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Éditorial : La fermeté vis-à-vis de l'Iran est la meilleure approche

La réunion à Singapour entre le président des États-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord a abouti à une déclaration conjointe dans laquelle, en échange de garanties sécuritaires de la part des États-Unis, la Corée du Nord s'est « résolument et inébranlablement engagée à dénucléariser complètement la péninsule coréenne ».

Il y a encore des ambiguïtés qui doivent être levées, et la durée de l'accord est vitale. Seul le temps nous dira si ce sera un succès. Il ne fait aucun doute, cependant, qu'une politique de fermeté a contribué atteindre le résultat au stade actuel.

Dans le cas de l'Iran, la question centrale reste la même : lorsqu'il s'agit de régimes voyous qui répriment leurs propres peuples, la fermeté est la seule approche appropriée. L'histoire nous révèle que la politique de complaisance, quel que soit le prétexte, ne peut entraîner que la guerre et davantage d'instabilité.

Le lobby du régime des mollahs et les partisans de la politique de complaisance ont répandu la fausse idée selon laquelle l'adoption d'une politique de fermeté entrainerait la guerre. En effet, dans une volonté d’intoxication, ils vont jusqu'à refuser au peuple iranien le droit de renverser ce régime violent. Ils dépeignent le changement de régime comme l'équivalent du chaos et de l'incertitude. Bien qu'ils battent tous les records en matière de machination, les partisans de cette idée devraient constater que leur temps est bien révolu. Les « echo chamber» qu’ils animaient ont perdu de leur pouvoir.

Il existe des différences évidentes entre l'Iran et la Corée du Nord. Mais dans le cas de l'Iran, ces différences renforcent encore plus la nécessité d'une politique ferme pour faire face aux ambitions nucléaires du régime et à son ingérence dans d'autres pays, ainsi qu'à son soutien au terrorisme international.

Premièrement, le régime des mollahs a un programme expansionniste et exporte le terrorisme et le fondamentalisme, notamment en procédant à la déstabilisation d'autres pays, tout ceci constituant le pilier de sa survie. L'ingérence dans les affaires d'autres pays est stipulée dans sa constitution.

Deuxièmement, malgré des années de répression, la société iranienne est aujourd'hui extrêmement instable, avec une population résistante qui a organisé des manifestations quotidiennes dans tout le pays et qui appelle au changement. En janvier, les protestations exigeant un changement de régime se sont étendues à plus de 140 villes. Depuis lors, d'importantes manifestations ont éclaté à Ahvaz et dans d'autres villes de la province du Khouzistan, riche en pétrole, et elles ont duré plus d'une semaine. Les protestations des cultivateurs à Ispahan ont duré plusieurs jours. Même les sermons de la prière du vendredi, qui sont la plateforme officielle du régime, ont été transformés en protestation contre le régime.

La ville de Kazeroun a été pratiquement sous le contrôle de la population pendant près d'une semaine en mai. Ce n'est qu'en envoyant des forces de sécurité supplémentaires dans la ville et en tuant au moins quatre personnes, puis en faisant un certain nombre de concessions, que les tensions se sont apaisées. Au cours des deux dernières semaines, une grève nationale des camionneurs a ébranlé les fondements même de la théocratie. Le principal groupe d'opposition iranien, l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI / MEK), a joué un rôle clé dans la mobilisation d'un grand nombre de ces manifestations.

Troisièmement, l'Iran est une nation avec une longue histoire de lutte pour la liberté et la démocratie. Le peuple iranien a démontré à maintes reprises qu'il veut un changement de régime.

Quatrièmement, l'Iran dispose d'une alternative viable, capable non seulement de diriger le mouvement de changement de régime, mais surtout de gouverner le pays pendant la période de transition après le renversement du régime. Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) représente non seulement les aspirations démocratiques du peuple iranien, mais aussi les différentes tendances politiques et les représentants de diverses minorités religieuses et ethniques.

Une politique ferme empêcherait le régime de profiter de la politique de complaisance des pays Occidentaux qui, pendant de nombreuses années, a donné une bouée de sauvetage aux mollahs. L'économie iranienne est sur le point de s'effondrer, et aucun commerce, même des alliés traditionnels du régime, ne pourrait la sauver.

En effet, adopter une politique ferme à l'égard du régime tout en se rangeant du côté du peuple iranien est le seul moyen pour empêcher la guerre et progresser vers une paix et une tranquillité durables dans la région. Le changement de régime est la tâche du peuple iranien et de sa résistance organisée. Il est temps que tous les gouvernements abandonnent la politique de complaisance à l'égard de Téhéran au nom de la paix.

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