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Iran : Arrestations arbitraires, condamnations médiévales par crainte d'un soulèvement national

Craignant la propagation des protestations populaires et l'éclatement d'un soulèvement national, le fascisme religieux au pouvoir en Iran continue de recourir à des arrestations généralisées et arbitraires, à des procès médiévaux et à de longues peines de prison pour les prisonniers politiques.

Le samedi 7 septembre 2019, le tribunal ignominieux des mollahs a condamné Mme Sepideh Gholian, Mme Asal Mohammadi, Mme Sanaz Alahyari et MM. Esmaeel Bakhshi, Mohammad Hanifar, Amir Ami-Gholi et Amir Hossein Mohammadifar à de lourdes peines de prison. Ils avaient été arrêtés lors des grèves et des manifestations de l'an dernier organisées par les travailleurs de l’usine de canne à sucre Haft Tappeh.

Accusés de fausses infractions telles que « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale [de l'État] », « activités de propagande contre le régime » et « diffusion de mensonges », ils ont été condamnés à 110 ans de prison au total.

Ces peines cruelles ont suscité une vague de colère et de protestation, obligeant le chef du pouvoir judiciaire pénal du régime, Ebrahim Raïssi, à battre en retraite à contrecœur et à promettre une révision de ces peines par la cour d'appel.

Deux semaines plus tôt, une journaliste, Mme Marzieh Amiri, arrêtée lors des manifestations du 1er mai à Téhéran, avait été condamnée à 10,5 ans de prison et 148 coups de fouet. Mme Atefeh Rangriz, également arrêtée le 1er mai, a été condamnée à 11,5 ans de prison et 74 coups de fouet. Parallèlement, M. Kiumars Marzban a été condamné à 11 ans de prison. De plus, ces dernières semaines, neuf travailleurs de l’usine de Haft Tappeh ont été condamnés chacun à huit mois de prison avec travaux forcés et 30 coups de fouet. Auparavant, M. Kamal Jafari Yazdi, professeur d'université, avait été condamné à 13 ans de prison.

Simultanément, le régime des mollahs a libéré Saeed Mortazavi, l'ancien Procureur de Téhéran et l'un des juges les plus criminels, après avoir passé un peu plus d'un an en prison. Il avait été accusé de « complicité d'homicide volontaire » d'un prisonnier détenu lors du soulèvement de 2009 et condamné à deux ans de prison. Il a, en outre, été condamné à 70 coups de fouet pour détournement de fonds, mais a été gracié par le Guide Suprême du régime, Ali Khamenei, l'année dernière. Mortazavi fait clairement partie de la liste des auteurs de crimes contre l'humanité.

Mme Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a noté que par cette vague d'arrestations arbitraires et de condamnations médiévales, le régime cruel des mollahs tentait en vain de contrecarrer l'éruption des manifestations populaires et des soulèvements nationaux qui cherchent le renversement du régime. Elle a exhorté la communauté internationale, en particulier le Secrétaire général des Nations Unies, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme et les autres organisations internationales de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes pour obtenir la libération des prisonniers politiques. Mme Radjavi a de nouveau exigé la formation et la dépêche d'une mission d'enquête internationale en Iran pour investiguer sur les conditions de détention et le sort des prisonniers politiques.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
9 septembre 2019

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