samedi, décembre 4, 2021
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Le Forum des affaires Europe-Iran est une invitation au régime iranien à continuer ses forfaitures

En décembre, le Centre du commerce international devait tenir un sommet sur les perspectives des relations économiques entre l’Europe et Iran. Mais peu de temps avant le début de l’événement, Téhéran a exécuté un journaliste de l’opposition qu’il avait kidnappé en Irak après l’avoir attiré là-bas dans une opération de leurre. Le tollé international suscité par le meurtre a incité certain participants européens à se retirer, et l’événement a dû être reporté.

Des observateurs ont cependant remarqué que le Forum des affaires Europe-Iran n’a jamais été annulé. En fait, les organisateurs ont même inclus dans leur déclaration sur le report, un libellé affirmant leur croyance en la valeur des «échanges commerciaux» entre le régime en Iran et les occidentaux. Leur attachement à cette position a été clarifié récemment lorsqu’il a été révélé qu’une nouvelle date avait été fixée pour le forum.

Lorsqu’il se tiendra entre le 1er et le 3 mars, l’événement présentera la même liste de participants : le ministre des Affaires étrangères des mollahs, Javad Zarif, et le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, sont toujours présentés conjointement comme les principaux orateurs, et d’autres têtes d’affiche incluent des ambassadeurs de pays européens qui se s’étaient publiquement retiré de l’événement après l’exécution de Zam en décembre.

La nouvelle date du sommet reflète simplement l’hypothèse selon laquelle la poussière est suffisamment retombée pour que l’UE puisse poursuivre ses activités comme à l’habitude dans l’espoir de conserver l’accès aux marchés iraniens et d’éviter le défi politique de confronter le régime théocratique iranien sur les droits de l’homme.

Cette ligne de conduite va à l’encontre des recommandations qui ont été proposées par des dizaines de parlementaires européens et d’anciens responsables gouvernementaux au cours des deux mois qui ont suivi l’exécution de Zam. Une déclaration adressée à Rik Daems, le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a insisté pour que «toute relation économique et commerciale avec la République islamique d’Iran soit subordonnée à l’amélioration de la situation des droits de l’homme en Iran et à la fin de le terrorisme du régime sur le sol européen.  »

L’exécution de Zam a été l’un des facteurs de motivation de cette déclaration. Mais ce n’était en aucun cas la seule question des droits de l’homme qui contribuait à la perception par les signataires de la nécessité d’une amélioration démontrable de l’approche iranienne sur les droits de l’homme. Bien au contraire, la déclaration a commencé par dire que «depuis quatre décennies, le régime iranien opprime brutalement son peuple». Il a ensuite noté que cette oppression brutale s’était aggravée à la suite d’un important soulèvement anti-gouvernemental en novembre 2019. Les militants pro-démocratie en Iran ont estimé que les autorités avaient tué par balles environ 1500 manifestants et arrêté des milliers d’autres.

Le nombre d’exécutions en Iran sous les mollahs reste plus élevé que dans tout autre pays, hormis la Chine. Au moins 236 exécutions ont eu lieues en 2020, et 27 ont été confirmées en janvier. L’année en cours est en bonne voie pour dépasser ce total.

Ces dernières années, le régime a clairement démontré sa volonté de tuer non seulement les ressortissants occidentaux qui se sont égarés dans sa juridiction, mais également ceux qui pourraient faire obstacle à ses objectifs à l’étranger.

Telle était l’implication, en juin 2018, lorsque quatre agents iraniens, dont un diplomate de haut rang de l’ambassade à Vienne, ont tenté de mettre une bombe dans un rassemblement d’expatriés en France auquel ont également assisté des centaines de dignitaires politiques du monde entier. L’objectif principal de ce complot était de tuer la chef de la Résistance, Maryam Radjavi. Si la bombe n’avait pas été interceptée par les autorités européennes, il ne fait aucun doute qu’elle aurait également coûté la vie à des dizaines de députés et de responsables occidentaux.

Les leçons de cet incident ont été mises sous les projecteurs ce mois-ci lorsque les terroristes ont été condamné par un tribunal belge. Mais l’annonce ultérieure d’une nouvelle date pour le Forum des affaires Europe-Iran a clairement montré que les décideurs politiques n’y prêtaient pas attention.

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