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200 jours de sit-in des familles d’Achrafiens et des sympathisants d’Achraf devant l’ONU

Mise en garde des juristes internationaux, des défenseurs des droits humains, des personnalités politiques et des parlementaires suisse : les obstructions du gouvernement irakien au travail du HCR à Achraf préparent le terrain à un massacre des habitants du camp.

CNRI - En ce 200e jour  du sit-in des familles et des sympathisants des habitants d’Achraf  à Genève, lors d’une conférence de presse au Club de la presse de la cité de Calvin, d’éminents juristes internationaux, défenseurs des droits humains, personnalités politiques et parlementaires suisses, ont vivement condamné la date butoir illégale du gouvernement irakien pour fermer le camp d’Achraf à la fin de l’année. Ils ont mis en garde contre le fait que le gouvernement irakien, à la demande de Téhéran, fait de multiples obstructions au travail du HCR à Achraf pour préparer le terrain à un massacre des habitants.
 
Ont pris notamment la parole Jeffrey Robertson, juriste britannique et ancien juge de la cour internationale pour le Sierra Leone, le Pr Eric David, ancien président du centre de droit internationale de l’Université Libre de Bruxelles, Yves Bonnet, préfet honoraire français, ancien directeur de la DST et ancien député, Christiane Perregaux, coprésidente de l’assemblée constituante du Conseil de Genève, Jean-Charles Rielle et Eric Voruz, conseiller national suisse, Gianfranco Fattorini, président du MRAP, le Pr. Alfred Zayas, haut conseiller juridique du Haut commissariat aux droits de l’homme depuis 22 an, et Abolghassem Rezaï, représentant des familles des Achrafiens.  La conférence était présidée par Eric Sottas, ancien secrétaire général de l’OMCT et grande figure des droits de l’homme en Suisse.

Les intervenants ont souligné qu’à la suite de la demande d’asile faite par chacun des Achrafiens, le HCR a annoncé le 13 septembre dans un pas en avant positif qu’il les reconnaissait comme « demandeurs d’asile » dont il fallait respecter les droits. Mais aucune action concrète n’a encore était entreprise en ce sens 50 jours plus tard, malgré toute la flexibilité dont les Achrafiens et leur direction ont fait preuve, en raisons des obstructions et du travail de sape du gouvernement irakien, à la demande du régime iranien.

Les intervenants ont rappelé que le véritable objectif du gouvernement irakien, qui lui a été imposé par Téhéran par divers moyens, c’est d’utiliser diverses tactiques dans les 50 jours qui restent, notamment sur le lieu où doivent se dérouler les entretiens du HCR, ou encore qu’après l’entretien hors du camp les Achrafiens n’ont pas le droit de revenir à Achraf,  pour faire perdre du temps, pour annoncer à la fin de l’année que le travail n’a pas avancé et qu’il ne reste plus qu’à fermer le camp à n’importe quel prix. Cela signifie par un massacre des habitants sans défense, une catastrophe que l’on peut empêcher à l’avance.

Les personnalités ont demandé le report de la date butoir illégale pour fermer Achraf. Elles ont appelé le HCR, l’ONU, les USA et l’UE à lever tous les obstacles pour entamer au plus vite la procédure du HCR avec les Achrafiens afin de confirmer leur statut de réfugiés. Elles les ont enfin exhortés à installer à Achraf une équipe d’observateurs permanents de l’ONU pour préserver les droits des Achrafiens jusqu’à leurs transferts dans des pays tiers.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 novembre 2011

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