samedi, mai 8, 2021
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Un mois pour décider de sanctions contre la politique étrangère terroriste du régime iranien

Un verdict est attendu avant la fin décembre dans l’affaire contre le diplomate du régime iranien Assadollah Assadi, qui a débuté vendredi 27 novembre. Assadi et trois complices sont accusés d’avoir comploté un attentat à la bombe contre un rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Cet événement  s’était déroulé à Villepinte près de Paris fin juin 2018. Ils risquent chacun entre 5 et 20 ans d’emprisonnement en Belgique. Mais le régime iranien tout entier pourrait subir les conséquences de voir pour la première fois ses activités terroristes exposés devant un tribunal.

Assadi est le premier diplomate iranien à être formellement poursuivi pour des accusations liées au terrorisme. Cependant de nombreux diplomates de ce régime ont souvent joué un rôle dans des activités malveillantes menées par des agents mandataires. Au lendemain de l’arrestation d’Assadi, un porte-parole de la justice belge avait déclaré que « pratiquement tous » les employés des services consulaires iraniens sont en fait des membres des services secrets du régime. En cette qualité, ils sont sans doute chargés de fournir un soutien logistique aux acteurs non étatiques devant poursuivre les objectifs de Téhéran à l’étranger.

Cela a été confirmé par l’enquête qui a conduit au procès d’aujourd’hui. Les services de sécurité belges et français ont tous deux affirmé qu’il existe des preuves que l’attentat terroriste déjoué de 2018 a été mené sur ordre de hautes autorités du régime théocratique. Le Conseil national de la Résistance iranienne a déclaré que le président Hassan Rohani et le guide suprême Ali Khamenei avaient tous deux participé à l’élaboration de ce projet d’attentat.

Le CNRI cherche depuis longtemps à attirer l’attention de la communauté internationale sur une infrastructure terroriste composée des ambassades et consulats iraniens. Une structure mise en place de manière tout à fait délibérée par les dirigeants de la théocratie.

Un large éventail de personnalités visé

Les arguments à cet effet ont convaincu un large éventail d’alliés politiques aux États-Unis, en Europe et ailleurs. La présence de centaines de ces alliés lors du rassemblement « pour un Iran libre » de 2018 en est la preuve. Parmi les orateurs figuraient des parlementaires américains et européens, d’anciens ministres et au moins un ancien ambassadeur aux Nations unies. Plusieurs de ces dignitaires auraient pu être tués si les autorités européennes n’avaient déjoué le complot terroriste d’Assadi et récupéré la bombe qui aurait dû faire un carnage.

Les détails du complot parus avant même le procès auraient dû suffire à rendre l’affaire très personnelle aux yeux des chefs de gouvernement du monde occidental. Malheureusement, leurs réactions ont été relativement discrètes jusqu’à présent. Robert Joseph, un ancien haut fonstionnaire du département d’État américain et un participant au rassemblement de 2018, a noté dans une déclaration sous serment que la poursuite de ce silence constituait un danger pour toutes les parties concernées. « Si les dirigeants des sociétés libres ne parviennent pas en à tenir les auteurs responsables, nous ne ferons qu’encourager d’autres attaques et nous en serons complices », a-t-il déclaré à la justice belge. Ne vous y trompez pas, lorsque Joseph a fait référence aux « auteurs », il ne s’agissait pas seulement d’Assadi et de ses co-accusés. Il a plutôt exhorté les décideurs politiques occidentaux à exiger une responsabilité similaire de l’ensemble du système à la base de ce complot terroriste. Ce sentiment a été repris par d’innombrables partisans du CNRI, tant sous forme de déclarations sous serments que de propos lors de conférences virtuelles de la résistance à l’approche du procès d’aujourd’hui.

Quelles décisions politiques ?

Lorsque les audiences de ce procès se termineront, viendra le tour des décideurs politiques qui représentent des pays risquant d’être touchés par le terrorisme iranien. Ils ont probablement jusqu’à la fin du mois de décembre pour prendre une décision sur la suite à donner aux peines qui seront infligées aux quatre agents qui ont joué un rôle direct dans la tentative d’attentat de 2018. Leurs options comprennent des sanctions élargies en matière de droits humains ainsi qu’une série de sanctions diplomatiques. La plus radicale est peut-être la fermeture pure et simple des ambassades iraniennes dans le monde occidental.

Cette dernière option rencontrera certainement une large opposition, mais elle ne devrait pas être écartée. D’autant plus que les décideurs politiques ont reconnu l’Iran comme le premier État à soutenir le terrorisme dans le monde. Mais ils n’avaient pas imaginéque le régime allait prendre pour cible un rassemblement pro-démocratie auquel participaient des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dont beaucoup de nationalité américaine ou européenne.

Les révélations sur cet acte d’une grande cruauté s’accompagnent, dans le cas présent, de révélations tout aussi accablantes sur la pratique du régime consistant à utiliser son infrastructure et son personnel diplomatiques pour faciliter les activités terroristes. Les preuves pertinentes ne peuvent être ignorées. Et quelle que soit la radicalité de la proposition de rompre tous les liens diplomatiques avec le régime iranien, il est beaucoup plus difficile de rejeter une telle proposition lorsqu’elle est si clairement conforme aux intérêts des nations occidentales et du mouvement de résistance qui travaille à l’instauration d’une véritable démocratie en Iran.

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