jeudi, octobre 1, 2020
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Iran: plus de 69.300 décès dans 342 villes

  •  Mise en garde ridicule contre le ” la peur du coronavirus ” de la part de Rohani qui se vante d’une meilleure situation en Iran qu’ailleurs.
  •  Le président du conseil municipal de Téhéran : Jusqu’à 70% de la responsabilité de la réémergence de l’épidémie de coronavirus incombe au gouvernement.
  •  Le chef adjoint du centre national de lutte contre le coronavirus (CNCL) à Téhéran : La situation dans la province de Téhéran est dans le rouge, toute la capacité de soins de santé est utilisée, et plus de 100 hôpitaux sur 180 sont affectés au coronavirus.
  •  Le directeur de l’hôpital Khomeiny : Le nombre de patients a quintuplé par rapport aux trois dernières semaines, et leur état s’est aggravé.
  •  Le gouverneur d’Alborz : La situation est beaucoup plus compliquée que lors du premier pic de mars, les hôpitaux sont pleins et le personnel de santé est épuisé. En Alborz, nous avons atteint l’état d’urgence, et il faut préparer un hôpital de crise.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé le 11 juillet 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus dans 342 villes iraniennes s’élève à plus de 69 300. Le nombre de victimes dans les provinces de Khorassan-Razavi est de 5515, de Khouzistan 5510, d’Ispahan de 3300, de Guilan 3240, de Mazandaran 3065, d’Alborz 2110, d’Azerbaïdjan oriental 2065, de Kermanchah 1770, de Golestan 1735, de Hamedan 1710 et de Fars 1585. Des informations de la prison du Grand Téhéran (Fashafouyeh) indiquent que l’épidémie y a atteint des niveaux catastrophiques, mais le régime refuse de libérer les prisonniers.

Alors que le nombre de morts et de cas positifs augmentent chaque jour, Rohani a mis en garde contre la peur du coronavirus : « Il est erroné de créer de l’anxiété et de la peur chez les gens car cela entravera des activités sociales, municipales et économiques essentielles. » Alors que les médecins et les infirmières et même son ministre de la Santé se plaignent du manque de lits et d’installations médicales, Rohani s’est ouvertement vanté que l’Iran était mieux loti que les autres pays : « La Banque centrale a été en mesure de répondre aux besoins essentiels du ministère de la Santé, en fournissant des devises en dollars et en euros, en lui donnant des transferts de fonds afin qu’il puisse commander et acheter des marchandises. Le calme que vous voyez est dû au fait que la chaîne de production nationale a été capable de produire les besoins ; les masques, les désinfectants, les gants, le N95 et les respirateurs sont tous produits sur place. »

À Téhéran, Mohsen Rafsandjani, chef du conseil municipal, a déclaré : « Au cours des deux premiers mois de l’épidémie à Téhéran, le nombre de morts quotidien était d’environ 100, allant jusqu’à 120 (…) En juin, il est devenu évident que nous étions trop fiers de cette situation, et cela nous a fait du tort. Nous devons donc rapidement réparer nos erreurs. Les responsables de la santé du pays doivent l’admettre. Le CNLC doit écouter et prendre les décisions (nécessaires). » Il a ajouté : « Au plus fort de la résurgence du coronavirus, la faute de la population est de 30%, et celle du gouvernement est de 70% car il a soudain levé les restrictions en faveur du virus. »

Tavakoli, le n°,2 du CNLC à Téhéran, a déclaré aujourd’hui à l’agence Fars : « Actuellement, la situation dans la province de Téhéran est au rouge, et toutes les capacités de soins de santé sont utilisées (…) Les hôpitaux Imam Sajjad, Shahriar, Hazrat-e-Fatemeh, Robat Karim, Pakdasht, Shoaha-Gomnam, Mofteh Varamine, et Imam Hossein Baharestan sont entièrement affectés au coronavirus (…) Dans la province de Téhéran et les trois facultés des sciences médicales, c’est-à-dire Téhéran, Beheshti et Iran, nous avons un total de 180 à 200 hôpitaux, dont plus de 100 sont dédiés aux malades du coronavirus.»

Le directeur de l’hôpital Khomeiny a déclaré aujourd’hui au site Entekhab : « Le nombre de patients a quintuplé par rapport aux trois dernières semaines et leur état s’est aggravé. » Il a ajouté : « 30 à 40 % des patients hospitalisés ont moins de 40 ans (…) Les malades autres que coronavirus qui avaient reporté leur traitement de quelques mois sont également orientés vers l’hôpital. Malheureusement, étant donné la nouvelle vague d’épidémie, il n’est pas possible de soigner ces patients-là. »

Au Khorassan-Razavi, le président de la faculté des sciences médicales de Nichapour a déclaré hier à la chaine régionale « Astan-e Razavi » : « Le service coronavirus de l’hôpital ’22 Bahman’ est plein, et nous ne pouvons plus recevoir de patients atteints du coronavirus. »

Dans la province d’Alborz, le haut représentant du régime a déclaré hier à l’agence ISNA : « La situation est beaucoup plus difficile que le premier pic du mois de mars. Les hôpitaux d’Alborz sont pleins de malades du coronavirus, et le personnel de santé est épuisé (…) Un hôpital de campagne doit être mis en place dans un délai d’une semaine. Nous avons atteint l’état d’urgence dans la province d’Alborz, et il faut préparer un hôpital de crise. »

Selon les facultés de sciences médicales de Mazandaran et de Babol, le nombre de cas positifs dans la province est passé d’environ 300 à 1000 en moins de dix jours, a rapporté aujourd’hui l’agence IRNA.

À Ardebil, selon l’agence Mehr, le président de la faculté des sciences médicales a annoncé hier l’arrivée de la deuxième vague dans la province.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 juillet 2020

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