dimanche, octobre 18, 2020
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Pour mettre fin aux activités malveillantes du régime iranien, commencez par son pire crime

Photos de quelques victimes du massacre de 1988 en Iran
L’Assemblée générale des Nations Unies se tiendra en septembre. L’Iran est l’un des principaux thèmes actuels. Alors que le Moyen-Orient et la communauté internationale souffrent du terrorisme et des violations des droits de l’homme, il est urgent de former un front uni contre le régime des mollahs, le premier État commanditaire du terrorisme et détenant le triste record d’exécutions par habitant.

Le régime est largement reconnu comme le principal État commanditaire du terrorisme au monde, en particulier parmi ceux qui risquent de devenir la cible de ce terrorisme. Une grande partie de l’activité terroriste du régime iranien est canalisée par un réseau élaboré d’alliés et de mandataires, ce qui indique jusqu’où les exigences du monde en matière de responsabilité devraient aller.

Le terrorisme soutenu par l’Iran devrait être un sujet de conversation majeur à l’Assemblée général de l’ONU. Les États membres de l’ONU peuvent trouver un terrain d’entente plus commun entre eux en entamant les discussions à propos des activités malveillantes qui sont à la fois indéfendables et qui relèvent indéniablement des autorités du régime, et de personne d’autre.

Malheureusement, les violations des droits de l’homme en Iran n’ont généralement pas bénéficié de ce traitement en raison de la politique de complaisance. Les nations démocratiques du monde ont un impératif moral d’en faire une priorité absolue dans les discussions politiques internationales. Et cela ne fait certainement pas de mal qu’il y ait une valeur pratique à appliquer.

Un des pires crimes contre l’humanité commis depuis la fin du monde. Seconde guerre. C’est ainsi que certains experts ont décrit le massacre des prisonniers politiques par le régime iranien en 1988. En fait, un enregistrement audio réalisé par l’autorité qui était alors l’héritier présumé de Ruhollah Khomeiny révèle des témoingnages de témoins oculaires du massacre alors qu’il était en cours. Le responsable, Hossein Ali Montazeri, a qualifié la campagne d’exécutions de masse de plusieurs mois de «pire crime de la République islamique».

L’enregistrement en question n’a été divulgué au public qu’en 2016, mais lorsqu’il l’a été, il a permis de confirmer certains des détails les plus choquants, notamment le fait que les victimes comprenaient des femmes enceintes et des enfants aussi jeunes que 13 ans. Ceci confirmé ainsi, ce que l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI-MEK) avait présenté via d’innombrables témoignages de survivants du massacre au fil des ans. L’OMPI avait été la principale cible du massacre, et le bilan global du massacre de 1988 était de plus de 30 000 personnes.

Téhéran a fait diverses tentatives pour justifier les meurtres rétrospectivement. Mais le fait est qu’un témoin oculaire après l’autre s’est manifesté pour confirmer que lorsque des personnes ont été emmenées devant des « commissions de la mort» dans les prisons iraniennes, on ne leur a pas présenté de preuves de crimes graves, mais on leur a simplement demandé de déclarer leurs affiliations politiques et leurs opinions sur la dictature théocratique. Ceux qui ont proclamé leur engagement envers l’OMPI et n’ont pas succombé aux demandes du régime ont été sommairement exécutés. Dans de nombreux cas, leurs procès n’ont duré que quelques minutes et leurs pendaisons se sont déroulées en groupe.

Le massacre de 1988 et l’impunité dont le régime des mollahs a toujours bénéficié depuis, ont jeté les bases des trois décennies de répression de la dissidence. Et ce schéma est toujours en cours, comme en témoigne la réponse des autorités à un soulèvement pro-démocratie en novembre 2019, qui a fait 1500 morts et des milliers de manifestants pacifiques emprisonnés.

La continuité de ces violations des droits de l’homme peut être attribuée au sentiment d’impunité qui s’est installé sur le régime iranien. Cela découle à son tour du fait que la communauté internationale a systématiquement échoué à donner au massacre la place de premier plan qu’il mérite dans les discussions politiques internationales sur l’Iran et son régime au pouvoir.

À ce jour, pas une seule personne n’a été tenue pour responsable des meurtres, même si un certain nombre d’auteurs sont toujours en vie et fermement ancrés dans la structure de direction du régime. L’actuel chef du pouvoir judiciaire et l’actuel ministre de la Justice ont siégé à des commissions de la mort en 1988. Leurs actions aujourd’hui laissent peu de doute sur le fait qu’ils soutiennent la violence politique qui est devenue une politique d’État si flagrante.

On peut en dire autant de l’action du régime tout entier. Sa violence politique domestique n’est que le revers de la médaille de ses opérations terroristes à l’étranger. Mais le mal derrière le massacre de 1988 est plus flagrant que la plupart des autres. La communauté internationale doit donc tenir le régime iranien responsable de son crime contre l’humanité en 1988.

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