jeudi, janvier 27, 2022
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Les mollahs continuent de violer les droits humains en Iran

Le nouveau rapport mensuel du Iran Human Rights Monitor (Iran HRM) met en lumière les efforts du régime iranien pour bâillonner la société iranienne en multipliant les mesures de répression. Ce rapport souligne également la politique criminelle du régime consistant à utiliser Covid-19 et ses pertes massives pour contrer les velléité de révolte du peuple iranien. Ce rapport fait en outre référence à l’exécution du jeune champion iranien, Navid Afkari.

«Le régime a tenté au cours des derniers mois de repousser les manifestations anti-régime en envoyant délibérément la population à la mort avec la reprise précoce du travail et la réouverture des écoles sans fournir l’équipement hygiénique et les installations sanitaires nécessaires. Apparemment, cette tactique n’a pas fonctionné car le régime n’a pas réussi à contenir la société de plus en plus fébrile », lit-on dans le rapport.

Tout en se référant aux nouvelles mesures répressives des Gardiens de la révolution du régime (CGRI), Iran HRM a écrit: «Parallèlement au mécontentement social croissant, les responsables du régime iranien ont recouru à de nouveaux moyens d’imposer la répression. Le CGRI a fait une démonstration de force en annonçant la formation de «patrouilles locales du Bassij» (milice intégriste) pour préserver la «sécurité des quartiers».

«Les commandants du CGRI ont initialement déclaré que les patrouilles avaient été formées pour faire face à ‘la malice des éléments américains et à l’insécurité dans les villes.’ Plus tard, cependant, ils ont déclaré que les patrouilles avaient été formées pour affronter ‘les voyous, les voleurs de sacs à main’. Or, selon la loi du régime, la protection de la sécurité des quartiers est le devoir des forces de sécurité de l’État (SSF). »

Les manifestations à l’échelle nationale en Iran ont ébranlé les fondations du régime iranien. La jeunesse iranienne a joué un rôle clé lors de ces manifestations. Désormais, dans une tentative désespérée de terroriser le public, les mollahs ont multiplié les exécutions ou prononcé des condamnations à mort pour les personnes arrêtées lors des deux grands soulèvements en Iran en 2018 et 2019.

Le champion de lutte Navid Afkari a été exécuté le 12 septembre 2020

«Le régime iranien a continué d’exécuter davantage de personnes en septembre, cherchant à réprimer et à terroriser une société instable. Le régime iranien a exécuté le champion national de lutte Navid Afkari le 12 septembre 2020, fermant les yeux sur tous les appels nationaux et internationaux pour arrêter son exécution. Immédiatement après l’annonce de l’exécution de Navid Afkari, le chef du judiciaire des mollahs, Ebrahim Raisi, a tweeté qu’il était responsable de l’exécution du verdict sur ordre personnel d’Ali Khamenei », affirme le rapport.

 

En plus des exécutions, le régime a continué à torturer les opposants ou à humilier les jeunes en public pour terroriser la population. Selon le rapport mensuel d’Iran HRM, le mois de septembre a également été témoin d’une horrible démonstration de traitement humiliant de personnes en les faisant défiler dans les rues de Téhéran. «Le 1er septembre 2020, le adjoint à la sécurité et à l’ordre du ministère de l’Intérieur, Hossein Zolfaqari, a annoncé que le nombre d’appels généraux à la protestation en Iran avait triplé par rapport à l’année précédente.»

Le rapport poursuit: «Quatre hommes ont été condamnés à se faire amputer quatre doigts sur la main droite. Les peines prononcées contre les quatre hommes, Hadi Rostami (33 ans), Mehdi Sharfian (37 ans), Mehdi Shahivand (42 ans) et Kasra Karami (40 ans), ont été confirmées par la Cour suprême iranienne et renvoyées au Centre pour l’application des peines. Les sentences peuvent être exécutées à tout moment. Les prisonniers avaient précédemment affirmé qu’ils avaient été forcés d’avouer sous la torture, et l’un des prisonniers, Rostami, s’était coupé les poignets en juin pour protester contre le maintien de sa peine.

Le nouveau rapport d’Iran HRM souligne une fois de plus la nécessité pour la communauté internationale de prendre des mesures contre les violations continues des droits de l’homme par le régime iranien pour empêcher de nouvelles effusions de sang.

Maryam Radjavi, présidente du CNRI, a récemment déclaré: «J’exhorte la communauté internationale, en particulier le Secrétaire général des Nations Unies et les autres organisations de défense des droits de l’homme à intervenir immédiatement pour essayer d’arrêter les exécutions en Iran, à garantir la libération des prisonniers et empêcher une catastrophe humanitaire majeure dans les prisons iraniennes. »

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