vendredi, janvier 29, 2021
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Médias d’État: Pourquoi l’Iran tarde à acheter le vaccin pour COVID-19 ?

Contrairement à d’autres pays, le peuple iranien ne reçoit pas le vaccin Covid-19, malgré le nombre élevé de morts.

Téhéran blâme les sanctions américaines pour son retard dans l’achat de vaccins. À l’intérieur de l’Iran, le régime parle de produire un «vaccin domestique».

Alors, quel est le vrai problème? Un coup d’œil sur les médias d’État élucide la question.

«Contrairement à d’autres pays, alignés pour acheter des vaccins, l’Iran a pris une autre décision. Au cours des semaines précédentes, [les autorités] ont fait des remarques contradictoires sur les problèmes bloquant la voie d’achat des vaccins. Y compris le «manque de ressources en devises suffisantes», «l’absence de possibilité de transfert de devises», «les sanctions», «l’absence de possibilité de transport adéquat», etc. », a écrit mercredi le quotidien public Mardom Salari.

«Bien que les autorités iraniennes, du gouverneur de la Banque centrale aux responsables gouvernementaux en passant par le président et le ministère de la Santé, aient déjà assuré à la population d’acheter un vaccin définitif et efficace de n’importe quel pays; ils ont apparemment changé d’avis en se penchant sur le fait que le pays n’a pas besoin de vaccins étrangers », a ajouté Mardom Salari.

«L’approche des autorités a fait douter la population de sa détermination à éradiquer le coronavirus. Parce que les responsables ont oublié toutes leurs déclarations sur l’obtention du vaccin et se sont maintenant tournés vers les considérations politiques de cette question, ils ont l’intention d’atteindre d’autres objectifs en rejetant le blâme sur les sanctions », poursuit l’article de Mardom Salari.

Les Gardiens de la révolution (CGRI ou pasdaran) contrôlent l’industrie pharmacologique iranienne. Les promesses creuses de produire le soi-disant «vaccin national» sont une autre voie pour le CGRI pour piller la nation et pour financer ses activités terroristes.

«Les responsables du pays, en particulier au ministère de la Santé, ont intensifié leurs manœuvres sur le vaccin iranien, alors que selon les experts de la santé, les essais cliniques de ce vaccin ne sont pas encore terminés, et même la phase de test sur l’homme est dans un état ambigue », a écrit Mardom Salari à cet égard. Ce processus prendra au moins six mois.

«Malgré la production de vaccins Moderna et ses conditions d’accès et d’achat plus faciles, les autorités insistent sur le fait que les gens devraient attendre un vaccin, qui arrivera en hiver et sera utilisé au printemps», a écrit le quotidien national Hamdeli le 23 décembre.

«La promesse de six mois des responsables de la santé intervient alors que le temps passe vite et Covid-19 tue 200 Iraniens par jour et envoie 200 familles en deuil.»

Les rapports recensés par la Résistance iranienne mercredi indiquent que plus de 190000 personnes sont jusqu’à présent mortes du coronavirus.

Le régime a bénéficié de l’épidémie de Covid-19 et son taux de mortalité élevé, qui est le résultat de l’inaction des autorités. Covid-19 a été le sauveur du régime après que ses fondations ont été ébranlées par les manifestations de novembre 2019. Le taux de mortalité élevé de ce virus a fait obstacle à un autre soulèvement. Le régime entend poursuivre cette stratégie en jouant avec la question de la vaccination.

«Beaucoup pensent que ne pas acheter un vaccin ou même tergiverser dans l’achat dans une situation où 200 personnes meurent chaque jour, restera dans l’histoire comme un acte impardonnable», a averti Hamdeli aux responsables du régime.

Hamdeli a alors reconnu que les sanctions n’empêchent pas le régime d’acheter le vaccin Covid-19. «Sans aucun doute, le prix du vaccin pour l’économie iranienne n’est pas un montant extraordinaire. Surtout quand on compare le prix du vaccin avec le budget d’un milliard de dollars de certaines institutions dont les performances et l’impact pour la société sont ambiguë. Ainsi, nous concluons que l’économie iranienne peut couvrir le montant nécessaire pour acheter le vaccin. »

Maintenant, la question, comme l’a demandé Mardom Salari, est: «lorsque le vaccin peut être livré aux gens six mois plus tôt pour contrôler la maladie plus rapidement, pourquoi les responsables préfèrent-ils produire le vaccin iranien?»

Le qotidien Setareh Sobh a écrit mercredi: «L’amertume du retard dans l’achat du vaccin ne sera pas effacée de la mémoire du pays. Ne pas acheter le vaccin, dans une situation où nous perdons environ deux cents personnes par jour, est une douleur dans le cœur des gens. »
Mardi, le quotidien Sharq a averti le régime que la population «en a assez et a perdu patience». «Même un jour de retard dans la vaccination peut avoir de graves conséquences pour notre société», a averti Sharq.

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