lundi, février 1, 2021
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Iran : Zarif reconnaît ses liens étroits avec la force terroriste Qods

A la veille du premier anniversaire de la frappe de drone américain qui a tué le numéro un du terrorisme iranien, les médias officiels du régime ont publié des commentaires rétrospectifs sur sa vie. Notamment les propos d’un adjoint du Ministre iranien des affaires étrangères, affirmant que Mohammad Javad Zarif et Qassem Soleimani ont maintenu des relations de travail étroites jusqu’au décès de ce dernier.

Le vice-ministre des Affaires juridiques et internationales, Mohsen Baharvand, a déclaré: «Je n’oublierai jamais que lorsque je me suis rendu au Bureau des études politiques du ministère des Affaires étrangères, qui se tenait les mardis à 7h30, pour assister à une réunion stratégique sur les relations extérieures, j’ai vu le glorieux martyr, le général Qassem Soleimani, sortir hors de la salle de réunion avec le M. Zarif. »

Les souvenirs de Baharvand confirment ce que Zarif avait lui-même affirmé en 2019 au moment où il a été invité à visiter le siège du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). En plus de qualifier cette visite de grand honneur, le haut diplomate du régime a souligné qu’il avait toujours coordonné étroitement ses décisions avec Soleimani, qui a longtemps été à la tête de la division des opérations spéciales étrangères du CGRI, la Force Qods.

Selon Zarif, cette coordination était facilitée par des réunions hebdomadaires, vraisemblablement les mêmes réunions que Baharvand voyait souvent les deux hommes partir ensemble. Quant au contenu de ces réunions, Zarif semble indiquer qu’il y avait rarement de désaccord entre eux en ce qui concerne les objectifs et les stratégies de la politique étrangère du régime. « Le commandant Soleimani et moi n’avons jamais senti que nous avions quelques différents que ce soit », a-t-il déclaré dans les médias d’État en septembre 2019. «Nous travaillons en étroite collaboration depuis plus de 20 ans ».

Iran FM Javad Zarif, and Chieftain terrorist Qassem Soleimani, two side of the same coin

Cette longue collaboration de Zarif montre qu’il a une part de responsabilité évident dans nombre de crimes les plus graves et les activités déstabilisatrices du régime dans la région et dans le monde. Zarif a soutenu Soleimani quand il a joué un rôle de premier plan dans le soutien au dictateur syrien Bashar al-Assad, dans une guerre civile qui a tué des centaines de milliers de personnes et déplacé des millions. Les deux hommes se sont également mis d’accord sur les efforts de Téhéran pour déclencher une autre guerre civile au Yémen via le groupe intégriste houthi. Les conditions actuelles dans ce pays ont souvent été décrites comme la pire crise humanitaire au monde.

La collaboration entre Soleimani et Zarif a également eu des conséquences pour le peuple iranien lui-même. Bien que le rôle principal de Soleimani ait été de projeter la puissance iranienne au-delà des frontières, il a également contribué à la répression de la dissidence intérieure pendant les périodes de troubles. «Au cours des séditions de 1999 et 2009, Haj Qassem était dans les rues pour combattre les anti-révolutionnaires et a pris des mesures efficaces pour contenir l’insécurité et les émeutes», a déclaré l’ancien haut-commandant du CGRI, Mohammad Ali Jafari, en faisant l’éloge du chef de la Force Qods peu de temps après sa mort.

Bien que Zarif n’ait assumé son rôle actuel qu’après l’élection de Hassan Rohani à la présidence du régime en 2013, sa carrière diplomatique a longtemps consisté à minimiser les violations des droits humains du régime iranien aux yeux de la communauté internationale. Environ deux ans après le début de son mandat en tant que ministre des Affaires étrangères, alors que d’innombrables personnes croupissaient encore en prison pour leur participation aux manifestations pacifiques de 2009, Zarif a déclaré lors d’une discussion à l’Université de New York, que « les autorités iraniennes n’emprisonnent pas les gens pour leurs opinions. » De telles affirmations risibles ont finalement conduit l’administration américaine à sanctionner Zarif et à imposer des limites à sa liberté de mouvement à l’intérieur des États-Unis, expliquant que son rôle s’apparente plus à celui d’un «ministre de la propagande» qu’à celui d’un ministre des Affaires étrangères.

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