mardi, juillet 7, 2020
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Iran : Plus de 49.300 décès dus au coronavirus dans 325 villes

 Un porte-parole du ministère de la Santé a annoncé 3 574 nouveaux cas positifs en 24 heures, le nombre le plus élevé depuis le début de l’épidémie

 Les responsables et les médias du régime qualifient d’ « effroyable » la situation dans la province de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad, parlent de « propagation effrénée du Covid-19 au Guilan », de « nouvelle vague de coronavirus à Téhéran », de « pointe de l’iceberg au Khouzistan », d’ « alarme au coronavirus à Gatchsaran » et de « retour des restrictions au Kurdistan »

 Maryam Radjavi : aujourd’hui, tout le monde peut voir que la dictature religieuse a opté pour une stratégie de pertes humaines massives pour faire barrage au danger du soulèvement et du renversement, mais un jour ce barrage se brisera et s’effondrera sur le régime

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) a annoncé dans l’après-midi de ce 4 juin, que le nombre de décès dus au Covid-19 dans 325 villes d’Iran dépassait les 49.300. Le nombre de décès dans les provinces de Khouzistan est de 3835, de Guilan 2790, de Mazandaran 2763, d’Alborz 1675, de Lorestan 1605, de Hamedan 1289, de Kermachah 1165, de Kurdistan 970, de Khorassan du Nord 553, d’Ilam 315, de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad 305, de Hormozgan 260 personnes et de Khorassan du Sud 150.

Un porte-parole du ministère de la Santé du régime a annoncé aujourd’hui que 3 574 nouveaux cas positifs ont été identifiés ces dernières 24 heures, le nombre le plus élevé de l’épidémie ces quatre derniers mois. De leurs côtés, les responsables et les médias du régime qualifient d’ « effroyable » la situation dans la province de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad, parlent de « propagation effrénée du Covid-19 au Guilan », de « nouvelle vague de coronavirus à Téhéran », de « pointe de l’iceberg au Khouzistan », d’ « alarme au coronavirus à Gachsaran » et de « retour des restrictions au Kurdistan ».

Dans ces circonstances, l’agence IRNA a rapporté aujourd’hui les propos de Rohani qui a une fois de plus fait porter la responsabilité de la situation à la population en disant : « les directives et la distanciation sociale intelligente devraient être prises au sérieux par les gens et les entreprises. Si ces avertissements ne sont pas pris au sérieux dans toutes les régions du pays et que la propagation de la maladie augmente à nouveau, les autorités devront rétablir les restrictions, ce qui perturbera la vie normale des citoyens et causera de graves dommages économiques à la société. »

Au Khouzistan, le secrétaire du Comité d’épidémiologie de la faculté des sciences médicales d’Ahwaz a déclaré à la télévision régionale le 2 juin : « au cours du dernier mois, les chiffres minimums ont beaucoup augmenté (…) Nous avons eu une augmentation toutes les semaines et il n’y a jamais eu un moment où les chiffres se sont stabilisés ou même ont diminué. Malheureusement, il y a eu une très forte augmentation ces trois dernières semaines, donc le niveau de contamination dans la société est bien plus élevé que ce que nous constatons. » A une question du journaliste disant que « certains disent que nous devrions les multiplier par 4, d’autres disent de les multiplier par 10 », il a répondu : « Beaucoup croient qu’il faut les multiplier par plus que cela (…) les chiffres que nous voyons ne sont que la pointe de l’iceberg de la maladie. » Le président de la faculté des sciences médicales d’Abadan a rapporté à la télévision officielle le 3 juin, quelque 114 cas positifs et 6 décès uniquement pour le sud-ouest de la province du Khouzistan.

L’agence Rokna a cité aujourd’hui un membre du centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC) à Téhéran disant que « le nombre de malades venant à l’hôpital a augmenté par rapport au passé, en particulier à l’hôpital Imam, qui nous servait de référence. Avec l’ouverture des lieux publics, des restaurants et autres, on s’attend à une augmentation des cas positifs. »

Le gouverneur du Kurdistan a été cité aujourd’hui par le site Javan, affilié aux pasdarans, disant : « la situation à Sanandaj est critique en termes de propagation du coronavirus. » Il a annoncé la fermeture de plusieurs corporations à Sanandaj pour 72 heures.

Dans la province de Guilan, l’agence Fars des pasdarans, a rapporté hier une « épidémie généralisée de coronavirus ». « L’augmentation des hospitalisations ces derniers jours indique la prévalence du deuxième pic de coronavirus dans la province (…) Malheureusement, le taux de transmission est très élevé », a déploré le président de la faculté des sciences médicales hier sur Javan. Il a noté que « 1 000 des 4000 infirmières et 60 des 400 médecins qui soignent les malades de coronavirus au Guilan ont malheureusement été infectés par le virus ».

Dans la province de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad, l’agence IRNA a décrit aujourd’hui une situation « au bord de la crise du coronavirus » ajoutant : « Les nouvelles du coronavirus à Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad sont alarmantes ». De son côté, Fars a parlé d’« alarme au coronavirus à Gatchsaran », citant le gouverneur de la ville disant : « maintenant, cette ville est dans le rouge. »

L’agence de presse de la télévision d’État a cité le président de la faculté des sciences médicales d’Azerbaïdjan de l’ouest qui a déclaré aujourd’hui que la situation actuelle « est un signe avant-coureur d’une nouvelle propagation du virus. En plus de la montée du nombre de patients, ceux-ci viennent dans les hôpitaux en souffrant davantage, notamment de problèmes pulmonaires ».

Javan a écrit hier que dans plusieurs provinces, notamment celles de Téhéran et de Khouzistan, de nombreuses personnes sont hospitalisées en raison du Covid-19. Massoud Mardani, membre du CNLC, a déclaré que « 12 % des personnes hospitalisées meurent du coronavirus ».

Tout indique qu’en renvoyant les travailleurs et les personnes à faibles revenus au travail, Khamenei et Rohani les ont envoyés à l’abattoir du coronavirus.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) avait déclaré le 5 avril à ce sujet : « la décision criminelle de Khamenei et Rohani de renvoyer les gens au travail va faire des victimes innombrables. Les directives de Rohani pour la reprise des “activités commerciales” et “activités économiques” mettent en danger la santé de dizaines de millions d’Iraniens (…) au lieu de subvenir aux besoins élémentaires de la population en puisant dans les organes économiques sous contrôle de Khamenei et de ses pasdarans qui ont pillé les richesses de la nation, le régime des mollahs envoie les gens à l’abattoir du coronavirus. L’incompétence, le pillage et le fossé gigantesque entre les classes prennent chaque jour de nouvelles dimensions sous la dictature religieuse. »

Aujourd’hui, Maryam Radjavi a rappelé : à présent, au bout de deux mois, tout le monde peut voir que la dictature religieuse en Iran a opté pour une stratégie de pertes humaines massives dans l’épidémie de Covid-19 pour faire barrage au danger du soulèvement et du renversement mais un jour se barrage se brisera et s’effondrera sur le régime.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 juin 2020

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