vendredi, mai 29, 2020
Accueil Blog EDITORIAL : L’impasse mortelle du régime dans la dissimulation de l’étendue de...

EDITORIAL : L’impasse mortelle du régime dans la dissimulation de l’étendue de l’épidémie en Iran

EDITORIAL : L’impasse mortelle du régime dans la dissimulation de l’étendue de l'épidémie en Iran

Le mensonge et la tromperie sont inscrits dans l’ADN du régime iranien. En janvier 2020, les Gardiens de la révolution (pasdaran) ont abattu un avion de passagers avec deux missiles, tuant les 176 passagers à bord.

Les responsables du régime théocratique, pendant trois jours consécutifs de tromperie et de mensonge, ont affirmé que l’avion s’était écrasé à cause d’un problème technique. Mais lorsque les images de deux missiles percutant l’avion, ainsi que des dizaines d’autres documents, ont été rendues publiques, les responsables du régime ont été contraints d’avouer que la défense antimissile des pasdaran avait tiré sur l’avion. Puis, le régime a affirmé qu’il s’agissait d’une simple « erreur humaine », mais a refusé de livrer la boite noire de l’avion…

Avant cela, en novembre, lors des manifestations contre le régime, les forces répressives ont tué 1500 personnes. Le régime des mollahs n’a jamais voulu donner un bilan officiel du nombre de morts. Lorsque tous les responsables, y compris le président des mollahs, Hassan Rohani, ont été interrogés, ils ont tous donné la même réponse : le médecin légiste a le bilan.

En ce qui concerne la propagation du coronavirus qui, selon le dernier rapport annoncé par l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), a coûté la vie à plus de 3 300 personnes, le régime des mollahs a encore une fois menti et trompé pendant des semaines en affirmant que personne en Iran n’avait contracté le coronavirus. Alors que tous les pays ont coupé leurs relations avec la Chine, les vols de la compagnie Mahan Air vers la Chine se poursuivent.

Malgré les rapports locaux sur l’entrée du coronavirus en Iran et les démentis consécutifs des responsables du régime, finalement, le 19 février, les responsables du ministère de la Santé ont annoncé la mort de deux patients diagnostiqués avec le virus dans la ville de Qom.

La propagation du coronavirus à travers l’Iran a fait perdre au régime le contrôle du secret du nombre de décès et du secret mis en œuvre par le régime et toutes ses organisations de censure et de répression. Mohammad Hossein Ghorbani, vice-président de la Commission de la santé du Majlis (Parlement des mollahs), qui est récemment devenu le représentant du ministère de la Santé dans la province de Gilan, a écrit dans un rapport secret au Guide Suprême du régime, Ali Khamenei, que 408 personnes sont décédées dans la seule province de Gilan.

Alireza Rahimi, un membre de la direction du Majlis, a écrit sur son compte Twitter : « Pourquoi l’épidémie de coronavirus à Qom a-t-elle été éclipsée par les élections au Majlis ? Pourquoi Qom n’a-t-elle pas été mise en quarantaine pour empêcher la propagation du coronavirus dans le pays ? »

Mostafa Feghi, du site web officiel Entekhab, a écrit sur Twitter le 9 mars : « Le nombre de personnes décédées suspectées d’avoir contractées le coronavirus est proche de 2000 personnes à travers le pays. Un peu plus de 130 personnes sont décédées à Téhéran et Gilan. » Cependant, il a ensuite été contraint de nier ses propres propos.

La révélation du nombre de morts, en particulier après les révélations de la Résistance iranienne, et avec la situation qui devient critique dans le pays, a mis le régime dans « l’impasse de sa dissimulation ». Si le régime continue à étouffer l’affaire, cela ne fera qu’accroître la colère explosive du peuple iranien, en rapprochant l’explosion potentielle, car le peuple iranien observe les faits de près. Les Iraniens sont témoins du fait que les besoins médicaux cruciaux sont thésaurisés par les pasdaran et vendus ensuite à un prix beaucoup plus élevé sur le marché. Le peuple iranien est témoin du fait que, pour des raisons politiques, les mollahs ont refusé de mettre en quarantaine la ville de Qom, ce qui a été la principale raison de la propagation du virus.

Si, en revanche, le régime met un terme à sa politique de dissimulation et de mensonge, et annonce le véritable bilan des morts, cela déclenchera certainement une explosion et un soulèvement, qui terrifient totalement le régime. Les mollahs se retrouvent pris dans cette impasse. Par conséquent, quelle que soit la direction qu’ils prendront, quelle que soit leur choix, cela conduira inéluctablement au soulèvement du peuple iranien et à la chute du régime.

Le peuple iranien est profondément convaincu du fait que la seule façon de surmonter cette crise, comme d’autres crises dans le pays, est la chute de ce régime cruel et l’établissement d’un gouvernement populaire, qui consacrera toutes les installations d’hygiène, de traitement et autres du pays au peuple.