit des drones. Par la suite, le régime a envoyé plusieurs de ces appareils au Hezbollah au Liban. En raison de l’importance de l’utilisation des drones pour les actes terroristes, en 2006, Imad Mughniyeh s’est rendu à l’aéroport de Sepehr lors d’une visite à Téhéran pour voir comment les drones étaient lancés à partir de véhicules.

Yémen : La force Qods affiliée aux pasdaran fournit également des drones à l’Ansarollah yéménite (Houthites) à grande échelle. Les Houthites utilisent systématiquement des drones dans leurs attaques, et leurs drones sont constamment abattus en territoire saoudien. Selon un rapport du 27 novembre 2016, la saisie de six drones Qasef-1 en cours de transfert d’Oman au Yémen (qui est une route de contrebande courante vers le Yémen) montre que le Qasef-1 n’a pas été fabriqué au Yémen, mais transféré depuis l’Iran. Le drone Qasef-1 est similaire aux drones Ababil-2 construits par les pasdaran.

Les régions kurdes : Le régime des mollahs se sert également des drones pour attaquer les régions kurdes afin de réprimer les groupes et les réfugiés kurdes iraniens. Ces dernières semaines, le régime a utilisé de tels drones pour réprimer les Kurdes iraniens dans ces régions.

Conclusion :

Un examen du cycle complet de la production, de l’utilisation et de l’exportation de drones et de son expansion au cours des dernières années révèle ce qui suit :

1. Malgré et en partie grâce aux concessions faites dans le cadre de l’accord nucléaire (JCPOA) et à la décision des pays occidentaux de fermer les yeux sur les activités déstabilisatrices de Téhéran, l’exportation du terrorisme et l’incitation à la guerre dans la région restent un pilier pour la préservation du régime, et ont gagné en importance aux yeux du régime.

2. Le régime dépense des milliards de dollars pour ses programmes de missiles et de drones alors que 80 % de la population iranienne vit en dessous du seuil de pauvreté et que les budgets consacrés aux soins de santé, à l’éducation et aux autres besoins nationaux sont abyssalement inférieurs aux dépenses militaires. Pendant la pandémie de Coronavirus, le régime n’a apporté aucune aide au peuple iranien et le nombre de victimes a atteint 450 000 à ce jour, dépassant de loin les autres pays sur une base par habitant. Au cours des dernières années, le peuple iranien a scandé : « Non à Gaza, non au Liban, ma vie seulement pour l’Iran » et « Quittez la Syrie, pensez plutôt à nous ».

3. Ces activités prouvent que les milliards de dollars que le régime a gagnés grâce à l’assouplissement des sanctions dans le cadre de l’accord nucléaire et spoliés de la richesse nationale iranienne sont expropriés par le régime pour construire et produire de telles armes afin d’exporter le terrorisme et le bellicisme dans la région.

4. Toute transaction avec Téhéran par toutes les parties occidentales, en particulier après l’investiture de Raïssi, doit cesser. Toutes les activités, y compris la production, l’utilisation et la recherche sur les drones et le programme de missiles du régime doivent être incluses dans les demandes. Sinon, en raison de ses graves faiblesses intérieures, le régime des mollahs mettra davantage l’accent sur la création d’une instabilité régionale afin de gagner du temps et de préserver son pouvoir.

5. Aucune des sanctions contre le régime ne devrait être levée tant qu’il n’aura pas mis fin à son comportement de voyou et à son intransigeance dans la région, ainsi qu’à sa répression du peuple iranien.

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