mercredi, mai 18, 2022
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI :Droits humainsDes agents iraniens détruisent la tombe de Navid Afkari: signe de poursuite...

Des agents iraniens détruisent la tombe de Navid Afkari: signe de poursuite des violations des droits humains

Les agents en civil du régime des mollahs ont détruit la pierre tombale de Navid Afkari, le champion national de lutte iranien, exécuté en septembre 2020 pour avoir participé aux grandes manifestations de 2018. Il s’agit d’une décision flagrante qui démontre que Téhéran est déterminé à poursuivre ses violations des droits humains.

Une semaine avant cet incident, le régime a exécuté Ruhollah Zam, un journaliste iranien résidant en France. L’exécution de Zam a été largement condamnée par les décideurs politiques occidentaux, en particulier les pays européens. Mais ces pays, en particulier la France, n’ont pas fait grand-chose pour empêcher l’exécution de Zam.

En fait, Josep Borrell devait prononcer un discours d’introduction conjoint lors d’un forum d’affaires avec le ministre des Affaires étrangères des mollahs, Mohammad Javad Zarif, le 12 décembre. Cette réunion a été annulée à la dernière minute, en raison de l’exécution de Zam deux jours plus tôt. Mais les organisateurs de cet événement ont déclaré qu’ils étaient impatients de tenir la conférence dans un proche avenir : «Les décideurs politiques européens et iraniens continuent de s’engager dans le dialogue nécessaire pour créer les conditions appropriées pour une diplomatie économique efficace», ont-ils ajouté.

Le régime a reçu le message d’une réponse aussi faible. Le président des mollahs Hassan Rohani a été le premier à dire que l’exécution de Zam n’affectera pas les relations de Téhéran avec l’Europe. Le ministère de Zarif se sentait en sécurité même pour «convoquer» les ambassadeurs de plusieurs pays européens, dont la France, et condamner leur opposition à l’exécution de Zam.

Alors que leur diplomate terroriste, Assadollah Assadi a été jugé en Belgique pour sa tentative d’attentat contre le rassemblement de l’opposition en 2018 à Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères des mollahs est même allé jusqu’à avertir les pays de l’UE que leur condamnation de l’exécution de Zam favorise le «terrorisme . »

Le 7 décembre, l’UE a adopté un régime mondial de sanctions relatives aux droits de l’homme, visant «les individus, les entités et les organes – y compris les acteurs étatiques et non étatiques – responsables, impliqués ou associés à de graves violations et abus des droits de l’homme dans le monde, où qu’ils soient et où ils se sont produits.

Pendant tout ce temps, M. Borrell était sur le point de promouvoir le dialogue et le commerce avec le plus grand bourreau du monde par habitant, qui a peut-être commis le pire crime contre l’humanité depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

À l’été 1988, le régime a exécuté plus de 30 000 prisonniers politiques en quelques mois. Le régime a enterré secrètement les victimes dans des fosses communes. Une lettre récemment publiée par sept experts de l’ONU a qualifié ce massacre de «crime contre l’humanité».

Cette lettre soulignait l’incapacité des «organismes internationaux» à s’attaquer à ce crime, qui a abouti à «l’impunité» des auteurs et à la douleur des membres de la famille des victimes. Ils ont appelé le régime à enquêter sur ce massacre et si le régime ne parvient pas à le faire, ces experts exhortent la «communauté internationale» à enquêter de manière indépendante sur ce massacre, «y compris en ouvrant une enquête internationale».

Après que le «mouvement pour réclamer justice» de la résistance iranienne ait attiré l’attention nationale et mondiale, le régime a commencé à détruire les charniers, comme il l’a fait dans le cas de la tombe de Navid Afkari. Avec les nouvelles exécutions, le régime confirme en outre sa décision de poursuivre les violations des droits humains et de rejeter toute enquête sur le massacre de 1988.

Lorsqu’en 1988, le régime a commis un massacre systématique, la communauté internationale a ignoré les appels répétés de la Résistance iranienne à lutter contre ce crime. De nombreux décideurs politiques occidentaux ont évoqué une nouvelle ère de «dialogue» avec le soi-disant gouvernement «réformiste» d’Ali-Akbar Hachemi Rafsandjani, qui a joué un rôle clé dans le massacre de 1988.

Une trentaine d’années se sont écoulées, le dialogue avec le régime n’a eu aucun effet sur la situation générale des droits de l’homme en Iran. En fait, de simples condamnations et l’absence d’action décisive ont donné à Téhéran un sentiment d’impunité.

Le 10 décembre, M. Borrell a déclaré: «Lorsque de graves violations des droits de l’homme se produisent, l’UE doit aller au-delà de l’adoption de résolutions et des déclarations – nous devons être capables d’agir. »
Mais il a refusé de dire si cela inclurait aussi l’Iran sous le régime des mollahs?

M. Borrell a affirmé que les droits de l’homme sont «dans l’ADN de l’Union européenne». Puis il a demandé si les pays de l’UE «les défendent dans un monde où, manifestement, le respect des droits de l’homme recule?»

La réponse, en ce qui concerne l’Iran, est non. Tant que l’UE et ses dirigeants poursuivront leur «diplomatie économique efficace», qui ne dépendra pas de la fin des violations des droits de l’homme en Iran, le régime continuera d’abuser des droits de l’homme.

M. Borrell doit savoir que faire une déclaration liminaire avec Zarif, qui défend les violations des droits de l’homme en Iran, ne fera que rendre ses propres commentaires ridicules.

Il est maintenant temps pour l’Union européenne d’agir en faveur des droits de l’homme, qui, selon son chef de la politique étrangère, sont dans son «ADN».

Ils devraient sanctionner le régime, son apologiste en chef Zarif et tenir le régime responsable de ses crimes passés et présents. Cette action constituera en effet une étape décisive vers la restauration de la dignité de l’UE, qui s’est perdue en ignorant les violations des droits de l’homme en Iran.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe