mercredi, décembre 8, 2021
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Le verdict d’Assadollah Assadi pourrait servir de tournant dans les relations Iran-UE

Le 4 février, le diplomate-terroriste iranien incarcéré, Assadollah Assadi, et ses trois co-conspirateurs entendront le verdict d’un tribunal belge pour leur tentative d’attentat du rassemblement de l’opposition iranien de 2018 à Paris. L’arrestation d’Assadi et son procès à eux seuls ont marqué une procédure juridique historique en Europe et pourraient être un point de départ pour contrer les décennies de terrorisme du régime. Le procès d’Assadi pourrait être un tournant dans les relations entre l’Iran et l’Europe.

Depuis sa fondation en 1979, le terrorisme fait partie intégrante du régime des mollahs. Depuis les années 1980 en Europe, le régime a utilisé ses missions diplomatiques et ses soi-disant diplomates pour assassiner des figures de l’opposition. L’assassinat du professeur Kazem Radjavi, représentant de la Résistance iranienne en Suisse, est un des nombreux assassinats perpétrés par les terroristes du régime qui avaient voyagé en Europe en utilisant des passeports diplomatiques.

Cependant, le cas d’Assadi se démarque. Avant son arrestation, Assadi était le troisième secrétaire de l’ambassade du régime à Vienne. Une « mine de preuves », comme l’appellent les médias, a été trouvée dans la voiture d’Assadi au moment de son arrestation en Allemagne, le 1er juillet 2018. Parmi les preuves, on retrouve deux carnets verts et noirs. Le carnet noir contenait des informations sur le complot d’attentat à la bombe. Le carnet vert contenait des informations sur les voyages d’Assadi dans onze pays européens, dont l’Allemagne et la France, et sur ses rencontres avec plusieurs Iraniens auxquels il a versé d’importantes sommes d’argent.

Les informations indiquent qu’il était le chef de facto du grand réseau de terrorisme et d’espionnage de Téhéran en Europe.

Depuis son arrestation, Assadi a refusé de coopérer avec les autorités belges. Il a même refusé de comparaître devant le tribunal lors de son procès le 27 novembre et le 3 décembre en Belgique. Les procureurs ont souligné que l’ordre du régime iranien de ne pas faire comparaître Assadi à l’audience et de ne pas répondre aux questions indique que le régime était derrière l’opération terroriste.

Ils ont également souligné que puisqu’il travaillait avec le ministère iranien du Renseignement et de la sécurité (VEVAK), on ne peut dire qu’il s’agissait d’une opération de voyous menée par un individu isolé, et que le régime des mollahs tout entier était bien derrière cela.

Assadi a été pris en flagrant délit quelques jours après avoir remis 500 grammes d’explosifs TATP et un détonateur à un couple de terroristes au Luxembourg. Assadi a chargé Amir Saadouni et sa femme Nasimeh Naami de poser la bombe le plus près possible de Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne pendant le rassemblement.

Iran’s Terrorist-Diplomat, Assadollah Assadi, Led a Large Espionage & Terrorism Network in EU

Alors qu’Assadi travaillait à la tête du réseau de renseignement de Téhéran en Europe, son statut de « diplomate » et le rôle du ministère des Affaires étrangères du régime ne doivent pas être négligés pour faire avancer les complots terroristes du régime.

Le ministère iranien des Affaires étrangères, principalement son chef Mohmmad Javad Zarif, a volontairement et sciemment fourni une couverture diplomatique à Assadi, afin qu’il puisse accomplir sa mission. Depuis l’arrestation d’Assadi, Zarif a mobilisé le ministère pour sauver Assadi en invoquant « l’immunité diplomatique » d’Assadi, comme si le fait d’être diplomate permettait de commettre un meurtre de masse.

Les procureurs belges ont souligné que selon la législation belge de 2002, même si Assadi avait l’immunité diplomatique, les autorités belges auraient pu l’arrêter, ajoutant que même selon la loi autrichienne, les autorités belges étaient en droit d’arrêter Assadi. Comme il prévoyait de commettre un meurtre de masse, le droit international permet aux autorités de dépouiller Assadi de son immunité diplomatique et de l’arrêter.

Plus de deux ans d’enquête et une énorme quantité de preuves suggèrent que le complot d’attentat à la bombe de 2018 était un acte de terrorisme d’État. Ces preuves irréfutables indiquent comment le régime a abusé de ses privilèges diplomatiques et de ses relations avec les pays européens pour tenter de provoquer un massacre au cœur de l’Europe.

Comme Winston Churchill l’a dit un jour : « Un complaisant est celui qui nourrit un crocodile en espérant qu’il le mangera en dernier ». Les décennies de complaisance de l’Union européenne avec Téhéran ont abouti à la tentative flagrante du régime de poser une bombe au cœur de l’Europe.

Le procès d’Assadi et sa probable condamnation pourraient maintenant constituer un élan et un tournant dans les relations entre l’Europe et l’Iran.

Les pays européens devraient fermer les ambassades du régime et expulser les agents du régime de leur territoire. Cette approche contribuera certainement à empêcher Téhéran de semer le chaos dans le monde entier.

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