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EDITORIAL: Il est temps pour le Conseil de sécurité des Nations Unies de condamner la répression des manifestants en Iran

EDITORIAL: Il est temps pour le Conseil de sécurité des Nations Unies de condamner la répression des manifestants en Iran

Depuis l’éruption des manifestations à l’échelle nationale en Iran, les responsables internationale ont condamné la répression meurtrière du régime iranien contre les manifestants prodémocratie et la coupure totale d’Internet pendant plusieurs jours. Il est temps que le Conseil de sécurité des Nations Unies prenne des mesures concrètes contre les dirigeants du régime et empêche le massacre éventuel de milliers de manifestants détenus.

Le 5 décembre Donald Trump a déclaré aux ambassadeurs du Conseil de sécurité: «Le Conseil doit prendre des mesures pour faire face à ces dangers et à d'autres qui menacent le monde. Cela comprend également le comportement du régime iranien qui a tué des centaines de personnes en très peu de temps. Ils tuent des manifestants. Ils ont coupé internet. Les gens n'entendent pas ce qui se passe. "

À l'ONU, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a exprimé son inquiétude face au manque de transparence persistant concernant les victimes et le traitement de milliers de détenus, ainsi qu'aux arrestations continues qui auraient lieu dans tout le pays. "Des séquences vidéo vérifiées indiquent que de graves violences ont été exercées contre des manifestants, notamment de la part des membres armés des forces de sécurité tirant depuis le toit des bâtiments, notamment celui du ministère de la Justice dans une ville et depuis des hélicoptères dans une autre", a-t-elle déclaré.

Le représentant spécial des États-Unis pour l'Iran, Brian Hook, a affirmé que le nombre de morts dans les récentes manifestations en Iran pourrait avoir dépassé les 1000, confirmant les chiffres révélés par le CNRI précédemment.

Les dirigeants européens ont exprimé, quoique dans des termes plus doux, leur inquiétude face à la répression brutale du régime iranien.

Dimanche, le nouveau chef de la politique étrangère de l'UE, Josep Borrell Fontelles, a publié une déclaration au nom du bloc de 28 nations exigeant que le régime libère les manifestants détenus. "Pour l'Union européenne et ses États membres, le recours généralisé et disproportionné à la force contre des manifestants non violents est inacceptable", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré le 4 décembre que les manifestations en Iran étaient un signe de "véritable mécontentement populaire" vis-à-vis des dirigeants du régime.

Le 3 décembre, la ministre française des Affaires européennes, Amélie de Montchalin, a déclaré aux députés de l'Assemblée nationale française que le régime iranien avait ouvert le feu sur les manifestants et arrêté des milliers de personnes dans le but d'étouffer la dissidence. Pourtant, comme d'autres dirigeants européens, elle a exhorté le régime iranien lui-même à gérer la situation.

Bien que ces expression d’inquiétude soient utiles, la communauté internationale a besoin de mesures pratiques pour empêcher le régime de massacrer les manifestants.

En tant que président en exercice du Conseil de sécurité, les États-Unis ont désormais la possibilité de convoquer une session spéciale du Conseil sur les manifestations en Iran.

Le régime dans son ensemble est à l'origine d’un crime contre l'humanité pour la tuerie de plus de 1000 manifestants. Des vidéos obtenues par le CNRI par l’intermédiaire de l’OMPI de l’intérieur de l’Iran montrent que les forces de sécurité ont sauvagement tué des manifestants. Le réseau de l'OMPI à l'intérieur de l'Iran a confirmé que plus de 12 000 manifestants ont été arrêtés. Le régime utilise même des écoles comme centres de torture. Ainsi, par ses actions lors du récent soulèvement et au cours des quatre dernières décennies, le régime islamiste a prouvé qu’il était en guerre avec le peuple iranien et ne respecte pas ses obligations internationales en matière de droits de l’homme.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré: «Il est temps de prendre des mesures urgentes pour obliger le régime des mollahs à arrêter la torture et l'exécution des personnes arrêtées lors du soulèvement iranien. " Elle a souligné quelques actions pratiques à entreprendre :
Le Conseil de sécurité des Nations Unies doit déclarer les chefs du régime clérical et les responsables de la répression comme des auteurs de crimes contre l'humanité afin qu'ils soient traduits en justice.

La communauté mondiale doit condamner fermement le terrorisme du régime à travers Internet et aider le peuple iranien à briser ce blocus inacceptable. Ce régime ne comprend que le langage de la fermeté. Les mollahs doivent être empêchés de fermer Internet dans les situations critiques.

L'ONU doit envoyer d'urgence une mission d'enquête en Iran pour déterminer le nombre de tués, de blessés et de prisonniers. Étant donné qu'un grand nombre des personnes détenues risquent d'être torturées et exécutées, l'envoi de ces missions est une priorité absolue.

Il est temps que la communauté internationale, en particulier l'Union européenne et les États-Unis, reconnaissent la lutte et la résistance du peuple iranien pour renverser le régime clérical et soutiennent leur droit de résister contre l’oppression.

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