jeudi, septembre 24, 2020
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L’ONU adopte la 66e résolution condamnant les violations des droits humains en Iran

L’ONU adopte la 66e résolution condamnant les violations des droits humains en Iran

Maryam Radjavi : Il faut mettre fin à l’impunité des dirigeants du régime qui doivent être jugés pour crime contre l’humanité

Mme Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), s’est félicitée de l’adoption de la 66e résolution des Nations Unies condamnant les violations graves et systématiques des droits humains en Iran.

Les responsables de la majorité des crimes auxquels la résolution fait référence sont ceux-là mêmes qui commettent des crimes contre l’humanité depuis quatre décennies, en particulier le massacre de prisonniers politiques en 1988, a mis en avant Mme Radjavi, ajoutant que cette résolution réaffirme l’impératif incontestable que les dirigeants criminels de ce régime médiéval doivent cesser de jouir de l’impunité et être tous traduits en justice pour 40 années de crimes contre l’humanité.

Mme Radjavi a noté que bien que cette résolution n’ait pas abordé de nombreux aspects des violations flagrantes des droits humains en Iran, notamment l’assassinat systématique de dissidents à l’étranger, la répression des manifestations populaires, le déni du droit du peuple iranien à participer à son avenir politique, l’absence d’état de droit, le refus de l’accès aux tribunaux compétents et le blocage des syndicats indépendants, il est néanmoins évident que le régime iranien est le violateur le plus barbare et le plus flagrant des droits humains dans le monde actuel. Il a foulé aux pieds les droits fondamentaux de la nation iranienne dans tous ses aspects politiques, sociaux et économiques. Il n’est en aucune façon compatible avec le XXIe siècle et doit donc être banni par la communauté internationale.

La présidente élue du CNRI a souligné que l’exemple le plus manifeste et le plus odieux des violations des droits humains en Iran est le massacre en 1988 de 30 000 prisonniers politiques sans défense dans lequel les dirigeants et les organes du régime, anciens et actuels, ont été impliqués et qu’ils continuent à défendre sans vergogne. Malheureusement, jusqu’à présent, ils n’ont pas eu à rendre de comptes. Le silence et l’inaction de l’ONU face à ce crime odieux contre l’humanité est une cicatrice sur la conscience de l’humanité. En tant que telle, une enquête sur ce crime horrible est un test décisif pour la communauté internationale.

La résolution, adoptée par 84 voix pour, se dit vivement préoccupée « par la fréquence alarmante de l’imposition et de l’exécution de la peine de mort (…) en violation de ses obligations internationales, notamment des cas d’exécutions menées sur la base d’aveux forcés ou pour des crimes qui ne peuvent être qualifiés de crimes les plus graves, notamment lorsque les crimes ont fait l’objet d’une interprétation trop large ou vague, en violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (….) par l’application persistante de la peine de mort aux mineurs (….) , ce qui constitue une violation de la Convention relative aux droits de l’enfant ».

La résolution s’inquiète également du « recours généralisé et systématique aux arrestations et à la détention arbitraire » et « de morts suspectes en garde à vue ». La résolution demande de « remédier aux mauvaises conditions de détention, de mettre fin à la pratique consistant à priver délibérément les prisonniers de soins médicaux adéquats, ce qui les met en danger de mort », et « de faire cesser les restrictions graves et généralisées imposées, en droit et dans la pratique, à la liberté d’expression et d’opinion, y compris dans les environnements numériques, et à la liberté d’association et de réunion pacifique » et d’ « éliminer, en droit et dans la pratique, toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des filles et autres violations de leurs droits fondamentaux ».

La résolution demande aussi de « de mettre fin, en toutes circonstances, au harcèlement, à l’intimidation et à la persécution des membres de l’opposition politique, des femmes et hommes qui défendent les droits de la personne, de celles et ceux qui défendent les droits des femmes et des minorités, des militants des associations professionnelles et des militants syndicaux, des personnes qui défendent les droits des étudiants, de celles et ceux qui œuvrent pour la protection de l’environnement, des universitaires, des cinéastes, des journalistes, des blogueurs ou blogueuses, des personnes utilisant les médias sociaux ou administrant des groupes dans les médias sociaux, des personnes qui travaillent dans les médias, des responsables religieux, des artistes, des avocates et avocats, y compris celles et ceux qui sont spécialisés dans la défense des droits de la personne, et des membres de leur famille » et « d’éliminer, en droit et dans la pratique, toutes les formes de discrimination et autres violations des droits de l’homme contre les personnes appartenant à des minorités ethniques, linguistiques, ou autres, notamment, mais pas exclusivement, les Arabes, les Azéris, les Baloutches, les Kurdes et les Turkmènes, ainsi que contre les personnes qui les défendent. »

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 14 novembre 2019

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