dimanche, avril 5, 2020
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Iran: Les décès dus au coronavirus dépassent 10 500 dans 212 villes

Vague d’arrestations pour rumeurs sur le nombre de morts

Khamenei ordonne à l’armée des manoeuvres de guerre biologique un jour après avoir accusé les États-Unis d’avoir produit le coronavirus

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé dans l’après-midi du 23 mars 2020, que le nombre de décès dus au coronavirus a dépassé le chiffre choquant de 10 500 dans 212 villes d’Iran. Le nombre de victimes dans la ville d’Ispahan dépasse les 600, à Kachan 500 et dans la province d’Ispahan, il a dépassé les 1262. Dans la province de Khorassan-Razavi 872 malades ont perdu la vie jusqu’à présent, dans celles de Zanjan 83, d’Ardebil 160, de Golestan 536, de Khouzistan 369, de Kohgilouyeh-Boyer-Ahmad 41 et de Semnan 40.

De nombreux malades sortis des hôpitaux sont morts dans la semaine qui a suivi, mais ils n’ont pas été classés comme victimes du coronavirus, selon les médecins de Guilan.

Selon l’agence de presse officielle de l’État, l’université des sciences médicales de Qom a annoncé : « 40 médecins et 130 infirmières ont été contaminés par ce virus alors qu’ils soignaient des malades. » De son côté, le Dr Alireza Zali, responsable du centre de lutte contre le coronavirus à Téhéran, a annoncé que le nombre de malades se présentant à des centres de soins a augmenté de 5%, et ceux dans un état critique et nécessitant une hospitalisation a augmenté de 12%. Des sirènes d’ambulance résonnent régulièrement dans divers secteurs de Téhéran et d’autres villes.

En même temps, le régime des mollahs empêche catégoriquement la publication du nombre réel de morts. Une vague d’arrestations a été menée dans diverses villes contre les personnes accusées de répandre des rumeurs sur les victimes.

Lors d’une réunion au centre de lutte contre le coronavirus en Azerbaïdjan occidental, Nasser Khodayari, un porte-parole du ministère de la Culture et de l’Orientation, a déclaré le 22 mars 2020 que neuf personnes avaient été arrêtées pour diffusion de rumeurs. « Les réunions avec le FATA (la cyberpolice), l’armée, les pasdarans et les responsables de la radiotélévision officielle pour découvrir les moyens de contrer les nouvelles sur l’épidémie dans le cyberespace ont été une des tâches de ce centre de commandement », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Hussein Shahriar, commandant des Forces de sécurité de l’État (FSE) de la ville de Makou, a annoncé l’arrestation de personnes pour outrage à des responsables du régime dans le cyberespace et a déclaré que toute insulte à l’égard de responsables et la diffusion de fausses informations (sur le coronavirus) seraient considérées comme un crime et que la cyberpolice sévirait contre les auteurs. Certains ont déjà été arrêtés à Ispahan.

Houshang Hosseini, commandant des FSE de la province d’Ardebil, a annoncé l’arrestation de 11 personnes accusées d’avoir diffusé des informations sur le coronavirus.

Par ailleurs, l’armée du régime iranien a annoncé avoir reçu l’ordre de l’état-major général des forces armées de procéder à des exercices de guerre biologique.

L’ordre de Khamenei de procéder à des exercices de guerre biologique intervient au lendemain de ses accusations portées contre les Etats-Unis d’avoir produit et exporté le coronavirus, ce qui montre clairement que ses remarques grotesques étaient le prélude à d’autres arrestations.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 23 mars 2020