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Iran: Les décès dus au coronavirus dépassent 37.200 dans 306 villes

Le nombre réel de décès est beaucoup plus élevé

• Fin mars et tout au long du mois d’avril, de nombreuses décès ont eu lieu dans des villages et des villes isolés, des chiffres qui n’ont pas été pris en compte et que le régime a délibérément classés dans d’autres catégories
• Les facultés de médecine de toutes les provinces rendent aussi compte exclusivement des patients et des victimes dans les CHU. De nombreux établissements, comme les cliniques privées, les hôpitaux publics, des pasdarans, de l’armée, de la police, de la milice du Bassij et du ministère du Renseignement, ne sont pas couverts par ces universités.
• Les experts et spécialistes médicaux considèrent le nombre réel de cas positifs 20 fois supérieur aux chiffres officiels.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé dans l’après-midi du 29 avril 2020, que le nombre de victimes du coronavirus dans 306 villes en Iran avait dépassé les 37.200. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 6.270, d’Ispahan 2 410, de Khouzistan 1750, de Golestan 1170, d’Azerbaïdjan de l’Ouest 1155, de Fars 935, de Lorestan 850, de Semnan 820, de Yazd 670, de Khorasan du Nord 421 et de Bouchehr 375.

Le nombre réel de décès est beaucoup plus élevé. Fin mars et tout au long du mois d’avril, de nombreuses personnes ont perdu la vie dans des villes et villages isolés, des chiffres qui n’ont pas été pris en compte, et le régime a délibérément cité d’autres causes de décès. Les facultés de médecine de toutes les provinces rendent également compte exclusivement des patients et des victimes dans les CHU. De nombreux établissements, commes les cliniques privées, les hôpitaux publics, les hôpitaux des pasdarans, de l’armée, de la police, de la milice du Bassij et du ministère du Renseignement, ne sont pas couverts par ces facultés.

C’est pourquoi le régime minimise à volonté les chiffres et en fabrique. Les experts et spécialistes médicaux considèrent que le nombre réel de cas positifs est 20 fois supérieur aux chiffres annoncés.

Le quotidien officiel Sharq a écrit : « comment peut-on connaître le nombre réel de décès dus au coronavirus (en Iran) ? La réponse à cette question est difficile et impossible, du moins dans la situation actuelle. Dans ces circonstances, même cette étude n’est pas possible pour les chercheurs en Iran, car les organisations concernées telles que l’organisation Behesht-e Zahra, l’état civil et le centre de statistiques iranien, n’ont pas voulu publier les données nécessaires. »

Le quotidien officiel Hamdeli a écrit aujourd’hui : « les chiffres ont été considérés avec beaucoup de suspicion dès le premier jour. L’enregistrement des cas positifs comme patients souffrant de problèmes respiratoires ou pulmonaires, et la libération des patients avec leur propre consentement le démontrent de façon valable. Mais, ce qui a récemment dévoilé la confusion des chiffres du ministère de la Santé est plus que jamais le concept de trucage des chiffres des cas positifs au coronavirus dans le pays. »

Dans le cadre de ses mensonges en série, Hassan Rohani a déclaré ce 29 avril : « nous vivons des circonstances telles que nous ne devrions pas avoir de peine pour les emplois perdus, ni pour la maladie et les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Nous n’avons qu’à les endurer tous les deux. » Il a ajouté : « les gens sont en paix ; s’ils ont besoin de produits alimentaires essentiels, ils sont disponibles dans les magasins ; s’ils ont besoin de produits sanitaires, ils sont disponibles dans les magasins ; s’ils ont besoin de lits d’hôpitaux, ils sont disponibles. »

« De nombreux chefs d’État lors de conversations téléphoniques, s’est-il vanté, ont dit : oui nous connaissons vos statistiques, nous connaissons vos chiffres, votre feuille de route. Tous ont exprimé leur reconnaissance à l’Iran pour avoir mené un travail fort et cohérent dans la lutte contre ce virus ».

Mais Mina Moharez, du comité chargé du Covid-19 au ministère de la Santé, a déclaré au quotidien Vatan-e-Emrouz ce 29 avril que « les fluctuations des chiffres dans les rapports du ministère de la Santé indiquent que le coronavirus est plus actif chaque jour puisque la chaîne qui le propage dans le pays n’a pas été rompue. Ce virus est fortement contagieux (…) La levée des restrictions sur les déplacements porte un coup sévère à la santé des citoyens, et si des mesures appropriées ne sont pas prises, nous allons assister à de nouvelles vagues de propagation du coronavirus et à la mort de nos compatriotes. »

Le 28 avril, le directeur de la faculté des sciences médicales de Qom a répété à l’agence IRNA : « Qom est toujours l’épicentre de la crise du coronavirus. »

Le 29 avril, le quotidien Jahan-e Sanat a écrit : « nous ne savons pas pourquoi M. Rohani est si pressé dans son approche [de déconfinement ] progressive. Avec ces décisions, nous allons atteindre un stade où la menace qui pèse sur notre pays devient sérieuse, et à ce moment, nous verrons qui est prêt à assumer la responsabilité de ce qui se passera dans notre pays. »

Par ailleurs, les mesures répressives du régime pour prévenir les fuites sur les chiffres réels de l’épidémie se poursuivent. Le colonel Mohammad-Ali Rajabi des pasdarans, chef du centre d’identification et de prévention FATA (la cyber police), a affirmé : « nous avons eu beaucoup d’informations et de rumeurs sur des gens qui voulaient agir en secret (…) En même temps, ils ont essayé de donner l’impression que le pays est incompétent, et que le système de santé est incapable de gérer la crise du coronavirus (…) Nous avons identifié plus de 2000 sites et blogs dans l’espace virtuel et avons porté 370 cas devant les tribunaux, ce qui a entraîné plusieurs arrestations, des engagements écrits et des renvois devant les tribunaux. »

Le général Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées du régime, a déclaré aujourd’hui à Farda News : « pour contrer les propagateurs de rumeurs dans l’espace virtuel, la cyber police FATA a mis en œuvre des mesures utiles. 3 600 personnes qui avaient posté des rumeurs dans l’espace virtuel ont été arrêtées par les forces de sécurité et la milice du Bassidj. Nos ennemis continuent leurs hostilités et ils ont des agents qui mènent leur politique dans le pays. »

Il est à noter que ces dernières semaines, la commission de la Sécurité et du contre-terrorisme du CNRI a révélé d’importants documents sur la propagation du coronavirus et la dissimulation du régime, notamment des exemples d’actions des forces de sécurité et de leurs communications sans fil.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 avril 2020

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