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Iran : Plus de 71.700 décès dus au coronavirus dans 346 villes

  • Un membre du comité épidémiologique de la faculté de Téhéran : la montée de la contagion et des décès aurait pu être évitée. Le déconfinement précoce a conduit à un regain de l’épidémie.
  • Le ministre de la Santé du régime : nous sommes inquiets pour les provinces comme le Mazandaran, le Khorassan-Razavi et Téhéran.
  • La faculté de médecine de Mazandaran : les hospitalisations augmentent, il est possible que dans les semaines à venir il n’y ait plus de place pour accepter des malades.
  • Le n°2 du centre Corona à Téhéran : la seconde vague a été bien plus violente que la première. Le coup que nous recevons avec cette 2e vague est plus fort.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé ce 16 juillet 2020, que le nombre de décès dus au coronavirus dans 346 villes d’Iran a dépassé les 71 700. Le nombre de décès dans les provinces de Téhéran est de 17.850, de Mazandaran 3145, de Lorestan 2695, d’Alborz 2265, de Hamedan 1895, de Kermanchah 1820 et de Fars 1725.

Alors que le nombre de victimes du coronavirus augmente de jour en jour et que les agents du régime exigent la fermeture de nombreux emplois et activités, Rohani a une fois de plus blâmé la population dans une intervention au centre national de lutte contre le coronavirus, en disant: « La santé est la clé pour faire face au Covid-19, et nous devons changer notre mode de vie pour mieux gérer le coronavirus. »

Pendant ce temps, Massoud Younessian, membre du Comité d’épidémiologie du Covid-19 à la faculté médicale de Téhéran, a déclaré aujourd’hui: « La récente augmentation des cas positifs et des décès dans le pays était prévisible et évitable. Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises auparavant, la réouverture précoce des emplois et des activités qui n’étaient pas nécessaires (…) a conduit à une poussée de la contagion. Nous en avons vu une partie du résultat et nous en verrons davantage à l’avenir. » (Quotidien Ressalat, 16 juillet).

« Dans des provinces comme Mazandaran, Khorassan-Razavi, Téhéran et Alborz il y a de quoi nous inquiéter », a déclaré Saïd Namaki, le ministre de la Santé du régime (Shabakeh-Khabar TV, 15 juillet).

Alors que le régime clérical n’apporte pas la moindre aide à la population dans la lutte contre cette épidémie, le vice-ministre de la Santé Iraj Haririchi a déclaré: « Si chaque foyer iranien a une augmentation des coûts de la vie d’environ 1,6 million de tomans à cause du coronavirus, les coûts écrasants de la santé passeront de 3,7% à environ 8%. Dans les ménages ruraux, cet indice passe de 4,9 à 12,9%. » (Asr-e Iran, 16 juillet).

À Téhéran, Jalili-Khoshnoud, n°2 du centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC), a déclaré : « La deuxième vague a été beaucoup plus violente que la première. Les patients gravement malades et les décès sont plus nombreux et le coup que nous recevons de la deuxième vague est plus fort (…) Le confinement à Téhéran pourrait continuer pendant quelques jours ou quelques semaines afin que nous puissions contrôler cette deuxième vague. Nous sommes confrontés à deux problèmes : le manque de lits d’hôpital et le manque de personnel médical. Notre personnel médical est souvent contaminé ou leurs proches au premier degré sont infectés et doivent prendre soin d’eux. Je suis moi-même hospitalisé et mes poumons sont touchés à 40%. Le directeur adjoint du traitement et de la santé de l’hôpital est également hospitalisé. » (Agence ISNA, 16 juillet)

Dans la province de Mazandaran, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré: « 60% à 70% des villes de la province sont dans le rouge. Le nombre d’hospitalisations continue d’augmenter, avec cette tendance il se peut qu’il n’y ait pas de place pour recevoir des patients dans les semaines à venir. » (site Hamshahri, 16 juillet). Un porte-parole de la même faculté a déclaré: « Actuellement, 1130 lits dans les hôpitaux publics et 188 lits dans les hôpitaux privés sont affectés aux malades du Covid-19 qui y sont soignés. » (Agence IRNA, 16 juillet).

En Azerbaïdjan oriental, le vice-président de la faculté des sciences médicales a déclaré que « le nombre de consultations dans les hôpitaux augmente chaque jour (…) Un malade sur huit est connecté au système respiratoire et se trouve dans un état critique, et maintenant plus de 850 personnes sont hospitalisées dans la province. » (Agence ISNA, 16 juillet).

Au Khouzistan, le directeur de l’hôpital pédiatrique Abouzar à Ahwaz a déclaré : « Au moins huit ou 10 cas par jour, et parfois plus d’enfants malades du coronavirus sont admis aux soins intensifs de cet hôpital. » (Site Rouz-e-no, 16 juillet).

Dans la province de Fars, « l’hôpital Hazrat-e-Ali-Asghar et de deux autres hôpitaux de Chiraz pour les malades du coronavirus sont pleins. Si la même situation continue, dans les deux ou trois prochaines semaines, nous aurons un taux de mortalité plus élevé », a déclaré le vice-président de la faculté des sciences médicales de Chiraz.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 juillet 2020

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