lundi, juin 21, 2021
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Iran: Le nombre de décès dus aux coronavirus dépasse les 3 300 dans 149 villes

L’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé cet après-midi que le nombre de décès dus au coronavirus dans 149 villes du pays a dépassé les 3 300. Le nombre de victimes dans la province de Qom est de 520, dans celles de Guilan 510, du Grand Téhéran 500, d’Alborz 140, de Qazvine 104, de Mazandaran 200, de Khorassan-Razavi 302, de Golestan 276, de Kermanchah 110, de Khouzistan 108, de Fars 106, de Lorestan 82, d’Azerbaïdjan oriental 26 et de Yazd 23.

La propagation du Coronavirus, qui est le résultat direct de la dissimulation, de la mauvaise gestion et de la corruption omniprésente du gouvernement, a conduit à la confusion et a aggravé les querelles internes entre les factions au pouvoir.

Aujourd’hui, Hassan Rohani, que l’on croyait absent et mis à l’écart depuis quelques jours, a évoqué le coronavirus lors d’une réunion du gouvernement, où les participants étaient assis à distance les uns des autres. Contredisant ses propos précédents, il a averti que le virus devait être pris au sérieux. Un député a déclaré que le président du Parlement Ali Larijani avait écrit à Khamenei pour demander que le gouvernement prenne en charge le « comité de lutte contre le coronavirus ». Par la suite, Khamenei a chargé Rohani d’entreprendre cette tâche.

Dans ses propos, Rohani a de nouveau tenté sans vergogne de dissimuler l’incompétence du régime en minimisant l’ampleur de la catastrophe. Il a déclaré : « Franchement, n’exagérons pas l’ampleur de cette crise virale plus que ce qu’elle est réellement. Soudain, certains prétendent qu’une province a été totalement détruite, alors que le gouverneur dit que seules 12 personnes sont mortes et que 120 sont sorties de l’hôpital ce jour-là ! »

Contrairement à Rohani, le député du régime Shahabuddin Bimeghdar a indiqué aujourd’hui que dans la petite ville de Golestan, 40 personnes étaient mortes du coronavirus. Le virus a été transmis par plusieurs participants à une conférence islamique sur le développement, organisée à Qom. La référence tardive concerne la mort de 40 personnes qui avaient été contaminées dans la petite ville de Gonbad-Kavous.

Pour empêcher la fuite des chiffres réels, le procureur général du régime, Mohammad Jafar Montazeri, a mis en garde dans une déclaration : « Tout commentaire (concernant le coronavirus) en dehors de la procédure approuvée constitue une atteinte à la sécurité nationale et aux intérêts de la nation. Les contrevenants seront traités conformément à la loi. »

Montazeri a ajouté que la publication de statistiques relatives au coronavirus « perturbe l’opinion publique et porte atteinte à la sécurité psychologique de la société » et constitue « un acte délictuel punissable par la loi en vertu des articles 286, 698 et 746 du Code pénal islamique » avec « des conséquences graves ».

Par ailleurs, la situation dans les prisons se détériore. À la prison de Vakilabad, à Machad, les prisonniers politiques ont été transférés dans un quartier de détenus infectés par le virus. Aujourd’hui, Parvaneh Salahshouri, députée du régime, a admis que « tous les prisonniers sont en danger à cause de l’épidémie généralisée de coronavirus en Iran (…) alors que, d’une manière générale, les conditions d’hygiène et de santé dans les prisons sont inacceptables. » « Un autre problème sont les lourdes cautions fixées pour les prisonniers. Ces derniers jours, des cautions allant jusqu’à plusieurs centaines de millions de tomans ont été fixées pour la libération temporaire des prisonniers », a-t-elle ajouté.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a réaffirmé qu’en raison des conditions inhumaines dans les prisons, les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques, doivent être libérés immédiatement sans caution ni condition, sinon l’épidémie de coronavirus provoquera une catastrophe humaine dans les centres de détention.

Mme Radjavi a également mis en garde contre la détérioration de la situation des compatriotes sunnites dans des régions comme Gonbad-Kavous (nord-est de l’Iran), notant que les habitants sunnites de cette région, avec ses 500 villages, sont soumis à une double pression. Ils souffrent de l’absence de toute infrastructure médicale et d’hygiène. Des dizaines d’entre eux ont déjà perdu la vie. L’Organisation mondiale de la santé doit donc aider tout particulièrement ces personnes défavorisées car le régime ne fera rien pour elles.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 mars 2020

 

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