samedi, juin 6, 2020
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Iran : les décès dus au Covid-19 dépassent les 43.600 dans 319 villes

Situation de crise dans les provinces de Khouzistan, Bouchehr, Sistan-Balouchistan et ailleurs

Maryam Radjavi : Augmenter le prix de l’essence et du pain en pleine crise du coronavirus est le corollaire des 30 milliards $ que la dictature religieuse a puisés dans les poches des Iraniens pour maintenir en place le tyran sanguinaire de Syrie.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) a annoncé dans l’après-midi du 22 mai 2020 que le bilan des victimes du coronavirus dans 319 villes d’Iran a dépassé les 43 600. Le nombre de victimes dans les provinces de Khouzistan est de 3195, d’Azerbaïdjan de l’Est 1545, de Lorestan 1290, de Markazi 606, de Kerman 525 personnes et de Kohkilouyeh-Boyer-Ahmad 287. Le nombre de victimes à Téhéran a dépassé les 7090. Selon les rapports médicaux, au moins 220 personnes atteintes du coronavirus sont décédées dans le seul hôpital Labafi-Nejad de Téhéran.

L’agence Irna a rapporté ce 22 mai les déclarations d’un porte-parole du ministère de la Santé dans son entretien quotidien répétant que « la situation dans la province de Khouzistan est toujours au rouge ». Ehsanpour, porte-parole de la faculté des sciences médicales de Jondishapour, a appelé les gens à ne pas sortir de chez eux sauf en cas d’absolue nécessité et à s’abstenir d’organiser des célébrations et des visites pour l’Aïd al-Fitr (Club des jeunes journalistes, affilié aux pasdarans, 22 mai).

A Téhéran, le chef du Centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC) a affirmé au quotidien Asr-e-Iran aujourd’hui : « Il n’y a toujours aucune preuve que le virus a été affaibli, et il peut encore mettre en danger les gens et mettre leur santé et leur vie en danger. Bien que nous assistions à une baisse de la mortalité, il s’agit d’une situation fragile. » Il a ajouté : « les effets sociaux, culturels et économiques du coronavirus l’emportent de loin sur ses effets biologiques, et leur universalité rend plus difficile le traitement de ses effets destructeurs. »

Selon l’agence Fars du 21 mai, à Bouchehr, le président de la faculté des sciences médicales de la province, a déclaré, vu que l’épidémie avait de nouveau augmenté : « nous demandons aux bazars et aux guildes de fermer leurs magasins du vendredi 22 mai à la fin de la fête de l’Aïd al-Fitr, afin d’empêcher la propagation de la maladie. »

La situation au Sistan-Baloutchistan reste critique. Le président de la faculté des sciences médicales d’Iranchahr a affirmé à l’agence Tasnim le 22 mai : « Suite à l’augmentation du nombre de cas positifs à Iranchahr et Chabahar, ces deux villes ont été classées parmi les villes en “rouge”. Les centres commerciaux et les unités de service dans la zone franche de Chabahar seront fermés du 22 mai jusqu’à nouvel ordre. »

L’agence Fars a cité le 21 mai le gouverneur de Khach disant : « la ville n’est pas dans une situation normale (…) En raison de l’augmentation importante des cas positifs, le bazar de Khach, à l’exception des magasins essentiels de nourriture, sera fermé pendant une semaine à partir de vendredi. »

Dans la province d’Ilam, le directeur du réseau de santé de la ville de Hilalan a déclaré selon le quotidien Javan du 22 mai : « les cas positifs dans cette ville sont en augmentation et nous devons arrêter le cycle de transmission du virus dans l’environnement et la population. »

A Yazd, le chef de l’hôpital Imam Jafar Sadegh a déclaré: « en raison du manque de distanciation physique, le nombre de patients a augmenté. » (Radiotélévision officielle, 21 mai)

En Azerbaïdjan de l’Est, le chef du CNLC de la ville de Bonab a déclaré à l’agence Fars le 21 mai : « les cas positifs ont augmenté. Si nous ne faisons pas attention, nous verrons la propagation du coronavirus dans les prochains jours. »

Dans la province de Khorassan-Razavi, le responsable de l’information de la faculté des sciences médicales de Machad a déclaré à l’agence Mehr le 21 mai : « en raison de la situation rouge à Machad, nous recommandons aux gens de ne pas s’y rendre pour l’Aïd al-Fitr. »

Le député de Bandar-Abbas au Majlis du régime s’est plaint hier au site Khaneh-ye-Mellat du « manque de lits d’hôpital » et a rappelé que « les habitants de ces deux villes attendent toujours l’ouverture de ces centres médicaux. »

Alors que la population à travers le pays est aux prises avec la crise du coronavirus, hier le président du commerce, de l’industrie et des mines de la province de Mazandaran a annoncé que « selon la récente décision du siège de la réglementation des marchés de la province de Mazandaran, le prix du pain a augmenté de 25 à 30%, et cette augmentation est en vigueur dans la province depuis le 21 mai. »

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a estimé que l’augmentation du prix de l’essence et du pain des travailleurs en pleine crise de Covid-19 est le corollaire des 30 milliards $ que la dictature religieuse a puisés dans les poches des Iraniens pour maintenir en place le tyran sanguinaire de Syrie. Il y a deux jours, l’ancien président de la commission de la Sécurité et des Affaires étrangères du Majlis du régime a reconnu la dépense de cette somme.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 22 mai 2020