lundi, mars 1, 2021
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EDITORIAL : Le maintien des sanctions contre le régime iranien est une exigence nationale

La semaine dernière, le pouvoir judiciaire du régime iranien a condamné quatre hommes à l’amputation des doigts pour vol présumé. Parallèlement, les responsables du régime, dont le Guide Suprême Ali Khamenei, ont spolié des centaines de milliards de dollars des biens du peuple, au prix de la famine de dizaines de millions d’Iraniens et de la destruction de l’Iran.

Pourtant, les responsables du régime identifient les sanctions internationales comme la principale raison de la situation économique critique du pays. Le président du régime, Hassan Rohani, a déclaré le 12 septembre : « Ils ne nous permettent pas d’utiliser notre argent pour acheter des médicaments », essayant de relier tous les problèmes du pays aux sanctions.

Le lendemain, la faction rivale de Rohani a réagi au Majlis (Parlement des mollahs). Ils ont attaqué Rohani en disant qu’il s’en prenait au mauvais endroit ; et en ajoutant que la racine de tous les problèmes remonte à l’avenue Pasteur, où se trouve le palais présidentiel.

Indépendamment des querelles intestines du régime pour sa survie, le peuple iranien a conclu que les revendications de Rohani sont essentiellement des mensonges et des tromperies. Parce qu’il n’y a pas de sanctions sur la nourriture, les médicaments, l’équipement médical et les produits agricoles, le régime essaie pourtant de mettre tous les problèmes économiques de la population sur le compte des sanctions.

Un bon indicateur de l’atmosphère publique en Iran est qu’au cours des deux dernières années, toutes les protestations sur la situation économique ont été contre le régime dans son ensemble ; aucune n’a été contre les sanctions.

En réalité, les problèmes économiques, tels que les prix élevés et les moyens de subsistance désastreux de la population, sont le résultat de la corruption, du pillage et des détournements de fonds au sein du régime des mollahs.

Un coup d’œil sur quelques exemples de pillages et de détournements de fonds par les responsables iraniens, rapportés par les médias officiels au cours des dernières années permet de faire la lumière sur cette question :

L’agence de presse officielle ILNA a fait un reportage le 29 novembre 2018 : « 30 milliards de dollars ont été perdus dans le réseau bancaire au cours des 10 derniers mois. »

Eshagh Jahangiri, vice-président du régime, a reconnu le 23 octobre 2019 : « [Ils] ont emporté 22 milliards de dollars de ressources en devises à Dubaï et à Istanbul pour réduire le prix des devises, mais le sort de cet argent est inconnu. »

Le quotidien officiel Aftab-e Yazd a écrit dans un article du 11 novembre 2019 qu’environ 18 milliards de dollars avaient disparu. « Le gouvernement a alloué la plus grande partie de ces 18 milliards de dollars de devises à certains individus. Ils ont vendu les devises reçues sur le marché libre sans importer de marchandises et ont généré d’énormes profits. »

Le site Internet officiel Bahar, citant Hossain Raghfar, l’un des économistes du régime, écrivait le 17 avril 2020 : « Alors que 20 milliards de dollars ont disparu du pays lors d’un scandale de corruption majeur, aujourd’hui nous demandons à la Banque mondiale de nous donner 5 milliards de dollars. Pourtant, personne n’est tenue responsable pour cela. »

Le 2 mai 2020, le quotidien officiel Sharq a rapporté que Mohammad Javad Zarif, le ministre des Affaires étrangères du régime, a déclaré : « Nous avons dû donner 35 milliards de dollars à certains individus. Mais la manière dont ils ont dilapidé cet argent et où ils l’ont pris n’est pas clairement établie. »

L’agence de presse gouvernementale Mehr, le 2 juin 2020, citant Javad Karimi Qodosi, un membre du Majlis, a rapporté que sur ordre de Rohani, « plus de 36 milliards de dollars ont été donnés à la banque des biens, des devises et du trafic de drogue. »

Le 14 juillet, l’agence de presse officielle Tabnak a écrit, citant Abdolnaser Hemati, le chef de la Banque centrale du régime : « Au cours des deux dernières années, 27 milliards de dollars en devises étrangères ont été fournis aux exportateurs, et nous n’avons pas importé de biens et de devises en échange. »

Le 21 juillet 2020, le site officiel Khabar Online a rapporté que des membres de la famille de Mohamad-Reza Nematzadeh, ancien ministre iranien de l’Industrie, des Mines et du Commerce, ont détourné 6 millions d’euros de la pétrochimie iranienne.

Le 26 août 2020, le site Internet officiel 90-e Eghtesadi, cite un autre économiste du régime, Saeed Leylaz, qui écrit : « La distribution de dollars au taux de 420 000 rials et d’or a causé la perte de 30 milliards de dollars et de 80 tonnes d’or. »

Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux faits qui ont été rapportés dans les médias officiels. Ce n’est qu’en résumant ces chiffres que nous pouvons conclure qu’au moins 50 à 60 milliards de dollars ont été spoliés par les responsables du régime au cours des deux ou trois dernières années. Avec la même somme d’argent, la viande consommée depuis sept ans en Iran aurait pu être fournie. Avec cet argent, 18 années de consommation de blé en Iran auraient pu être fournies et deux millions d’emplois durables, selon les normes internationales standard, auraient pu être créés. Avec cet argent, plus de deux millions de lits d’hôpital standard et cinq millions de salles de classe standard auraient pu être construits, et cet argent équivaut au budget national d’un pays de 30 à 40 millions d’habitants.

Actuellement, l’économie iranienne est contrôlée par les mafias d’Etat. Ainsi, les soi-disant « rois » de la monnaie, des mines, des oléagineux, de la viande, du gibier, de l’asphalte et des tombes contrôlent l’économie iranienne et les moyens de subsistance de la population sont dans leurs griffes. Et bien sûr, tous ces « rois » sont liés au parrain du pillage et de la mafia, Khamenei.

Par conséquent, les sanctions contre ce régime, qui spolie les biens du peuple et coupe les mains des personnes démunies pour avoir volé un morceau de pain, doivent se poursuivre. Ce régime criminel utilise chaque dollar qu’il reçoit contre le peuple iranien pour préserver sa survie.

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