lundi, janvier 17, 2022
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Mutinerie dans les prisons d’Iran contre le régime des mollahs en pleine épidémie de Coronavirus

Rébellion dans les prisons de Hamedan, Mahabad et du Grand Téhéran à la suite des mutineries à Saghez, Tabriz, Aligoudarz et Khoramabad.

Mesures répressives du chef du judiciaire après la révolte et l’évasion de prisonniers à Saghez

Dans la soirée du 28 mars, les détenus de la prison centrale de Mahabad se sont mutinés contre la cruauté du régime des mollahs en pleine épidémie du coronavirus pour s’évader. Les forces répressives ont ouvert le feu sur eux, faisant des morts et des blessés. Des incendies ont éclaté dans divers endroits de la prison. Des coups de feu et des sirènes ont résonné tard dans la nuit. Ali-Akbar Garoussi, le procureur de la province d’Azerbaïdjan de l’ouest, redoutant la propagation des mutineries aux autres prisons de la province, a déclaré : « avec la vigilance des agents et parce que les prisonniers n’ont pas suivi, le calme a été rétabli de suite dans la prison de Mahabad. » Il a osé ajouter : « les prisonniers jouissent de tous les moyens nécessaires. »

Quelques heures avant Mahabad, les détenus de la prison d’Alvand s’étaient mutinés et un certain nombre avaient réussi à s’évader. Les pasdarans et les gardiens avaient ouvert le feu et des incendies s’étaient déclarés dans diverses sections de la prison.

Ces derniers jours, un grand nombre de détenues de la section pour femmes de la prison centrale d’Oroumieh ont entamé une grève de la faim. Le mouvement a été lancé après la mort d’une détenue atteinte du coronavirus. Il y a eu déjà plusieurs morts du coronavirus à la prison centrale d’Oroumieh.

Le 27 mars, les prisonniers de l’unité 1 de la prison de Fashafouyeh s’étaient révoltés et des affrontements avaient éclaté avec les forces répressives. La situation à Fashafouyeh est épouvantable. En raison du surpeuplement, beaucoup de détenus dorment à même le sol sans aucune hygiène. Le seul détergent qu’ils possèdent est du liquide vaisselle. Plusieurs détenus de Fashafouyeh sont déjà morts du coronavirus. De plus, ces derniers jours, la prison de Parsilon à Khorramabad, celle d’Aligoudarz, la prison centrale de Tabriz et la prison de Saghez ont aussi connu des mutineries et un grand nombre de détenus se sont échappés.

A la suite de l’évasion d’au moins 80 prisonniers de Saghez, Ebrahim Raïsssi, le chef de l’appareil judiciaire des mollahs, « dans une réunion avec le commandant de Naja et un groupe de responsables du judiciaire, a chargé le parquet national de reprendre rapidement les condamnés en fuite et de sévir avec fermeté à leur encontre. Il a également ordonné de renforcer les mesures de sécurité vis-à-vis des prisonniers. » Mohammad Jabbari, le procureur du Kurdistan, reconnaissant que la population avait aidé les prisonniers en fuite, a déclaré : « les gens qui ont caché des évadés ou les ont aidés dans leur fuite, seront coupables et une fois identifiés, ils devront comparaitre en justice. »

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a de nouveau mis en garde contre une grande catastrophe et un crime contre l’humanité dans les prisons iraniennes. Pour empêcher des morts massives dans les centres de détention, elle a appelé le Secrétaire général de l’ONU, le Conseil de sécurité, le Conseil des droits de l’homme et la Haut-Commissaire des droits de l’homme de l’ONU ainsi que l’Union européenne à prendre des mesures urgentes pour faire libérer les prisonniers, en particulier les prisonniers politiques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 mars 2020

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