jeudi, août 6, 2020
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Covid 19 : Les infirmières protestent en Iran contre les injustices et l’incurie du régime

Des infirmières à Machhad et dans la province de Gilan ont manifesté contre les conditions extrêmes de travail et les salaires impayés en Iran.

L’Iran est peut-être le seul pays au monde où pendant la pandémie de COVID-19, les professionnels de la santé, en première ligne de la lutte contre le virus mortel, sont autant malmenés par le régime. Ce dernier tarde à payer les salaires des infirmières iraniennes et n’a pas amélioré leurs conditions de travail. Les informations en provenance du pays indiquent une multiplication des mouvements de protestations des infirmières contre les politiques néfastes de Téhéran. Pourtant, au lieu de répondre à leurs demandes, les forces de sécurité du régime ont recours à la répression brutale.

Des infirmières à Machhad ont organisé une manifestation de protestation contre les conditions de vie insupportables et les salaires en souffrance. En réponse, les forces de sécurité du régime les ont attaqués avec des matraques et des tasers et en ont arrêté plusieurs.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance d’Iran (CNRI), a apporté son soutien au personnel médical qui risquent leur vie.

Dans un autre développement lundi, des infirmières de la province de Gilan, dans le nord de l’Iran, se sont rassemblées devant le siège de l’Université des Sciences médicales de Gilan pour protester contre le refus des responsables de tenir leurs promesses concernant leur statut professionnel.

Depuis le début de la pandémie en Iran, les professionnels de la santé, en particulier les infirmières, ont inlassablement aidé les victimes et plusieurs ont perdu la vie en combattant le coronavirus. L’inaction et les dissimulations du régime ont contribué à augmenter les victimes qui s’élèvent désormais à plus de 64 000 morts en Iran. De nombreuses infirmières et médecins ont été licenciés pour avoir dit la vérité sur l’étendue réelle de la crise.

En plus de risquer leur vie, le personnel médical iranien fait face à une énorme pression de travail, avec des salaires impayés. Bien que de nombreuses infirmières au chômage soient prêtes à travailler pour épauler un système épuisé et usé, le régime refuse de les embaucher et ne signe que des contrats de moins de 89 jours avec elles afin qu’elles ne soient pas éligibles à l’assurance et aux allocations de chômage.

Alors que le régime accuse les sanctions internationales, des informations obtenues au sein du régime indiquent que le régime continue de financer les groupes terroristes inféodés et poursuit sa politiques bellicistes et le soutien au dictateur syrien Bachar-al Assad.

Dans une interview avec la chaine Ofogh en avril, Parviz Fattah, président de la Fondation pour les défavorisés (Mostazafan), a reconnu que le régime avait utilisé les vastes ressources de cette fondation pour payer les groupes terroristes à la solde de Téhéran. «J’étais à la Fondation coopérative du CGRI (gardien de la révolution, pasdaran). Ghassem Soleimani [commandant éliminé de la Force Qods des CGRI] est venu et m’a dit qu’il n’avait pas d’argent pour payer les salaires des Fatemiyoun [mercenaires afghans]. Il a dit que ce sont nos frères afghans et a demandé de l’aide de notre part. »

Selon les informations publiées par le Conseil national de la résistance d’Iran (CNRI) en juillet 2016, le salaire des forces terroristes du régime en Syrie atteint les 1000 dollars par mois. Les salaires des mercenaires non syriens du CGRI en Syrie à eux seuls se sont élevés à environ 70 millions de dollars par mois. Pendant ce temps, les infirmières en Iran ont un salaire moyen de trois millions de tomans, ce qui équivaut désormais à 145 dollars par mois, mais le régime refuse de les payer. Ainsi, le salaire mensuel de 145 $ d’une infirmière iranienne est inférieur à un cinquième du salaire des mercenaires du CGRI en Syrie.

À cet égard, Maryam Hazrati, vice-ministre des soins infirmiers du ministère de la Santé, a déclaré: «Dans le secteur privé, les salaires des infirmières étaient de 1,5 million de tomans. »

Explosion dans un centre médical à Téhéran
Le 30 juin, une explosion s’est produite à la clinique Sina Athar, située sur l’avenue Chariati, dans le nord de Téhéran. Dix-neuf personnes, dont le personnel de la clinique, ont été tuées. S’il s’agit véritablement de la conséquence des politiques néfastes et de l’incurie des autorités, qui n’ont pas renouvelé des équipements et des installations vétustes. Les militants des droits e l’homme affirment que régime doit être tenu responsable. Au lieu d’aider la population et en l’occurrence rénover ce centre médical vétuste, le régime a pillé les richesses nationales pour poursuivre ses activités illicites telles que le programme nucléaire et le financement du terrorisme.

Tant que ce régime sera au pouvoir, la situation du peuple iranien ne s’améliorera pas. Pour Maryam Radjavi: «Quatre décennies de pillage et de gaspillage des richesses du peuple iranien dans les programmes nucléaires et de missiles antipatriotiques, ainsi que le terrorisme et le bellicisme, ont détruit les infrastructures du pays. Malgré la présence des médecins et des infirmières les plus qualifiés et altruistes, le régime a laissé notre peuple sans défense dans la lutte contre ce virus. Le seul moyen de mettre fin à la pauvreté, la corruption, le chômage et la maladie, c’est de renverser la dictature religieuse et instaurer la démocratie et la souveraineté du peuple iranien. »

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