lundi, octobre 19, 2020
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Iran : Pour Khamenei, les femmes ne peuvent être présentes dans tous les domaines

ImageLe guide suprême de la théocratie insiste une fois de plus sur l’apartheid sexuel en Iran

Dans une déclaration frappant par son caractère misogyne, le mollah Khamenei, guide suprême du régime de Téhéran, a tenté de justifier avec infamie l’apartheid sexuel sous la dictature moyenâgeuse et les discriminations contre les femmes dans le domaine politique et social.

Selon l’agence officiel IRNA, Khamenei a déclaré dimanche dernier que : « l’homme est fait pour entrer sur les terrains économiques et financiers….Mais la femme à d’autres préoccupations, elle doit accoucher, allaiter, elle a un physique fragile, elle est moralement sensible, elle est affective, ne peut entrer dans tous les domaines, ne peut supporter tous les réflexes, cela crée des restrictions pour les femmes sur le terrains financier et économique. Ce genre d’activités crée des obstacles pour les femmes alors qu’ils n’existent pas pour les hommes…L’homme, plus fort, est privilégié dans ces domaines. »

Ainsi le dirigeant du régime des mollahs justifie la discrimination systématique qui frappe les femmes aux vues des lois et des pratiques du régime et les prive encore plus des affaires politiques et économiques. Cela démontre que cette théocratie a rangé l’ensemble des mises en scène concernant les femmes, exhibées depuis 8 ans, particulièrement lors de la présidentielle récente qui ne visaient qu’à duper les observateurs étrangers.

Interrogée sur l’absence de femme dans le gouvernement d’Ahmadinejad,  Fatemeh Ajarlou une députée des mollahs, a répondu à l’agence ILNA le 30août : « l’absence au sein du gouvernement et de la direction du Majlis, d’une femme qui représente les femmes de la société, c’est l’expression même de la démocratie ».

Sedigheh Kiani, issue du courant dit Motalefeh proche de Khameneï, a déclaré dans une interview à cette agence : « Plus les femmes seront éloignées du contact avec les hommes qui ne font pas partie de leurs familles, mieux cela vaudra pour elles. Nous ne nous plaignons pas de l’absence des femmes au gouvernement ».  Justifiant les positions moyenâgeuses des mollahs, elle a ajouté : « quand on peut utiliser des hommes, il ne faut pas insister sur la participation des femmes. Quand on dit qu’une femme ne peut devenir juge, c’est parce qu’elle est émotive et il n’est pas bon qu’elle soit chaque jour témoin des confrontations des gens ou qu’elle formule des verdicts condamnant des personnes à mort. »

Mme Sarvnaz Chitsaz, présidente de la commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré à ce propos que les affirmations misogynes des dirigeants du régime des mollahs démontrent avant tout combien il redoutent du rôle grandissant et central des femmes dans la lutte pour le renversement de cette dictature religieuse.

Commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 septembre 2005

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