jeudi, août 6, 2020
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Iran : les décès dus au Covid-19 dans 318 villes dépassent les 42.100

La province du Khouzistan est dans une situation critique ; les hôpitaux sont remplis de patients et de corps de victimes

Adressant ses condoléances à la population du Khouzistan Maryam Radjavi a déclaré qu’Ali Khamenei et Hassan Rohani sont les principaux responsables de la perte de vies humaines dans de telles dimensions. Avec leur politique inhumaine, ils ont détruit la province la plus riche en ressources d’Iran et ont provoqué la montée de la propagation du virus.
L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé le 16 mai 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus dans 318 villes d’Iran a dépassé les 42.100. Le nombre de victimes dans les provinces de Qom est de 3405, de Khouzistan 2750, de Sistan-Balouchistan 1265, de Lorestan 1155 et de Khorassan du Nord de 482.

La situation au Khouzistan est critique et le régime été contraint à contrecœur de mettre 16 villes en confinement. Les hôpitaux sont pleins de malades, dont beaucoup dans un état critique. Ces derniers jours, plus de 1 000 personnes seraient mortes dans diverses villes de la province, ce qui est en cours de vérification.

Un porte-parole du ministère de la Santé a déclaré aujourd’hui à la télévision officielle : « notre pays ne connait nulle part de situation normale (…) et nous pourrions ne pas être en mesure de déclarer bientôt une situation normale. » Il a ajouté : « dans la province du Khouzistan, nous pouvons supposer que la situation dans la plupart des villes est hors de l’ordinaire. »

Selon l’agence officielle ISNA, le gouvernorat du Khouzistan a annoncé aujourd’hui que « la fermeture des bureaux, banques et guildes n’étant pas de première nécessité dans 16 villes du Khouzistan jusqu’au lundi 20 mai pour empêcher la propagation du coronavirus. Cette fermeture concerne les villes d’Ahwaz, Karoun, Bavi, Hamidiyeh, Ramhormoz, Masjed-e-Soleiman, Haftgol, Dashte-Azadeghan, Mahshahr, Hendijan, Dezfoul, Shoush, Shoushtar, Gotvand, Abadan et Khorramshahr ».

Le président de la faculté des sciences médicales d’Ahwaz a déclaré à la télévision d’État : « après le déconfinement le 11 avril, le nombre de nos malades a augmenté à partir du 21 avril. »

Ferydoun Hemmati, gouverneur de la province d’Hormozgan, a déclaré aujourd’hui au quotidien Hamshahri : « la montée de la propagation du coronavirus dans l’Hormozgan ces derniers jours est alarmante. »

« Nous avons un danger de Covid-19 dans la plupart des régions du pays, en particulier à Téhéran (…) Le risque d’épidémie à Téhéran n’a pas diminué, et la vague épidémique est toujours là », a constaté aujourd’hui le responsable des soins aux maladies infectieuses au ministère de la Santé, cité par le quotidien Javan.

Malgré cela, le Centre national de lutte contre le coronavirus a annoncé aujourd’hui que « les écoles de tous les niveaux d’enseignement dans l’ensemble du pays seront ouvertes pendant un mois à partir d’aujourd’hui ».

Alors que le Khouzistan est ravagé par le virus, dans son intervention ce 16 mai, Rohani n’a pas fait la moindre allusion à la province. Il n’a pas hésité à dire que « dès le premier jour où nous avons été confrontés au virus, nous avons fait face à un autre danger, et j’ai ressenti ce danger dans les médias étrangers. J’ai vu qu’ils voulaient fermer le pays avec cette maladie et créer le chaos ». Défendant le déconfinement avec le retour au travail et à la normale, il a annoncé que les lieux de culte seraient ouverts après le Ramadan, ajoutant : « nous devons préparer les gens à vivre avec le coronavirus pendant au moins quelques mois. »

Rohani a également souligné le manque de crédibilité du système de santé et de dépistage du régime, système dont il se vantait. « La personne infectée est membre d’une organisation. Mais elle est affecté dans une autre agence. Elle a été testée positive. Mais elle a été testé négative dans la clinique de sa propre agence et on lui a dit qu’elle pouvait aller travailler (…) Une agence utilise un CT scan, et l’autre teste le sang et la salive, ou par PCR ou sérologie. La personne consulte un médecin et on lui dit d’écarter les autres méthodes, ses poumons vont bien, elle n’est pas infectée », a expliqué Rohani.

Rohani s’est déchargé de l’aide aux personnes démunies et à celles qui ont perdu leur emploi sur la population. « Il y a plusieurs autres problèmes pour lesquels les gens doivent nous aider (…) Certains ont perdu leur emploi. Nous n’avons pas de travail. Certains trouveront un emploi en trois mois. D’autres reprendront dans un mois. Ils ont des chèques. Ils ont de la dignité, ils sont locataires et doivent payer un loyer. Le gouvernement ne peut pas à lui seul les aider. »

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a présenté ses condoléances à la population du Khouzistan. Elle a reproché à Khamenei et Rohani d’être les principaux responsables de tant de vies perdues. Ils ont détruit la province la plus riche et la plus ingénieuse d’Iran par leur politique inhumaine et ont provoqué la propagation du virus, a déclaré Mme Radjavi, ajoutant que les propos tenus aujourd’hui par Rohani révèlent la confusion et l’incompétence du régime. Cela montre clairement que ces dirigeants n’ont absolument aucune considération pour la vie et la santé du peuple iranien et qu’ils ne pensent qu’à préserver leur ignoble pouvoir, a-t-elle précisé. Mme Radjavi a exhorté l’ensemble de la population, en particulier la jeunesse vaillante du Khouzistan, à secourir et aider les citoyens démunis et opprimés pour alléger leurs souffrances.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 mai 2020

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