vendredi, janvier 28, 2022
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À l’occasion de la Journée internationale de l’Holocauste, n’oublions pas la question iranienne

Iran: 32 ans après le massacre de 1988: il est temps que l’Assemblée générale des Nations Unies agisse.

Le 27 janvier a marqué la Journée internationale de commémoration à la mémoire des victimes de l’Holocauste, l’un des plus grands crimes contre l’humanité de l’histoire contemporaine. Ce crime a été le résultat direct de la politique de silence et de complaisance de la communauté internationale. L’histoire a prouvé que l’accommodation des régimes génocidaires comme les nazis ou celui de l’Iran ne fait que les encourager dans leurs crimes contre l’humanité.

Le régime de Téhéran détient le record du plus grand nombre d’exécutions par habitant dans le monde et continue de violer les droits humains du peuple iranien. La portée des crimes contre l’humanité commis par ce régime va bien au-delà de ce qui se passe en termes de violations systématiques des droits de l’homme dans d’autres pays.

Lundi, le régime a exécuté le lutteur Mehdi Ali Hosseini, malgré les appels internationaux pour arrêter cette exécution. Son exécution intervient après celle de Navid Afkari, champion national de lutte iranien.

L’exécution d’Ali Hosseini était également la dernière d’une série d’exécutions en Iran ces dernières semaines. Le nombre d’exécutions a jusqu’à présent dépassé 34.

Le 12 décembre, Téhéran a pendu Ruhollah Zam, un résident en France, soulignant une fois de plus son plus grand mépris pour les «condamnations» orales de la communauté internationale, en particulier des pays européens.

Outre ses violations persistantes des droits de l’homme, Téhéran a commis un crime contre l’humanité à l’été 1988 en massacrant plus de 30 000 prisonniers politiques.

Sept experts des Nations Unies, dans une lettre publiée en décembre dernier, ont souligné que le massacre de 1988 «peut constituer un crime contre l’humanité».

Le massacre de 1988, comme l’a déclaré Geoffrey Robertson QC, ancien juge des Nations Unies et avocat renommé des droits de l’homme, le 19 juillet 2020, est le «pire crime contre l’humanité depuis la Seconde Guerre mondiale».

De nombreuses organisations et défenseurs des droits de l’homme, tels que les experts des droits de l’homme de l’ONU, ont appelé à une enquête internationale sur le massacre de 1988 ou, dans une approche plus large, à l’arrêt immédiat des violations des droits de l’homme en Iran.

Face aux appels internationaux croissants à la justice, le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, a nommé Ebrahim Raïsi (alias le juge des pendaisons), à la tête du judiciaire. Raïsi, ainsi que d’autres personnalités du régime, comme l’ancien et actuel ministre de la Justice, Mostafa Pourmohammadi et Alireza Avaei, ont été les principaux auteurs du massacre de 1988.

La nomination de Raïsi a confirmé que le régime considère le massacre de 1988 comme un point honneur, comme l’a déclaré Mostafa Pourmohammadi récemment. Le régime a également montré qu’il n’avait pas l’intention de mettre un terme à ses violations des droits humains.

Les récentes exécutions et arrestations arbitraires en Iran ainsi que le massacre de 1500 manifestants lors du soulèvement de novembre 2019 en témoignent.

La tendance croissante des violations est également le résultat de «l’effet dévastateur» de l’inaction de la communauté internationale face au massacre de 1988.

Ce fait a également été souligné dans la lettre des experts de l’ONU en décembre. Ils ont souligné comment cette incapacité à agir «avait eu un impact dévastateur sur les survivants et leurs familles ainsi que sur la situation générale des droits de l’homme en Iran et a encouragé Téhéran à continuer de dissimuler le sort des victimes et à maintenir une stratégie de déni qui continue à ce jour.  »

La lettre souligne également comment cette inaction a rendu l’impunité systématique pour les dirigeants du régime.

Alors que le régime continue ses violations, les dirigeants européens sont intéressés davantage sur les relations économiques avec Téhéran et ne font part de leurs «préoccupations» que par de vagues condamnations diplomatiques.

Engager un dialogue avec le régime sur les droits de l’homme ou lui demander de mettre fin à ses violations des droits de l’homme, c’est comme demander à un pyromane d’éteindre le feu.

Alors que l’Union européenne adoptait son nouveau régime de sanctions mondiales contre les auteurs de violations des droits de l’homme, le diplomate en chef de l’UE, Josep Borrell, a déclaré que l’UE avait les droits de l’homme dans son «ADN».

Il a déclaré qu’en matière de violations des droits de l’homme, l’UE «devrait aller au-delà» des résolutions et des condamnations. Mais en ce qui concerne l’Iran, peut-être M. Borrell et le dirigeant de l’UE ont fait une exception.

Mardi a marqué la Journée internationale de commémoration à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Les gens sont allés sur les réseaux sociaux pour dire qu’ils ne pardonneraient ni n’oublieraient jamais ce massacre odieux. La conscience du monde n’oublie pas et ne pardonne pas non plus à ceux qui ont ouvert la voie à ce crime contre l’humanité en «engageant un dialogue» avec Hitler.

La politique de complaisance, contrairement à ce qu’a dit Nevil Chamberlin, n’a pas «assuré la paix», mais a finalement entraîné des millions de morts. Accommoder le régime de Téhéran signifierait également plus de morts et de destructions pour les Iraniens et le monde.

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