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Conférence internationale sur l'Iran à Genève

Des parlementaires suisses, des personnalités américaines, des juristes et des personnalités internationales apportent leur soutien au soulèvement populaire pour un changement démocratique en Iran et demandent la garantie des droits des résidents d’Achraf

CNRI - Le 8 mars, pour la Journée internationale des Femmes, et parallèlement à la session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, une conférence internationale s’est tenue à Genève. Elle rassemblait des parlementaires, des personnalités politiques et des défenseurs des droits humains suisses, européens, américains et arabes.

Ils ont salué les efforts des femmes à travers le monde pour acquérir la liberté et apporté leur soutien aux  soulèvements courageux du peuple iranien. Les participants ont souligné qu’avec la vaque de changement au Maghreb et au Moyen-Orient, la communauté internationale, en particulier l’Occident, devait se placer aux côtés du peuple iranien et de ses juste revendications.

La conférence a soutenu les droits des 3400 résidents d’Achraf en Irak, membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, et mis en avant la nécessité de lever le blocus inhumain de trois ans sur le camp et d’arrêter la torture psychologique exercée sur les Achrafiens 24h/24 au moyen de 210 haut-parleurs puissants.

Dans cette conférence, Jean-Charles Rielle, Francine John-Calame André Daguet, Luc Barthassat, Alice Glauser-Zufferey et Eric Voruz, conseillers nationaux suisses, Christian Dandrès  membre du Grand Conseil de Genève, Christiane Perregaux, présidente de l’Assemblée constituante du canton de Genève, Nils de Dardel, avocat et coprésident du Comité suisse de défense d’Achraf, Erica Deuber-Ziegler, historienne et ancienne parlementaire suisse, Howard Dean, président du parti démocrate américain (2005-2009) et ancien gouverneur de l’Etat du Vermont (1991-2003), Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, David Mattas, éminent  juriste canadien et le Pr Ruth Wedgwood, directrice du département de diplomatie et relations internationales de l’université John Hopkins aux USA ont pris la parole.

Une délégation de parlementaires suisse a rendu publique une déclaration de soutien d’une majorité des conseillers nationaux à Achraf. La déclaration demande au gouvernement et au chef de la diplomatie suisse de convaincre le gouvernement  irakien de  « dissoudre le comité chargé de la fermeture d’Achraf et placer le dossier d’Achraf sous l’autorité du parlement irakien et de mettre immédiatement fin à la torture psychologique des résidents par les agents des services iraniens au moyen de 180  haut-parleurs » [passés à 210 depuis].

Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a adressé un message vidéo dans lequel elle déclare : « Cette conférence coïncide avec le printemps des peuples au Maghreb et au Moyen-Orient. Ils ne supportent plus de vivre sous la dictature et dans la pauvreté. C'est pourquoi ils aspirent à la liberté et à la démocratie au prix de maints sacrifices. Dans cette situation, il est indispensable de revoir la politique des pays occidentaux vis-à-vis du Moyen Orient et surtout de la dictature en Iran.

Ces dernières semaines, les Iraniens ont manifesté à plusieurs reprises pour un changement de régime. Il est donc plus que jamais honteux de se placer aux côtés du fascisme religieux. Il y a aussi la menace que pose le régime aux pays qui traversent une période de transition. Il est nécessaire d’adopter une nouvelle politique. » Elle appelé à l’arrêt des achat pétroliers aux mollahs, au renvoi du dossier des violations des droits de l’homme en Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU et à l’adoption des mesures nécessaires pour lancer un mandat international contre Khamenei pour crimes contre l’humanité.

Evoquant les pressions extrêmes et les restrictions que le gouvernement irakien et els agents du régime iraniens font subir aux résidents d’Achraf , elle a demandé à tous les participants de prendre des mesures urgentes pour  lever le blocus d’Achraf, les interdictions d’entrée, et enlever les haut-parleurs pour faire cesser la torture psychologique des résidents.


Elle a ajouté que la Suisse a une  réputation d’aide aux opprimés, mais que malheureusement  le gouvernement Suisse est un partenaire important pour le commerce et la complaisance avec le régime des mollahs. Sous le mandat d'Ahmadinejad, la Suisse a doublé ses relations économiques avec ce régime. En 2010, qui était l'année du développement des sanctions contre les mollahs, la Suisse a exporté près de 900 sortes de produits en Iran qui ont couvert une partie des besoins essentiels du régime des mollahs.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 mars 2011
 

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