lundi, juillet 13, 2020
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EDITORIAL : Les travailleurs iraniens excédés par l’oppression des mollahs

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Les travailleurs iraniens n’ont jamais été soumis à une telle pression pendant les quatre décennies du régime des mollahs, et ils n’ont jamais connu une situation aussi insupportable. Parce que cette année, en plus de toutes les douleurs et les souffrances causées par le régime des mollahs, ils doivent également faire face à un autre ennemi appelé le Coronavirus, et ils doivent se battre sans moyens sur les deux fronts.

Actuellement, la plupart des employés travaillent sur les bases de rémunérations journalières et ne sont pas couverts.

« Si un employé ne travaille pas pendant la journée, il n’aura pas de salaire et pas d’argent pour s’offrir un repas », a déclaré le président du régime, Hassan Rohani, justifiant l’abolition de la quarantaine et forçant les travailleurs à reprendre le travail.

Les propos de Rohani à cet égard en tant que président du régime, en plus d’être une honte pour ce régime corrompu et cruel, mettent en évidence la situation des travailleurs iraniens sous ce régime des mollahs. La majorité des travailleurs iraniens ont atteint un point où s’ils ne travaillent pas pendant une journée, ils n’auront même pas de pain pour manger le soir.

Apparemment, cette situation n’affecte que les travailleurs payés au jour le jour. Mais la réalité est que la grande majorité des travailleurs iraniens sont actuellement dans la même situation, car, selon des sources gouvernementales, « plus de 96 % des contrats des travailleurs sont temporaires et il y a environ 3 millions de travailleurs non enregistrés dans les ateliers qui ne sont pas identifiés. Ce sont des travailleurs payés au jour le jour et ils n’ont pas d’assurance. »

Par conséquent, le terme « travailleur officiel » a été supprimé et la plupart des travailleurs sont embauchés sur la base de contrats temporaires et la plupart d’entre eux pourraient être licenciés par l’employeur à tout moment et le travailleur n’a pas à se plaindre. La présence d’un légion de personnes démunies qui font la queue derrière les portes de l’usine, prêtes à travailler en toutes circonstances pour trouver quelque chose à manger, fait taire toute voix de protestation contre les conditions de travail cruelles.

Ainsi, les travailleurs sont privés de la moindre sécurité d’emploi et sont parfois facilement licenciés malgré deux ou trois décennies d’expérience professionnelle. Selon des sources gouvernementales, le nombre de chômeurs s’élevait à 3 millions avant l’épidémie de Coronavirus, un nombre qui a été mortellement exacerbée en raison de la crise du coronavirus. « La situation de l’emploi en Iran est devenue plus fragile qu’auparavant ; du 15 mars à la première semaine d’avril, 600 000 travailleurs officiels ont été licenciés au cours de la même courte période », a rapporté le journal officiel Sharq, le 14 avril.

Les travailleurs salariés ne sont pas dans une meilleure situation. Leur situation s’est détériorée ces dernières années, et leur pouvoir d’achat a diminué d’année en année. Mohammad Shariatmadari, ministre du Travail du gouvernement Rohani, a annoncé le 9 avril que le Conseil suprême du travail avait « fixé le salaire minimum à 1 835 426 tomans (environ 150 dollars), avec une augmentation de 21 % par rapport à l’année précédente ».

Ce montant est inférieur au taux d’inflation officiel de 41 %. Selon l’article 41 de la loi sur le travail du régime, celui-ci est tenu de déterminer les salaires, conformément au taux d’inflation annoncé par la Banque centrale, et cette année, la Banque centrale a annoncé un taux d’inflation de 41 %.

Pourtant, surtout lorsqu’il s’agit de biens vitaux tels que la nutrition, qui est la base du coût de la vie pour la classe ouvrière, le taux d’inflation atteint 100 %. Mais au lieu d’une augmentation des salaires de 41 % par rapport à l’année précédente, le Conseil suprême du travail du régime n’a augmenté le salaire minimum que de 21 %.

Dans ces circonstances, les travailleurs iraniens ont été privés de tous les droits qu’ils avaient obtenus au cours par cent ans de lutte. Ils n’ont pas d’assurance fiable, ni de sécurité de l’emploi, ni le droit de former des organisations et des syndicats. Ils ne bénéficient pas des normes minimales de sécurité dans les usines et les ateliers et n’ont pas le droit de protester. Chaque protestation est réprimée par l’emprisonnement, la torture ou, à tout le moins, par des licenciements.

Dans son discours justifiant le retour au travail des employés au cœur de la pandémie de Coronavirus, Rohani a laissé les travailleurs choisir entre la mort due au Coronavirus ou la pauvreté et le chômage. Il a déclaré : « Le Coronavirus est une maladie, mais le chômage est un grand danger. La mort due au Coronavirus ne doit pas être contenue tant qu’il y aura des décès dus à la pauvreté et au chômage. »

La crainte de Rohani n’est pas la mort des travailleurs en raison de la faim, mais un autre soulèvement comme celui de novembre 2019, et c’est une tentative pour réduire la situation explosive des travailleurs iraniens.

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