jeudi, août 5, 2021
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Iran: Zarif fait l’éloge des extrémistes sauf lorsqu’il tente de manipuler l’Occident

Les apologistes des mollahs ont tenté de donner l’impression que la fuite de la semaine dernière d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères des mollahs, Javad Zarif, montre le sérieux fossé qui existe entre les «extrémistes» et les «réformistes» au sein du régime clérical. Mais ils ont échoué. Dimanche, le guide suprême du régime, Ali Khamenei, a qualifié les propos du ministre des Affaires étrangères de «grosse erreur», suscitant ainsi une série d’excuses rampantes de la part de Zarif, qui a réaffirmé sa fidélité à un système qui fournit au chef du clergé l’autorité absolue dans tous les domaines politiques, y compris la politique étrangère.

Zarif a profité de l’occasion pour signaler l’unité au sein du régime. Commentant la substance de son interview divulguée, il a déclaré que la fuite était l’œuvre des «ennemis» du régime iranien. Dans une publication sur Instagram, Zarif a pratiquement demandé pardon, affirmant: «Je suis tellement désolé qu’une partie de mes propos ait été volée… et que cela vous, guide suprême, ait fait ressentir des regrets.»

Dans cette interview, Zarif se plaignait d’avoir mis son rôle de politique étrangère sur la touche alors que les priorités du régime tendaient vers les objectifs paramilitaires promus par le Corps des gardiens de la révolution islamique et en particulier par le cerveau du terrorisme iranien, Qassem Soleimani, le chef de la force terroriste Qods éliminé l’année dernière. Soleimani a été tué lors d’une frappe de drone américain en janvier 2020, après quoi les autorités ont déployé des efforts considérables mais infructueux pour le présenter comme un héros.

Zarif et d’autres responsables de la soi-disant faction réformiste du régime ont participé activement à cet effort, pleurant les funérailles de Soleimani et louant publiquement le rôle qu’il avait joué pour étendre l’influence destructrice du régime et défendre ses intérêts dans des pays comme la Syrie et l’Irak. Ces déclarations correspondaient à l’attitude que les «réformistes» ont montrées à l’égard du commandant de la Force Qods pendant que Soleimani était encore en vie.

En 2019, après que les États-Unis aient étendu la désignation terroriste de la Force Qods à l’ensemble du CGRI, Zarif a accepté avec empressement une invitation au siège du CGRI et a prononcé un discours qui abordait, entre autres, sa relation de coopération avec Soleimani. Zarif a proclamé que lui et son supposé rival en matière de politique étrangère étaient, en fait, presque toujours sur la même longueur d’onde. Son discours a affirmé que les deux hommes n’ont jamais reconnu de différences de perspective significatives pendant la longue période où ils avaient des réunions de stratégie hebdomadaires.

L’interview divulguée de Zarif n’a contredit rien de tout cela. Il a simplement décrit la politique étrangère du régime comme donnant la priorité aux questions militaires, ou plutôt au terrorisme, que la diplomatie.

Il est beaucoup plus probable – presque certain – que la rupture éphémère de Zarif avec ses mentores fait partie d’une stratégie de longue date visant à manipuler l’opinion occidentale pour qu’elle renoncent à la pression sur les autorités extrémistes du régime iranien. L’Europe et les États-Unis ont malheureusement cédé à ce stratagème à de nombreuses reprises dans le passé, mais ils ne doivent pas le faire maintenant après que Téhéran a été rendu inhabituellement vulnérable par le double effet de la pression maximale et des troubles massifs et organisés dans toute la société iranienne.

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